‹ Le château de la MuetteChapitre 120 sur 181 · Journal de Hardy, p · texte numérisé non relu

Journal de Hardy, p

LOUIS XVI ET MARIE-ANTOINETTE

« l’activité de son âme. La politique et la valeur s’allient « avec le soin doux et honorable d’éclairer l’empire qu’il « gouverne, de le soulager du poids de sa misère et de ses « vices et de le rendre aussi heureux que sage. Votre « Majesté ne veut régner que par Elle : aussi annonce-t-elle « déjà aux mœurs publiques un modèle, au vice un vengeur, « à l’autel un appui, au peuple un père, à la législation un « oracle, à l’Europe un souverain, et à la France un Roi. »

Le 5 juin, la Chambre des Comptes et la Cour des Monnaies vinrent, à leur tour, faire à Leurs Majestés leurs compliments de condoléance sur la mort du Roi Louis XV et de féliciUttions sur leur avènement au trône. L’Université de Paris s’acquitta du même devoir, ainsi que l’Académie française. Lorsque l’on prit ses ordres, au sujet de cette réception, le Roi répondit : « Oui, je désire même « que ce soit M. Gresset, l’auteur de Vert-Vert, qui a tant « fait rire la Reine, qui fasse le discours et je veux égale- (( ment que M. de Buffon me soit immédiatement présenté, « parce que c’est un des hommes dont le nom illustrera « mon règne ». Ce fut, en effet, Gresset, alors directeur de l’Académie, qui porta la parole. Les 7, 8 et 9, toutes les personnes présentées eurent l’honneur de faire leurs révérences à Leurs Majestés et à la famille royale.

« Le 10, le corps de la ville de Paris ayant à sa tête le maréchal duc de Brissac, gouverneur de Paris eut l’honneur d’être présenté au Roi et à la Reine par le duc de La Vrillière, ministre et secrétaire d’Etat ayant le département de Paris. Le même jour, les juges et consuls de Paris furent également présentés à Leurs Majestés ^ ».

1. Poncet de la Grave, Châteaux et parcs du royaume de France.

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