‹ Le château de la MuetteChapitre 126 sur 181 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

simplement vêtu obtint, à force d’instances, d’être reçu par le Souverain. Il demandait quelques arpents de la terre sablonneuse du bois de Boulogne, pour y semer un tubercule inconnu en France. Cet individu, apothicaire aux Invalides, se nommait Parmentier et ce qu’il voulait semer n’était autre chose que la pomme de terre. Louis XVI fît droit à sa demande et l’on vit, un an plus tard, une abondante récolte du précieux tubercule.

Les courses de chevaux étaient inconnues en France, avant 1776. Ce fut à cette époque que la première fut courue sur la route de la Muette à Saint-Cloud. Les jockeys étaient les ducs de Joyeuse et d’Harcourt.

Quoique les Souverains ne fissent plus de séjour prolongé à la Muette, ils y faisaient de fréquentes apparitions et veillaient avec soin à son entretien. L’architecte écrivait, le 13 novembre 1777 :

c( J’ai l’honneur de vous envoyer l’état des plantes qui seront nécessaires pour regarnir le jardin de la Muette. Dans la dernière visite que j’ai fait, je me suis apparçu que le parquet de l’appartement de la Reine est presqu’entièrement pourri. Comme cette réparation m’a paru urgente, attendu les fréquents voyages de Sa Majesté qui vient quelques fois faire toilette dans son appartement, quand elle va au spectacle, j’ai donné ordre au menuisier de la commencer tout de suite. »

c( Le 8 février 1779, dit le duc de Croy, j’eus peut-être le plus beau coup d’œil que j’ai eu de ma vie : ce jour-là, le Roi vint, avec la Reine, remercier Dieu de la couche ^ à

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