CHAPITRE Vil
français s’empressa-t-il de retenir le mécanicien anglais Milne, qui offrait d’importer des machines continues à filer le coton. Il déposa des modèles, que l’on peut encore voir, au Conservatoire des Arts et Métiers et on lui accorda une somme de soixante mille livres, un local au château de la Muette et un traitement annuel de six mille livres.
Au mois de juin 1784, le Roi et la Reine décidèrent que le Dauphin ferait un séjour à la Muette et la duchesse de Polignac qui l’accompagnait pria le comte d’Angiviller qui y occupait un des appartements, de lui céder la placer
Pendant les mois d’avril et de mai 1786, la Reine fît venir, à la Muette, le célèbre miniaturiste Sicardi, devant lequel elle posa, plusieurs fois, pour un portrait destiné à sa sœur, la duchesse de Parme. Elle écrivait à son autre sœur, Marie-Christine, que ce portrait serait le dernier pour lequel elle poserait véritablement.
C’est à cette époque que le Roi ayant résolu d’acheter Saint-Cloud, chargea MM. de Breteuil et de Calonne de traiter l’affaire avec le duc d’Orléans. Celui-ci demandait, en échange, le château de Choisy et celui de la Muette, avec une forêt. Pendant qu’on négociait avec lui, les deux parties renoncèrent à l’idée d’échange et plusieurs millions en numéraire remplacèrent la valeur de Choisy et de la Muette
Le marquis de Soubise, gouverneur de la Muette, mourut le 4 juillet 1787 et ne fut pas remplacé. On congédia même la plupart des employés, notamment le suisse des appar-