‹ Le château de la MuetteChapitre 134 sur 181 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

LA RÉVOLUTION ET L’EMPIRE

Depuis de longues années, les nuages n’avaient pas cessé de s’amonceler, la tempête finit par éclater et l’explosion fut d’autant plus terrible qu’elle était plus tardive.

La Muette étant virtuellement abandonnée par le Roi, Mme de Coigny eut la permission d’y installer ses enfants, pendant l’été de 1789. La ville de Paris y offrit, le 14 juillet 1790, un banquet civique à quinze mille fédérés et députés de l’armée et des communes de France. Les tables étaient dressées dans la grande pièce du parc.

On lit, dans les Révolutions de Paris de Prudhomme, du 17 juillet 1790 : c< Les provisions qui avaient été portées à la Muette, n’ayant point été consumées par les députés fédératifs, on a invité les nécessiteux à aller y prendre un repas. Ils s’y sont trouvés, au nombre de cinq à six mille. M. de Lafayette y a paru, sur son cheval blanc et il leur a fait une harangue qui a excité un tel enthousiasme que son cheval a failli être étouffé. »

Le 14 mai 1790, l’Assemblée nationale avait ordonné la

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