Addition à Dangeau, 11 août
ÜE LOUIS XIII A LA RÉGENCE
Soyez en ce jour étonnés
Voyez les beaux canons que je me suis donnés Tâchez d’en avoir de semblables.
Après une vie fort agitée et scandaleuse, Beauvais résolut de se marier. Sa première tentative n’eut pas grand succès. « La fille de Machaud, dit Le Fèvre d’Ormesson, s’est jetée dans les Ursulines pour ne pas épouser le fils de Mme de Beauvais, auquel elle était promise, avec cent mille écus^ » La vengeance ne tarda pas. « Gouyn, de Lyon, frère de Marchand, a esté mis prisonnier parce que la fille de Marchand, qui logeait avec la femme du dit Gouyn, qui était promise au fils de Mme de Beauvais, s’est jetée dans le couvent pour ne pas épouser le dit S" Baron de Gentilly^. »
Beauvais finit cependant par trouver une femme; il épousa, en 1679, Anne Berthelot de Belloy de^Vertigny, qui était, comme Mme de Prie, « de ces gens du plus bas peuple qui s’enrichissent en le dévorant et qui, des plus abjects commissions des fermes, arrivent peu à peu, à force de travail et de labeur, aux premiers étages des maltôtiers et des financiers par la suite ». Son père avait acquis une charge anoblissante de secrétaire du Roi et elle avait pour oncle deux fermiers généraux. Sa dot était de cent mille livres, celle de Beauvais de soixante-quinze mille livres, y compris douze mille livres, que le Roi lui donnait, en plus de sa charge et de la survivance du privilège des carrosses. Le contrat fut passé, le 10 juin 1679, avec l’agrément du Roi, de la Reine, du Dauphin, etc.