‹ Le château de la MuetteChapitre 33 sur 181 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

dont elle devint supérieure en 1695 et où elle mourut en

Louis de Beauvais, né en lj549, était, suivant la loi, fils du mari de sa mère et, suivant la chronique du temps, de Gilbert d’Ornaison, sieur de Chamarande, l’un des premiers valets de chambre du Roi. Dès l’âge de six ans, sa mère le fit venir à la Cour, où il grandit, à côté du Roi et de jeunes seigneurs qu’il retrouva plus tard, au collège de Navarre, où il se distingua en jouant la comédie, avec les Humières, les La Vallière, les Ménardeau, les Colbert, etc. A sa sortie, Louis XIV lui donna une charge de maître d’hôtel, ce qui lui fît prendre rang parmi les plus proches familiers. « Il avait été, dit Saint-Simon, élevé, au subalterne près, avec le Roi. Il fut de ses ballets et de ses parties et galant, hardi, bien fait, soutenu par sa mère et par un goût personnel du Roi, il tint son coin, mêlé avec l’élite de la cour et, depuis, traité du Roi, toute sa vie, avec une distinction qui le faisait craindre et rechercher. Il était fin courtisan et gâté, mais ami à rompre des glaces, auprès du Roi avec succès et ennemi de même : d’ailleurs fort honnête homme et toutefois respectueux avec les seigneurs. Je l’ai vu donner encore les modes h » C’est à lui que les plis et puis ^les falbalas des hommes et l’ampleur du bas de leurs habits doivent leur origine et ♦

d’autres modes qui ont passé Une parodie de 1675 célèbre ses beaux canons :

Venez petits bourgeois, venez

Avancez petits misérables,

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