CHAPITRE
être François peut-être Henri II, eut l’idée de construire à l’entrée du bois de Boulogne, un rendez-vous de chasse.
Quant à l’étymologie du nom qui lui fut donné, les auteurs ont fourni deux explications.
Suivant les uns, la maison servait, à l’origine, de chenil aux chiens que le Roi y conservait pour servir à ses chasses, d’où le nom de Meute, qui se retrouve constamment chez les auteurs du xvn® siècle, et que Saint-Simon emploie toujours ^ Mais, dès le commencement du xviii® siècle, le mot de Muete apparaît et l’auteur du compte rendu de la fête donnée par d’Armenonville, le 6 septembre 1707, ayant parlé de la Meute, le Mercure de France^ publia la note qui suit :
« A propos des festes, je dois vous dire qu’il s’est glissé une faute dans celle qui a esté donnée à Monseigneur le Duc et madame la duchesse de Bourgogne, parM. d’Armenonville, puisque l’on a écrit Meute, au lieu de Muete. La maison où cette teste s’est donnée s’appelle le chasteau de la Muete; le mot de Meute n’est que pour un grand nombre de chiens de chasse qui sont ensemble, et le lieu où on les tient s’appelle le Cheni, mais le nom de Muete que porte ce chasteau est un vieux mot françois dérivé de à Mutando, parce que, dans toutes les forests, bois, ou rendez-vous de chasse dans les plaisirs du roy, il y avoit toujours un endroit où l’on mettoit, pendant la chasse, la vieille Meute ou relais de vieux chiens, autrement dits chiens de rechange, et cela est si véritable que, dans les
1. Dans l’édition des Mémoires publiée par M. Ghéruel, l’éditeur explique qu’il a toujours imprimé Muette, pour se conformer à l’usage, mais que le manuscrit porte uniformément Meute.