Sainl-Simon, tome XVllI, p
LA DUCHESSE DE BERRY
qui la faisait manger non seulement avec quelques gens de qualité, elle dont le rang ne souffrait point d'autres hommes à sa table que des Princes du sang, mais d’y admettre d’autres espèces de canailles, qui n’auraient été admis dans aucune honnête maison et souper souvent avec les roués de M. le duc d’Orléans, avec lui et sans lui et
se plaire à exciter leurs gueulées et leurs impiétés Ce
court crayon, rappelle jusqu’à quel point elle manquait de tout jugement et de tout honnête ou même naturel sentiment. »
Courte et bonne : telle était la devise que la duchesse de Berry avait adoptée. Courte, son existence le fut assurément, mais bonne ! ! ! Il semble que cette déplorable princesse fut dépourvue de toute qualité morale, en même temps q ue souillée par tous les vices, de sorte que le nom de monstre se présente naturellement à l’esprit, quand on parle de la fille du Régent. Une seule chose peut expliquer un tel phénomène : à l’autopsie qui fut faite après sa mort, on constata un dérangement du cerveau.
LOTIS XV, p!ii‘ Cil. Pairocel et .l.-H. Van Loo. (Musee de VersaU/es.)