CHAPITRE IV
(le l’ordonnateur des bâtiments royaux. On y a, dans cette même année, dépensé 12548 livres pour commencer une orangerie qui, en 1718, a encore coûté 12 543 livres. On trouve, pour les années 1717 à 1719, une dépense de 138 718 livres dont 9 600 pour gages de jardiniers, de pompiers, de portiers, qui paraissent n’avoir commencé leur service qu’en 1719 et le surplus en ouvrages des bâtiments. En 1720, dépense de 191 339 livres, pour travaux de bâtiments. »
La duchesse Palatine raconte que « le Roi établit sa ménagerie à la Muette; il y aura des vaches, des brebis, des poules, des chèvres et des pigeons ^ Mlle delà Chaussenaie lui avait donné une vache, d’une taille minuscule et tous les ustensiles d’une petite laiterie, il jouait au pâtre ou au chasseur de truffes, avec une pioche et des petits chiens dressés à cet effet, que lui avait envoyés son grandpère, le roi de Sardaigne ^
Ce fut à la Muette que Louis XV prit sa première leçon d’équitation et fut initié au plaisir de la chasse. Le Mei^ctire dit, à la date du 8 avril 1720 : « le Roi monta à cheval à la Muette » pour la première fois et on ne sait quel est l’écuyer cavalcadour qui aura l’honneur de mettre le Roy à cheval. On lit, dans la Gazette de France du mois de juillet suivant : (( Le 16 de ce mois, le Roy accompagné du maréchal de Villeroy, son gouverneur, alla se promener au château de la Muette, où sa Majesté chassa pour la première fois » et le Mercure ajoute que le Roy tua dix pièces de gibier.