‹ Le château de la MuetteChapitre 72 sur 181 · Funck Brentano, la Régence, p. i · texte numérisé non relu

Funck Brentano, la Régence, p. i

LA JEUNESSE DE LOUIS XV

C’est à la Muette que se serait passé le fait, dont parle le Journal de Barbier, à la date du mois d’avril 1722. « Le Roi avait une biche blanche, qu’il avait nourrie et élevée et qui l’aimait fort. Il l’a fait conduire à la Muette, a dit qu’il voulait la tuer, a tiré dessus et l’a blessée. La biche est accourue sur le Roi et l’a caressé, il l’a fait éloigner de nouveau, l’a tirée, une seconde fois, et l’a tuée. On a trouvé cela bien dur L »

On avait installé, à la Muette, une laiterie, qui ne servait pas seulement au divertissement du Roi. Un contemporain T-aconte que le maréchal de Villeroy « portait la clé du beurre de la Muette, dont le Roi mangeait, avec le même soin que le Garde des Sceaux n’en désempare pas les clés et il fît, un jour, une sortie épouvantable et avec apparat, parce que le Roi en avait mangé d’autre, comme si tous les autres vivres, dont il usait tous les jours, n’eussent pas été susceptibles des mêmes soupçons^ ».

Mathieu Marais mentionne, à la date du 15 novembre 1720, que le Roi tomba sur l’escalier et se blessa au-dessous de l’œil, mais « ce ne fut rien ^ ». On lit, dans le Mercure, à la date du 16 janvier 1722, que « le Roy alla dîner, au château de la Muette, accompagné de M. le maréchal duc de Villeroy, son gouverneur et, pendant la messe qui fut chantée par la musique. Sa Majesté reçut le serment de fidélité de M. l’évêque de Glandève ^ et de

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