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que l'on Jugera par cette indication que le prêt: tenait dix appartements de n mets cV 1
chambrée de domestiqu D des bâtiments annei avait édifié chapelle ei lall tacle. ] curi îcnt
Loger cinquante-cinq ehcwu. I propriété, louée depuis L'année précédente a M. Ozennc. trésorier du prine . ndit
178,000 francs, qui furent de héritiers de Beaujon,
pour le prix non encore acquitté de la vente jadi . leur auteur. Les charges comprenaient en outre : le paiement d'une rente de 1 58 fr. à la Nation, substituée à l'ancien prieuré de Taverny ; d'une autre rente de 27 fr. à la cur^ :it-Leu ;
enfin d'une somme de 200 fr. pour abonnement annuel de la dîme due à la même cure.
L'acquéreur fut Martial de Giac, surintendant honoraire de la maison de la reine, qui vint se réfugier à Saint-Leu, croyant y échapper à la tourmente. Mais il avait compté sans les Jacobins du village; d'abord, on l'insulta dans des placards, dont l'un, arraché de la porte de L'église par le procureur de la commune. Gillequin, a été transcrit dans les registres municipaux. Aux injures succédèrent les délations sans doute, car, un jour, l'aristocrate et l'officier municipal qui l'avait protégé furent en^ du village, où jamais on ne les revit. Peu après, à la liste des victimes du Comité de salut public on ajoutait les deux noms suivants : « Giac (Martial), âgé de 57 ans. né à Bordeaux, département de la Gironde, maître des requêtes, ex-noble, domicilié à Saint-Leu -Taverny ( Seine -et- Oise ) , condamné à mor:
(1) Lefeuve dit que ce fut sur les plans de Berthault (Louis-Martin,: mais celui-ci, né en 177 1, n'était qu'un enfant au temps où Laborde possédait S Leu. Il est certain que, plus tard, il en dessina le parc ; c'est lui qui donna le plan des parcs de la Jonchère, du Raincy. de Pontchartrain, Armainvilliers. Bâv Fontenay-lés-Briis, pour ne parler que des jardins des environs de Paris.
17 messidor an II, par le tribunal révolutionnaire séant à Paris, comme contre-révolutionnaire. — Gillequin (François) , âgé de 47 ans, couvreur, agent national, né et domicilié à Saint-Leu, condamné le même jour pour le même motif. » Avant Martial de Giac, Laborde et Philippe-Égalité avaient péri sur l'échafaud : la maison de Saint-Leu ne portait pas bonheur à ses hôtes. Llle fut adjugée, le 5 vendémiaire an VIII, après publications poursuivies à la requête de Mmc Rose-Antoinette-Françoise Rochard, veuve de M. de Giac (une cousine des Beauharnais, suivant Lefeuve), comme tutrice de ses trois enfants mineurs. Les adjudicataires, Grégoire Homberg et Marie- Anne Schabrac son épouse, dont je n'ai rien à dire, cédèrent la place, le 27 messidor an XII, à Louis Bonaparte.
Nous revenons ainsi, après un long détour, à la date déjà signalée, qui vit s'opérer, entre les mains du frère de l'Empereur, la réunion des deux terres voisines, celle de Dufort transmise à Droin, et celle de la famille Oursin tombée, après plusieurs changements, aux mains d'Homberg. Les deux contrats, passés devant Me Raguideau, notaire à Paris, constatent que la première fut vendue 264,000 fr., et la seconde, 200,000; celle-ci avait une surface de 43 hectares 99 ares i3 centiares, celle-là, de 25 hectares 5o ares 29 centiares, l'ensemble de 69 hectares 49 ares 42 centiares. Sur ce beau terrain, qui se développa sans obstacles de Saint-Leu à Saint- Prix, le nouveau maître fit dessiner un parc très célèbre. Le château d'en haut fut rasé; on répara, on embellit le château d'en bas, où Hortense de Beauharnais, « reine de Hollande à Saint-Leu, » reçut sa cour. Ce n'est pas le lieu de raconter cette brillante histoire, qui enchanta les imaginations pendant la période vouée au culte des souvenirs de l'Empire ; je citerai seulement, en note, quelques lignes où se peint au naturel l'admiration des contemporains pour les beautés pittoresques et sentimentales du paysage que visitèrent tant d'hôtes illustres (1).
(1) Voici ce morceau, que j'extrais de la Description des nouveaux jardins de la France et de ses anciens ckdleamx (Paris. Bourgeois, 18081, par le comte Joseph-Alexandre de F. aborde, le fils du banquier précédemment nommé : « Le château de Saint-I.eu est d'une architecture élégante, d'une distribution agréable et commode; mais il est mal situe. Bâti trop près du village, il a fallu tout le goût de la personne distinguée qui l'habite, et l 'art de M. Bertha ilt pour le faire paraître isolé, pour lui donner, des l'abord, l'aspect qui convient à un lieu seigneurial et
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du domaine de Saint-Leu ur de I
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La Restauration iu prin. une partie de
la Forêt de Montmorency, il \ chasses
de l'ancien temps. 1 t une nouvel! tion l'acca-
blèrent ; il devint ce faible vieillard qu'on trouva, le matin du 1- août l83o, pendu ;i tl d'une ci Cei
ment, l'instruction judiciaire et les péripéties du procès qui suivirent sont présenta à toutes les mer. Le prince avait
é sa propriété de Saint-Leu et les bois voisi: Dawes, époi corps et de biens du baron Adrien-
Victor de Feuchères, maréchal de camp. Les princes de Hohan, déshérites, mirent opposition à la délivrance de ce legs, entre les mains du duc d'Aumale. légataire universel ; mais ils furent déboutés par jugement du tribunal civil de la Seine du 22 féVrier is>2, confirmé par arrêt de la Gourde Paris du i«r décembre suivant.
La baronne de Feuchères, demeurée propriété: ible, je
veux dire incontest. . indit encore le domaine de Saint-Leu, en y faisant enclore quelques champs contigus qui lui appartenaient déjà ou qu'elle acheta. Puis, le 29 avril 1837, elle le vendit, ayant trouvé acquéreur à son gré : un certain Pierre-
surtout à l'habitation d'une perse • a cepen-
dant été obtenu, et, moyenne ger circuit motivé, ou ne s'aperçoit plus du
peu de développement du parc de ce colc. On arrive à un p
milieu d'une pelouse ornée d'arbres et de tleurs : du côté opposé on ap.
le château à l'extrémité de la belle vallée que domine, de tous côtés, le plateau dont nous avons parlé; le château fait ainsi point Je vue. et ramène la Ium:V milieu des teintes rigonn I du gazon. Ce château a été bâti par
M. de Laborde, et le parc est le premier des lieux que cet amateur de cherché à planter dan> le genre irrégulier; mais d'un petit jardin assez commun qu'il composa. Saint-Leu est devenu depuis, sous un influence plus puissante, un des plas beaux parcs qu'il y ait en Europe. II est encore embelli par le charme que répand dans un lieu la personne qui l'habite, lorsqu'elle réunit la grâce à la bonté. la noblesse des sentiments à l'élégance des manières, et les talents agréables, sorte de luxe de la vie dans la prospérité, de consolation dans les peines, et. dans toutes les circonstances, un moyen de plus de plaire et d'attacher, t
— i :>0 — Marie-Antoine Fontanille, ancien joaillier, qui ne l'acheta que pour le revendre en détail. La surface, par suite d'accroissements récents, en avait été porte'e à 79 hectares 5o ares; le prix fut de 35o,ooo fr. La mort surprit Fontanille avant la réalisation de son projet, qui s'exécuta par les soins de sa veuve et de ses héritiers. Le beau parc, divisé en neuf lots, fut adjugé à divers acheteurs, le 6 avril 1839. Le château et ses alentours tombèrent aux mains d'un nommé Vidal, qui fit une sous-division de son lot et en acheva le morcellement. Enfin la pioche des démolisseurs s'abattit sur le château : c'en était lait de la demeure des d'Orléans, des Bonaparte et des Condé. Une croix, élevée par le vicomte Walsh, au moyen de souscriptions recueillies dans le parti légitimiste, marque la place de la fenêtre où mourut le dernier prince. Quelques bâtiments de l'ancien domaine restent debout : la maison du concierge, au coin de la rue du Château et de la rue des Avollées ; la maison du jardinier, dans l'ancien potager; les écuries, transformées en cinq maisons d'habitation, le long du chemin de Saint-Prix; une grange, sur le même chemin ; un pavillon, appelé le Belvédère, dans le haut du parc; enfin une pierre tumulaire, élevée sur l'emplacement du cimetière qui environnait la vieille église. Ces vestiges isolés n'éveillent plus l'attention du passant, et la campagne où ils sont dispersés a perdu, non pas sa beauté, mais la trace émouvante des hôtes disparus, le cadre particulier dont le roman, après l'histoire, avait pris possession. On ne doit pas oublier la jolie scène d'Une double famille que Balzac a placée sur notre coteau, et dont je vais transcrire quelques lignes (1) :
« Sans s'étonner de rien, madame Crochard approuva tout, suivit sa fille et monsieur Roger dans le parc de Saint-Leu, où les deux jeunes gens étaient convenus d'aller pour visiter les riantes prairies et les bosquets embaumés que le goût de la reine Hortense a rendus si célèbres.
« Mon Dieu, comme cela est beau ! » s'écria Caroline, lorsque, montée sur la croupe verte où finit la vallée de Montmorency, elle aperçut à ses pieds l'immense vallée qui déroulait ses sinuosités semées de villages, les horizons bleuâtres de ses
(i) Scènes de la vie privée — La Maison Ju Ckat-qui-pelote t édition de la Librairie-nouvelle, p. 33y.
collin -le murmure vint expiret 1 l'oreille de II jeune fille comme un \v lement île la mei 1 rent le d'une rivière factice, et t dans cet Jlee suisse 11- châlel recul plu
Quand Carolin t respect, sur le banc
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