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est une conception nouvelle à Rambouillet. « Le but du Roi était d'abord de fonder un établissement purement agricole pour l'exploitation des terres du parc. ^)Théveninle construisit sur le point culminant du parc, au bord d'un étang, et non loin de l'emplacement oii s'élevait jadis le manoir seigneurial de Montorgueil. « Les bâtiments, tels qu'on les voit encore, sont beaux et spacieux, et dans une situation saine et aérée. On les oarnitde
chevaux et de bestiaux de clioix, et on les meubla de magnifiques instruments aratoires... Ce ne fut qu'en 1786 c[ue Tidée vint d'étal^lir une bergerie pour la propagation des moutons à laine fine en France. On obtint du roi d'Espagne, par Tentrcmise de M. de la Vauguyon, alors ambassadeur, l'autorisation de faire acheter un troupeau de mérinos \ »
Les mérinos. — Le troupeau d'élite, rassemblé à Villa Castin, comprenait 3oo brebis, 60 béliers, commandés par quatre pasteurs et un majorai. Parti au printemps de 1786, il s'achemina vers Rambouillet par Saint-Jean-Pied-de-Port, les Landes, le Périgord, le Limousin, le Berry et la Sologne. On l'installa tout d'abord, suivant les instructions reçues, en plein air. Il ne fallait, en effet, « ni étables pour les moutons, ni cabanes pour les pasteurs, les uns et les autres étant accoutumés à dormir à l'air ». L'expérience que menèrent les éleveurs français en décida autrement. Sous l'Empire, la nécessité reconnue d'abriter les mérinos, on les logea à la Faisanderie, tandis qu'on leur élevait les bergeries (jui font vis-à-vis à la Ferme. Une existence plus confortable, des pacages plus nourrissants, des soins mieux entendus, une tonte mieux espacée ont fait produire à l'élevage un résultat trois fois meilleur que n'en obtiennent les Espagnols.
* Aloulié. Aoiice sur Rambouillet.