‹ Le chateau de VeretzChapitre 25 sur 42 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Le château de Véretz, servitudes, état actuel.

DOCUMENTS ANNEXES

Etat de lieu du ehâteau en 1662

Estât de la visitation qui a esté J'aide des réparacions du château de Veretz et mestairyes en deppendantes. — Trouvé le chasteau, les jardins et le parc en bon estât, hormis que les allées ne sont pas nettoyées, y en ayant quatre petittes de traverses et la grande, qui va à la chapelle, qui le sont entièrement et non les autres. A la closturedud. parc il faut environ cinquante thoises de murailles, qui reviendront à environ 30 livres la thoise. En la basse cour est tombé deux travées de la grange des dixmes par la rupture de la traîne, qui portait les dites deux travées, qui est rompue par le milieu; cette réparation pourra aller à cent livres.

Estât de la consistance de la baronnye de Veretz. — 1° Le chasteau et maison seigneuriale, composée de deux gros pavillons, une grande salle entre deux, à coslé desquels; pavillons y a deux aislesde bastimensregardans sur la rivière de Cher, et une grande prairie qui a de long 12 à 15 lieues, au bas duquel chasteau y a un parterre et une fontaine d’eau vifve au meillieu joignant le d. parterre aux basses-cours, où sont les escuryes à tenir 70 ou 80 chevaulx, la grange des dixmes, le pressoir, les caves et un corps de logis où loge le fermier; et au dessous du dit chasteau, une belle terrasse plantée en buysavec le parc contenant 70 ou 80 arpens de bois, dont y en a environ de quatorze arpens de bois tailleys, et le reste en bois de

haute fustaye, dans lequel parc y a plusieurs belles allées, deux desquelles regardent sur la dite rivière de Cher et sur la dite prairie. — Plus le moulin banal avec les isles diceluy et sept arpens de prez y annexez, aftermés 400 1. ; la métairie de la Gangnerie affermée 250 1. ; la métairie de la Bretonnière, 250 1. ; la métairie de Villiers, 230 1. ; bois taillis 8 à 10 arpens, 250 ou 300 1. ; la métairie de la Seguignière à Larçay, à moitié ; le lieu du Petit-boys, 15 1. ; le papier terrier de la d. baronnie, de valleur par an, l'un portant l'autre, de 800 1. ; trois arpens de vignes appelés le Grand-Clos ; le pré-clos dans la prairie de l’Aubraye, devant le chasteau, 250 1. ; 17 arpents de pré ça et là ; plus sept arpents de prés à reguain, sittuez devant la chapelle dud. Veretz, joignant à la rivière de Cher ; plus la moutonnerye (logis et jardin) ; les dixmes de bled, vin et charnaige de valleur par an de 200 1.

Le port et passage dud. Véretz, affermé 30 1. ; le defîays et pescherye affermé, à la réserve du lieu appelé Lelot a costé des isles dud. moulin, affermé 40 1. ; plus les isles au-dessus du bourg dud. Yeretz, affermés 100 1. ; le droit de boucherie avec le regain du dit pré-clos affermé 100 1. ; plus la forest de Véretz, contenant. G4 arpens arrentés par an l'arpent à 4 boisseaux d’avoyne mesure de la dite baronnye qui est de 13 boisseaux par septier pour douze, et deux chappons aussy par arpent, la dite avoyne évaluée à 10 s. le boisseau et lesdits chappons à 15 de pièce. Desquels 64 arpens le sieur de Villeneufve tient 9 arpens, dont il a fait extinction de la rente, à la réserve du droit de censif qui est un denier par quartier, partant ny en a plus (pie cinquante cinq arpens qui doibvent par an neuf vingt douze livres dix sols ; la closerie de Bourray à deux lieues de Véretz, que le sër de Veretz fait valoir par ses mains ; le lieu des Belles-Maisons, non compris le fuye affermé 15 1.: le logis delà Paloltière, joignant les murailles du parc affermé 12 1.

La dite baronnye avec ses appartenances cidessus affermées 3 mille livres. A la réserve néantmoings du dit chasteau, parc et bois taillis, contenant 14 arpens, dont la couppe peut valoir tous les 7 à 8 ans 600 livres ; a la réserve aussi du pré-clos, de la pescherie affermé 30 1., des grands et petits jardins, de la fuye de Véretz, celle-ci de la valeur de 60 1. ; de la Closerie de Bourray, du petit-parc, et du clos de vigne, appelé les Petits-Orleans. Plus les lotz et ventes au dessus de deux cens livres, que le seigneur du d. Véretz s’est réservé, ayant seulement laissé au fermier les lotz et ventes jusques à la dite somme de 200 1. La baronnye chargée d’un gros au curé de 19 setiers de bled tiers froment tiers seigle et tiers orge, et d’un poinson de vin, et 8 ou 10 livres en argent, et encore de 80 ou 90 livres pour une fondation faitte par les seigneurs dud. Veretz d’une messe par jour, laquelle charge cydessus le fermier est tenu d’acquitter outre le prix de son bail. Plus de quatre muids de bled de rente deubz, savoir trois au chappitre Saint-Gatien, et un au seigneur archevesque de Tours ou au chapitre de Saint-Pierre-Puellier, que le fermier est aussi tenu d’acquitter. La pescherie est affermée 40 livres et quatre plats de poissons, cela va au moins à 50 1. : la vérité est que quand on la tenue par ses mains, elle a quelquefois valu plus de deux cens livres.

DOCUMENTS ANNEXES

Consistance de la terre de Larçay. — La maison seigneuriale de Larçay et autres bastiments le tout en un tenant renfermé de murailles, cens rentes, dixmes, bois de chauffage, bois à bastir et réparer dans la forêt de Larçay appartenant au seigneur archevesque de Tours aux charges du gros du curé ; la mestayrie des Basses-cours ; la mestayrie de Beauslay, tousches et bois taillis en dépendant ; la mestayrie de la Mercerye ; la grange de la Moutonnerye ; la maison de bourg du dict Larçay ; le deffays et pescherye ; 4 arpens 1 /3 de vignes de cinq pièces situées au clos des Plantes et clos des Cars dud. Larçay ; le droit de prendre le tiers des fruits d'un arpent de vigne ; cinq arpents de pré près le bourg de Larçay: 16 arpens de pré en la prairie de l’Aubraye. [Archives d’Indre-et-Loire, E. 148.]

Vente du domaine en 1662

I. Extraict du contract de la terre de Verret et Larçay. — Messieurs l'abbé et le chevallier de Rancay vende par eschange les terres de Verez et Larçay pour quoy messeigneurs d’Effiat et Mazariny donnes et eschange six mil huict cens livres de rente en quatre parties, scavoir : Trois mil livres de rente, racheptable de soixante mil livres, deues par M. Desouche, grand prévost de l’hostel, au proffit de M. de Grave. La 2° de trois cens livres de rente, racheptable de six mil livres, deubs par le sr de la Bourlie au profit du sr de Grave. La 3e de cinq cens livres de rente racheptable de neuf mil livres, deubs par M. de Pauliac au d. sr de Grave. La 4e de trois mil livres de rente, racheptable de soixante mil livres, deubs par M. de Castille au proffit du sr de Grave. Les rentes apparlenans aux seigneurs abbé Defliat et Mazariny au moyen de la vente par eux faicte au titre deschange au sr de Grave.

Desquelles rentes cy dessus il en appartiendra au chevallier de Rancay pour la part qu’il a en la dicte terre la somme de deux mil deux cens livres, racheptable de quarante mil livres, et le surplus appartiendra au sieur abbé de Rancay. Jouirons du jour et datte des présentes du revenu de la terre, scavoir sept douziesme aux sieurs dEffial et Mazariny, cinq douziesmes aux sieurs de Rancay. Font les seigneurs d’Effiat et de Mazariny soulte de la somme de soixante et neuf mil cinq cens livres, y compris quinze cens livres en faveur du présent, lesquels quinze cens livres ont esté payés en passant le contrat. Tellement quil ne reste de la soulte à payer que la somme de soixante et huict mil livres, laquelle somme sera payée aux créanciers du sieur abbé de Rancay, suivant l’estai arresté et de lui signé et des sieurs abbé d’Effiat, duc Mazariny et notaire, demeuré attaché en la minute

A este convenu qu’il sera permis au d. sieur abbé de Rancay de disposer par vertu et cession et transport des rentes à luy cédées jusqu’à la concurrence de la somme de quarante neuf mil livres en principal, sans que le sr de Grave, d’Effiat et de Mazariny puissen appeller le cessionnaire en

5üi

garantie, pour eslre la somme employée au payement de surplus de deblc du sr abbé deRancay et au payement de neuf cens livres de rente de pension viagère par luy deubs, sçavoir 500 livres au sieur de Villiers, 300 livres aux religieuses de Clairet et 100 livres à Anne de la Fleure, fille. A esté pareillement stipulé que le sieur chevalier de Rancay poura disposer de vingt mil livres de principal des rentes ccddées aux clauses cy-dessus pour le sieur abbé de Rancay. Domicilie de messieurs de Rancay est le caroy Domi-

cilie de messieurs d'Effiat et Mazariny est Vieille rue du Temple. — Passé le

19 may 1662, signé Gaudion. — Payement fait par messieurs d’Effiat et Mazariny sur la soulle de 68 . 000 livres. Premièrement a esté payé à M. d’Espinay 92 livres par M. de Rancay des deniers de la soulte. 20 mars 1663. — [Archives d’Indre-et-Loire, E. 148],

II. Remise des titres de propriété , 1662. — Le 19 mai 1662 « Armand- Jean Le Boutillier de Rancé cer du roi en ses conseils, abbé de l’abbaye de la Trappe, docteur en théologie » remit à M. l’abbé d’Effiat et à Mgr le duc de Mazarin les titres relatifs à la seigneurie de Véretz et à la terre de Larçay.

L’inventaire de ces titres, relaté dans une expédition spéciale, comprend les actes suivants : — Acte du dernier juin 1637, par lequel mre Guillaume Bénard, sieur de Rezay, cer du roi, et m>e Jacob Girard, secrétaire du roi, ont cédé en échange à mre Denis Bouthillier, chevalier, ser de Rance et des Clayes, cer ordinaire du roi. la moitié par indivis des terres et seigneuries de Véretz. — Acte du 17 août 1637, par lequel mre Claude de la Barre, cer et aumônier du roi, abbé de Pontéon, a baillé à titre deschange à m1'1 Denis Bouthillier la 5me partie au tiers du quart faisant le soixantième au total de la terre de Véretz. — Acte du dernier août 1637, par lequel noble homme Edme Roland, avocat et tuteur honoraire de Michel Du Fautray a baillé à titre d’eschange à m'e Denis Bouthillier le tiers au quart du total de la terre de Veretz. — Acle du 30 août 1637, par lequel me Gilles Desetres juré vendeur à Paris comme procureur de mr(i Edme d’Argy, seigneur de Mesmes, de dame Marie du Fautray, son épouse, M. Guillaume Bénard, sieur de Rezay, cer au parlement, comme procureur de noble homme Jullien Chalopin, et autres ont baillé à titre d’eschange à me Denis Bouthillier les deux tiers au quart qui sont deux douziesme au total delà terre de Véretz.

Acte du 14 octobre 1637 de prise de possession de la terre de Véretz par m'e Denis Bouthillier. — Acte du 30 octobre 1637, par lequel m‘e Adam de la Barre, président aux enquêtes, vend sa part à mro Denis Bouthillier. — Acte du 5 novembre 1637, par lequel noble homme Jean de la Barre, trésorier de France à Bourges, et autres vendent à titre d’eschange à m™ le Bouthillier de Rançay deux cinquiesme au tiers du quart de la dite terre. — Acle du 19 novembre 1637, par lequel ce contrat est ratifié par Pierre Blanc, écuyer, sieur de la Roche, luteur honoraire de Michel du Fautray. Le

20 novembre. Pacte du 30 août 1637 est ratifié par le sr Julien Chalopin, dlle Charlotte le Blanc son épouse, et dn° Louise le Blanc, veuve de m|e Gilbert des Roches. — Contrat d’échange par François Baudineau, procureur de dlle Lancelot de la Barre, veuve de M. Nicolas de Rumet, lieutenant général à Beaugé, qui baille à titre d’échange à m'e Denis Bouthillier le

cinquiesme au tiers du quart de la dite terre de Véretz. — Acte du 30 août, ratifié le 3 novembre par mre Laurent de Renard, chevalier, seigneur de Courtcmblay, et dame Geneviève Le Blanc, sa femme. — Acte de transport fait par d11" Marie Poulin, femme de noble homme Jean Philbert, avocat, en son nom et comme procuratrice de son mari, au dit sieur Denis Bouthillicr, du « droict d’aisnesse appartenant audit sieur Philbert en la succession de defTunte d11 •' Marie de la Barre sa mère » ; acte du 23 juillet 1637. — [Archives d’Indre-et-Loire . E. 148.]

III. Mémoire à l’abbé d’Effiat sur la vente. — Mémoire à M. l'abbé d’Effiat sur l’acquisition de Véretz et Larcay et payement qui en ont esté faicts. Par contract du 19 mai 1602, les dites terres ont été acquises par Msr le duc de Mazarini et M. l’abbé d’Elfiat moyennant 69500 livres, outre la terre de Banchc donnée en eschange.Sur lad. somme a esté payé comptant par mesd. seigneurs, lors de la passation du d. contract, 1.500 livres. Le 1er août, au d. an, mër le duc de Mazarini a ordonné à sa trésorerie que sur les simples ordres de mondit sieur l’abbé on payeroit au s1' Gaudion notaire, la somme de 68.000 livres restante pour la soulte du prix des d. terres, sur le fondement que M. l’abbé sechargeroit d’employer cette somme au payement des créanciers de M. l’abbé de Rancé suivant l’estât, et d’en retirer les descharges nécessaires.

En conséquence de cet ordre, il a été mis entre les mains du dit notaire: le 3e aoûsl au d. an, 30.000 1.; le 23 octobre, par ordre de.M. l’abbé a esté mis ès mains du d. notaire 20,000 1. ; le 13 février 1663, 10.000 1. : le 27 septembre 1.000 1. ; le 6 janvier 1664, 2,000 I : total 64.500 1. : reste à fournir 5.000 1. De laquelle somme de 64 500 I., le sieur Gaudion n’a reporté des quittances d’employ que pour 31.414 1. 4. 5 d. non compris les d. 1.500 1. = 32.914 1. 4 s. 4 d. Scavoir : à M. de Launay par quittance du 2e mars 1663, 277 1. 15 s. ; à M. et Mlne de S*-Port, par quit. du dernier févr. 1663, 7 772 1. 9 s. 3 d. ; à M. de Busanval, par quit. du 27 sept. 1662. 1.533 1. 9 s. : à M. Mérault, par quit. du 4 août 1662, 21.830 1. Les dits quatre paiemens font la somme de 31.414 1. 4 s. 5 d. Le surplus de laquelle somme montant à 31.585 1 15 s. 7 d., doit, avoir été employée au payement de divers autres créanciers du dit sr abbé de Rancé dont le s1' Gaudion n’a fourny aucunes quittances quoiqu'il ne doive plus estre deub que 5.000 livres.

Et encore qu’il paroisse par le dict contract descharge du 19 mai 1662, que mes d. seigneurs payeront solidairement lesd. 08.000 livres, néantmoins mon dit s£r le duc de Mazarini les a fourny de ses deniers à la réserve seullcment des sus dicts 5.0U0 livres, s’estant obligé de payer seul la dite somme suivant le contract du 19 mars 1662, passé avec M. l’abbé d’Effiat, sans prétendre sa moitié qui est de 34.000 livres ny intércsls diceux qu’après le déceds de M",c la maréchalle d’Effiat, que mon d. sieur l’abbé payera.

Le 23 may 1663, par acte passé entre mes d. seigneurs M. l’abbé promet indemniser mon d. s?r duc (en considération de ce qu’il luy a baillé et fourny 60.000 1. sur les d. 68 000 1.) de la garantie du sort principal cl interests de 1.022 1. 4 s. 8 d. de rente envers M. de Buzanval auquel mon d. seig1' s’était obligé, avec moud, sieur l'abbé, lequel n’a employé au

payement des créanciers cy devant desnommez que lesd. 31.414 1. 4 s. 5 d., reconnoissant avoir employé le surplus en des affaires particulières et descharger mond. ssr duc des sommes qu’il pourroit payer pour raison des d. renies, et attendu que le fermier de Veret et de Larcé est obligé de payer les 1.022 1. 4 s. 8 d. de rente cy-dessus au d. sr de Buzanval en l’aquit des d. seigneurs, mond. s1' abbé consent qu’icelle somme soit payée sur sa part, et augmentée en la moitié du revenu que mond. ssr duc a eue en la d. terre. — ( Archives d’Indre-et-Loire, E. 148).

Séparation de biens entre Mazarin et d’Effiat

(Avril 1680)

Aujourdhuy vingt quatriesme avril mil six cent quatre vingt à la matinée par devant nousPaul Dupré, notaire en la baronnie de Veretz, sont comparus en personne me René de Lugré, sieur de la Billardrie. ccr du roy lieutenant général civil et criminel et de police au bailliage et siège royal de Langeais, d‘ en la d. ville psc S*-Jean, comme ayant charge, ainsy qu’il l’a dit, de haut et puissant seigneur Jean Ruzé d’Effiat cer du roy en tous ses conseils, abbé des abbaïes des Trois- Fontaines et de Sl-Sernin de Toulouze, seigneur des baronnies de Saint-Mars, Rilly, Savigné et autres lieux, et me Jean le (Joué, lieutenant général civil et criminel au duché et pairie de Mayenne, demeurant ordinairement en la ville de Mayenne, ayant ordre et pouvoir pour le fait cy après de haut et puissant seigneur M?r Armand- Charles duc de Mazarin, de la Meilleraie et de Mayenne, pair de France et seigneur des baronnies, terres et seigneuries de Véretz, Larçay, Langeais, de péage de Tours et autres lieux.

Lesquels sieurs de Lugré et Le Goué nous ont requis nous transporter avec eux au chasteau de Véretz pour faire inventaire des papiers, titres et enseignements qui se trouveront aud. chasteau, concernant les terres desd. seigneurs d’Effiat et duc de Mazarin, et qui sont comprises aux partages d’icelles, faict entre eux le dix-sept de ce mois, et estre les d. papiers délivrez à celuy à qui ils appartiennent. Et étant au d. chasteau les dits srs de Lugré et Le Goué se sont adressé au concierge à qui ils ont déclaré leur ordre et commission et requis de leur représenter les lieux où son lesd. titres, et pour ce les a conduits dans une des chambres basses de l’appartement où il loge, et a fait ouverture du d. cabinet dans les armoires du haut duquel ont esté trouvés le titres cy après, lesquels ont esté mis, sur Tordre des srs de Lugré et le Goué, en des liasses séparées, scavoir ceux concernant la terre de Rillé et Savigné en deux liasses qui ont esté remises dans la d. armoire par le d. sieur de Lugré pour le d. seigneur desd. terres, la clef desquelles armoires le d. sr de Lugré a prise.

Ceux qui ont esté trouvez concernant la terre de Langeais mis en une

DOCUMENTS ANNEXES

liasse, ceux qui concernent le péage de Tours en quatre liasses el un sac, ceux qui concernent Véretz en six papiers de recepte et en sept liasses diflérentes, et ceux concernant la terre de Larçay en sept liasses, toutes lesquelles liasses, papiers de recepte et sacs concernant les d. terres de Véretz, Larçay, Langeais et péage de Tours ont esté mises dans les armoires basses d’un autre cabinet fermant de clef, qui est dans la mesme chambre, dont la clef a esté mise dans les mains de Me François Duval, advocat au parlement et au bailliage et siège présidial de Tours, d* à Tours à ce présent, estant aussy porteur des ordres du d. seigneur le duc de Mazarin. Dont ci de tout ce que dessus lesd. sieurs de Lugré et Le Goué nous ont requis à ce que leur avons octroyé pour servir et valloir ce que de raison. Fait et arresté les d. jour et an que dessus au d. chasteau en présence de vénérable et discret mre Jean Coueseau, recteur au d. Véretz, et Gabriel Lesueur marchand au d. Véretz. — « (Signé) De Lugré, le Gouet, Duval. Coueseau et Dupré nre. » ( Etude de Mc Guillonneau, notaire à Saint-Avertin.)

IY

Marchés d’artistes et d’artisans ri)

I. Ouvrages de maçonnerie. — Le maître maçon auquel l’abbé d’Effiat s’adressa de préférence pour les travaux de construction et de réfection est Martin Bienvault, de la paroisse St-Vincent à Tours. Par marché du 2 mai 1606 (ce jour-là, le seigneur était au château), Bienvault s’engagea à paver le vestibule en pierre de Belleroche et carreau d’ardoise d’un pied carré, à trente livres la toise carrée : à asseoir dans les caves de la basse cour et élever « à l’endroit de la croisée d’entichambre » de l’abbé, « jusqu'à hauteur de chaussée de l’antichambre de l’alcosve, » un pilier en pierre d’Ecorcheveau et de Bourré ayant de colé neuf pieds sur six, moyennant 500 livres ; à « poser en forme de degrez aux allées du parc, des marches de pierres de Belleroche, de 7 pouces de haut et 9 à 10 de large, à 20 sols le pied courant ; » à cette occasion, il est question du travail exécuté par Bienvault aux « marches du degré du pavillon de Cinq-Mars. » 11 devra, en outre, massonner le fond de la fontaine du bas jardin et y poser un « rond de pierre de Belleroche » pour 135 livres, le tout pour la fête de St-Michel.

Le 24 octobre 1666, l’abbé d’Effiat étant au château, Bienvault promet « faire un escalier de pierre de Belleroche à l’endroit de la porte du vieil pont pour monter sur la terrasse avec serchc de Bourré, de 7 pieds de

(1) Nous avons exposé au chapitre XVI ce qui regarde les travaux de sculpture et nous n’avons pas à y revenir. A ce sujet, nous ferons seulement une observation. L’un des sculpteurs employés par l'abbé d’Effiat et le duc de Mazarin porte un nom dont la lecture offre quelque difficulté, à cause de son origine étrangère. Dans la teneur des actes notariés, on lit Vanghel, mais la signature de l’artiste présente une syllabe de plus, qu’on pourrait lire « mod » ou « mer », Wanghelmod ou Vanghelmer ; ce dernier, à cause du caractère muet de la dernière syllabe, expliquerait comment le notaire, appelé à mettre dans l’acte le nom du sculpteur, n’a pas saisi et exprimé la syllabe finale du mol. Mais nous espérons bien qu'une circonstance heureuse nous permettra de trancher cctlc question onomastique.

dedans en dedans ; » et « au droit du ply de la muraille du viel escalier, sera faict un mur de pareille hauteur de celluy de lad terrasse qui regarde sur les escuries, et le tout sera rem ply de terre au niveau de lad. terrasse, moyennant 200 livres. » Le même jour, Bienvault s’engage à « demolyr l’escallier de pierre quy monte jusqu’au huis de la deuxiesme allée du parc, pour le refaire et lesser un palier (?) au droit de la première allée, et au lieu que y a que 18 marches, il en aura 22 d’un pied et demi de largeur et demi pied de hauteur, en pierre de Belleroche » ; de plus il fera « une arcade dans la petite salle du château du coste de la petite chambre, renfonsée dans le mur et surbaissée en demye ovalle », le tout fait avant « la Madellaine prochaine », moyennant 150 livres.

Le 13 novembre 1009, Bienvault, au sujet du portail d’entrée sur le quai, devra faire « aux côtés dud. portail la maçonnerie, qui est celui où est la niche, et les pierres d’attente au-dessus du fronton pour un trophée d’armes; élargir la porte d’entrée du sallon du costé du grand escalier, et aussi celle qui est dans le balcon, et picquer la cheminée dud. sallon suivant que le menuisier désirera, et élargir deux autres portes ; couper les saillies de la cheminée de la chambre joignant le sallon du costé du grand pavillon ; plus abattre les jambages de la cheminée de la chambre au bout du coulloir », ces ouvrages payés 260 livres devront être prêts pour la fête de Slc- Madeleine.

Le 29 novembre 1071, on arrête le « Devis de la terrasse que désire faire M. l’abbé d’Effiat à son chasteau de Veretz au devant de la grande salle basse et du vestibule, qui sont entre les deux pavillons dud. chasteau ». La terrasse actuelle « sera dépavée, les pavés et gargouilles ôtés et les marches du vestibule, pour eslever un mur en tallus au-dessus de celuy de la terrasse j usques à la hauteur du pavé de la d. salle et vestibule entre lesd. pavillons» ; le mur aura 2 pieds et demi d’épais et deux par le haut ou plus si besoin est « en sorte que led. talus ne cède pas plus que l’ancien au-dessoubs ». Dans ce mur « il y aura trois ouvertures de croisées suivant le dessin, au bas desquelles sera mis une marche de celles de la démolition du vestibule. Entre ce muret celui de lad. salle et vestibule, sera faict une vouLe de 7 pieds et demi de largeur ou environ dans l’espace qui se trouvera entre les deux et en toute la longueur, et au droit desd. croisées la voulte sera d’arrest suivant le dessin, mur et voûte à 2 paremens de pierre de Bouré ; l’arcade du vestibule sera remplie d’un mur à deux paremens de même avec une porte ou croisée. — Au bout de la voulte, joignant l’escalier plat qui est dans le pavillon qui sert à descendre sur les terrasses basses et dans la basse court nouvellement faicte, il sera fait un escalier de pierre dure à vis ou autrement pour descendre au-dessous de la voulle de lad. terrasse et dans led. escalier plat: le dessous de laquelle voulte sera carrelé de carreau de St-Avertin ou de Larcé. Le dessus de lad. voulte où sera lad. (errasse sera pavé du pavé de l’ancienne terrasse, et les gargouilles remises aux endroits les plus convenables au nombre de quatre s’il est besoin pour recevoir les eaux dud. pavé posé en pente » ; l’entrepreneur fournira tous les matériaux, même aie pavé blanc et noir pour réparer led. vestibule » Bienvault acceptait de faire ces travaux moyennant 1300 livres d’ici la St-Jean-Baptiste.

DOCUMENTS ANNEXES

De son côté, le 26 décembre 1671, Laurent Maumarché, maçon à Véretz, s’engage à faire au milieu de la basse cour un bassin « de la grandeur et figure de celui de la fontaine du jardin bas » en pierre d’escorcheveau avec cordon rond de la même pierre •> pour le prix de 80 livres. Le 20 avril 1672, le même promet d’ « oster tontes les terres qui sont au bout du jardin du petit parc du côté et joignant le jardin de la Vve Jean Sergent, qui se trouve 7 toises de haut sur même longueur et largeur, couper le roc de sorte que le tout soit un pied de profondeur plus bas que led. jardin » .

Le 13 juin 1672, Bienvault promet de faire « un escalier pour descendre au jardin potager du petit parc ». A cet effet, on construira 8 pi lliers de chacun 2 marches de pierre de Belleroche, une porte de Bourré pour entrer au jardin, un perron au droit de lad. porte pour descendre facilement dans led. jardin ; le mur de l’ancienne muraille sera enduit depuis le haut de la descente jusque dans le coin en retour de lad. muraille; sera bouchée l’ouverture de l’ancienne porte dans le coin de; la muraille ducosté du bois; plus sera l'aict une ouverture au dessus de la voultc de la fontaine dud. jardin de telle grandeur à propos pour tirer de l’eau de la source de lad. fontaine ; le tout pour le prix de 250 livres. Le 15 juin 1672, le même s’engagea à « faire un bassin à la fontaine de sur le quay, de 10 pieds de long sur 8 pieds de large sur 2 pieds de profond en pierre d’escorcheveau, avec un cordon de même pierre de 8 pouces hors terre » pour la somme de 80 livres.

A partir de l’année 1673, on voit travailler au château le me maçon Martin Dupuy, dit la Chapelle, d' paroisse Ste-Radégonde « proche Mairemoutier ». Le 26 novembre, il s’engage à « recouper, regrater et remblanchir et remettre des pierres ou besoingsera dans la fosse de devant le perron à commencer par le hault du depuis la corniche qui est au-dessus de la ligure du roy François Ier, sur laquelle sont deux anges tenant une couronne, jusqu’au bas, de 1 estendue dud. perron d’un angle à l’autre », moyennant la somme de 160 livres d'ici le 2 février. Le 22 septembre 1074, il prend l’engagement de faire deux piliers écorcheveau et bourré qui auront de 10 à 11 pieds avec vases en pierre de Liais, pour 80 livres. Le 27 décembre 1674, Dupuy s’oblige à « faire un portique en la place de la barrière de la grande allée du parc, qui aura d’ouverture 9 pieds de large et 13 pieds de haut sous clef » en pierre de Bourré avec base d’Ecorclieveau avec trois assises au tableau de la porte avec vases de pierre de Liais, suivant le dessin, à livrer à Pâques moyennant 200 livres. En outre, il s’oblige à « relever le pavé blanc et noir du sallon et le rendre bien uny et le réduire à la même grandeur de celuy du cabinet qui est au bout du jeu de Petite passe du parc, et le reposer », aussi avant Pâques, pour la somme de 200 livres.

Le 28 janvier 1675, François Chartier et François Lenoir m«s maçons à Véretz font marché pour « regrater et reblanchir le devant de la fosse de la salle depuis le perron jusque à l’appartement du concierge, et depuis led. appartement jusque au mur de la petite terrasse ; et aussi le devant du corps de logis qui est entre le sallon et la cour vers le parc depuis le haut jusqu’en bas, et y faire une niche entre les deux croisées de meme hauteur et lar-

geur que celles qui sont au mur de lad. petite terrasse, le tout du costé de la cour du chasteau, en sorte que le tout paraisse blanc, ensemble les croisées et lucarnes, et de poser en plâtre les pierres qui y conviendra ; le travail sera livré à la St-Jean-Baptiste pour le prix de 300 livres. Le sept février les dits maçons s’associèrent Nicolas Bidault, m' maçon dl à Tours, pse St-Pierre-des-Corps. Tous trois réunis, le 12 mars 1675, ils s’engagèrent à « paver la place de l’imperialle qui est au bout de la grande allée du parc proche la cour, en carreau d’ardoise et de pierre de Bellei'oche comme le cabinet proche le jeu de Petite passe » pour la somme de 20 livres.

Le dernier mars 1675, Martin Dupuy s’oblige à « voultcr en pierre de Bourré le platfond de latourqui au boutde lagrande allée du parc, refaire la porte, et faire un petit escalier de pierre de Belleroche pour descendre dans la d. tour, et ouvrir une croisée dans le mur de la d. tour du costé de la rivière et faire du mesme côté un balcon en pierre de Belleroche suivant le dessin, le tout livrable àla S'-Jean-Baptiste pour 150 livres. Le 7juin 1675 Lcnoir et Chartier s’engagent « à faire la démolition de la chambre du jardinier au bout de l’orangerie, et faire une arcade semblable à celle qui est au bout de la serre du costé des écuries, et au dessus faire un lambris pour loger le jardinier ; faire, dans le fossé, proche l’orangerie une grande arcade pour supporter les bois et autres choses qu’on y mettra ; plus pour l’entrée de la terrasse des figuiers sera fait une porte, et rétablir l’empierre aux murs de la tour du parc, lorsque le balcon sera posé aux deux costés delà tourelle sera faictdeux ailes pour supporter les terres; l’ouvrage sera payé 200 livres et livré à la St-Barthélemy .

Le 1er avril 1676, Chartier s’oblige à ouvrir une porte dans la muraille du parc devant les caves appelées la Bertonerie de 3 pieds de large, et depuis cette porte a faire un escalier de 3 pieds de largeur qui régnera jusqu’à la porte de la tour, pour la somme de 110 livres. Le 14 décembre 1676, Chartier et Lcnoir promettent de faire « un apuy à 2 assises de Bourré à la croisée de la chambre proche la salle dorée, reveslir la cheminée de la d. chambre, démolir le contre-feu de la cheminée du sallon et y laisser une ouverture pour y placer le contre-feu, faire une porte dans la chambre proche le sallon afin d’entrer en celle qui est proche la tour, ouvrir une porte dans la chambre joignant la tour pour entrer en icelle tour, abattre le devant de la cheminée delà chambre et le rétablir, démolir la croisée et lucarne de d. la chambre joignant la tour du costé des fossés, et icellecroisée etlucarne refaire de mesure, largeur et hauteur des autres, et élargir la lucarne de la serre du costé de la rivière en sorte qu’elle soit de même largeur que celle du costé des remises de carrosse, relever entièrement le pavé du sallon et le rendre bien uny de semblable façon, que celui de l’impériale au bout de la grande allée du parc ; ouvrage à livrer à Pâques pour 250 livres ; à propos de charroi, il est question du carreau d’ardoise à prendre à Tours « pour le sallon. »

Au temps de l’abbé d’Effiat l’église de Véretz fut aussi l’objet de réparations sérieuses. On mit « six escorcheveaux et douze bourrés au bas et proche le tombeau de défunt Monsieur de la Barre » ; on remit des pierres et fit les joints au bas du clocher «du costé du petit cimetière ». La chapelle

DOCUMENTS ANNEXES

oll

fat réparée, en particulier « du costé du grand cimetière au dessus de la chapelle de S‘-Roch »; du coté opposé la couverture fut refaite à neuf: « le festage de la nef en deux endroits fut couvert de plomb de l’épaisseur du vieil; » de plus on a « relevé tout autour de l’église 4 pieds de haut et recouvert d'ardoyse sur un lattis neuf aux coyaux et chanbottes sortant 6 pouces hors l’établissement ; » on releva « le bas du clocher sur les 4 pans sur une toise de haut», et répara l’aiguille du clocher. On répara l’église dans toute son étendue et « le tombeau du fondateur fut recouvert à neuf; » on « releva un cours au deux costés joignant la chapelle du chasteau en la hauteur du carré de la d. chapelle ». — Minutes de Dupré dans l’élude de Me Guillonneau, notaire à Saint- Avertin.

II. Ouvrages de menuiserie. — A l’automne 1 C65 , le seigneur fit «revestir les embrazeures de deux croisées qui regardent le chasteau avec bordure autour accompagnée avec les d. embrazeures » et de même « les deux croisées qui regardent l’église, non sans ôter de celles-ci les montans des châssis à verre de sorte que le vittriery mette un panneau à grand careau de verre, » fit revestir de bois la table qui sert d’autel à la chapelle et faire deux fenestres par le devant pour servir d’armoire à serrer les ornemens; » rabaisser les crédences de l’autel. Le marché du 1 1 octobre comprenait, en outre, « un lambris de trois pieds de haut autour du vestibule avec des sièges attachez contre le lambris et des consoles par dessous pour suporter les sièges, le tout de bois chêne. » Le prix de ces divers ouvrages qui devaient être terminés à Noël, s’élevait à 120 livres. Le même ouvrier par marché du dernier avril 1066 fit « ung petit autel de bois de chesne garny aux deux costez de deux crédances ornée avec quatre pilastres quatre vases pour poser au-dessus des d. crédences et deux croix, suivant le dessin faict par Jullien » ; cet autel, dont le prix était de 120 livres, devait être livré à la Sl-Jean-Bapliste.

Le 30 octobre 1667, l’abbé d’Effiat traita avec le même menuisier pour faire au château » un porte pour entrer dans la petite salle, avec un panneau en haut et deux en bas, cadre à oreilles et moulure tout autour des panneaux ;» pour la salle dorée une porte avec lambris dans le passage, un parquet avec frises autour, et quatre croisées « depuis le parquet jusqu’en haut et qui s’ouvriront en deux comme les croisées delà chambre de Mgr le duc, » et un lambris de six pieds et demi de haut. On fit encore divers travaux à la « petite chambre » et à « la chambre de Mgr le duc », parmi lesquels « à l’alcove un platfond avec corniche, frises et architrave en bois de sapin », dans a la grande chambre » et en plusieurs autres pièces, à propos desquelles il s’agit de portes, de croisées, de lambris, de châssis, à verre, de platfond d’alcove, de parquets. Pour une des salles, il est question de « quatre pans de lambris jusqu’en haut avec cadre, pilastres, corniches, frises et architrave » à poser « du côté des croisées qui regardent la terrasse », et aussi d’un platfond avec les mêmes décorations, « un bas de cheminée de 5 pieds 4 pouces de haut et de 7 pieds 10 pouces de large » ainsi que d’une chambre « qui est au-dessus du grand arcade proche la salle dorée- » Jullien poussait activement ces travaux avec l’aide de « trois compagnons, » quand il tomba malade durant un mois, en même temps que

l’un d’eux ; en conséquence le 28 janvier 1668, il demande à ce que « Mgr le baron de Véretz » proroge la périodefixée pour l'achèvement de l'ouvrage. En outre, l’abbé d’Efflat fit exécuter un lambris à l’écurie du château. A cet effet le 29 novembre 1671, le charpentier Gabriel Hurtault de Tours s’engagea à posera des courbes en toute l’étendue de l’écurie », courbes appuyées sur une corniche « avec cintre fasson de lunette au droict des ouvertures ; » il fera abattre « la charpente d’un corps de logis situé au lieu du petit parc » pour en réemployer ce qui se pourra ; le marché est fait au prix de 550 livres. » 11 est à noter que l’abbé d’Effiat présent à Véretz signe ces divers marchés.

A l’hiver de 1669 , l’abbé d’Effiat commanda à Antoine Jullien inE menuisier d‘ à Tours, parojsse de St-Etienne, d’importants Iravaux de menuiserie « dans le sallon, l’antichambre du sallon, la chambre où couche M. de Chandenier, les deux pavillons, les deux passages d’iceux et au grand escalier. » Dans le sallon, on fit une « cheminée à double pilastre, un par le devant et l’autre sur le costé avec chambra nie sur les trois costés et frize taillée de feuille, de sculture avec deux festons à costé du cadre avec frize, corniche, architrave, chapiteau et pilastres cannelés de l’ordre composite. » Tout autour du salon on fit dix huit pilastres semblables, avec frise corniche et architrave. Le buffet fut lambrissé du haut en bas « tout d’assemblage avec un cadre au milieu et un lambris par le bas à hauteur des piédestals avec des pilastres tout autour du d. buffet, et une table sur la corniche du lambris avec un pied par dessous, et aussi quatre portes suivant le dessin et un rond taillé de feuille desculture » le tout en chêne. Dans l’antichambre proche le salon, on fait une cheminée avec deux pans de lambris, et un platfond de sapin avec frize, corniche, architrave de la façon de l’alcove, et on remplit le dessus des portes de menuiserie. La chambre « du grand alcôve » reçut une cheminée du même genre et celle « qui est au-dessus du grand arcade » fut dotée d’un grand châssis à verre en coulisse.

Dans la chambre où couche M. de Chandenier, on fit une croisée de 6 pieds 3 pouces de haut sur 4 pieds 4 pouces de large avec un appui fait avec « meneaux ronds » et châssis de verre et volet par dessus, avec lambris et platfond pour celle-ci, et un bas de cheminée; on le planclieira de sapin d’Auvergne et on fera quatre pans de lambris dont « un du costé de la voulte du sallon ». Dans chacun des deux pavillons on fit deux croisées et deux portes, et le plancher fut fait en bois de sapin ainsi que celui des deux passages des pavillons, et dans les passages on fit un lambris de deux pieds et demi de haut. Au grand escalier on fit deux demi-croisées de 5 pieds de haut sur 2 pieds et demi de large à meneaux, châssis à verre et volet avec une frise au milieu. Le marché fut passé le 11 novembre 1669. Jullien s’engageait à exécuter ce travail pour la INotre-Dame de Septembre moyennant 2,000 livres.

Le 26 mai 1671, Antoine Jullien promet de faire la menuiserie de « l’écurie et orangerie », savoir les portes et les croisées, « ensemble les meneaux et volets ; les lucarnes, meneaux et volets, et les meneaux et volets des O, ainsi que les grandes portes et grands panneaux ; pour chacune des grandes croisées « de l’escurie et orangerie » 22 livres, pour les

DOCUMENTS ANNEXES

lucarnes 9 livres, pour les O 100 sols, pour les grandes portes 110 livres. Le 13 juin 1073, Jullicn s’oblige à faire deux portes avec cadre tout autour pour le mur de la petite terrasse, moyennant 75 livres; un billard pour 50 livres ; 28 caisses d’orangers pour 319 livres. Le 9 décembre suivant le m° menuisier Etienne Le Creux, d‘ à Véretz, recevait une commande de 28 caisses d’orangers pour la même somme; mais les termes du marché semblent indiquer qu’il s'agit de la commande précédente qui n’aura pas été réalisée par l’entrepreneur.

Le dernier novembre 1674, l’abbé d’Effiat commanda à Henry Hammerbect, m° menuisier d1 à Tours, rue de la Galère, pse de l’EcrignoIe, des «ouvrages à son cabinet estant proche la tour de la grande allée du parc ». On « revestit la fosse du devant du pavillon : les 4 pilliers dont les deux des coins furent revêtus de face et de côté avec des pilastres arrière-corps posés sur leurs piédestaux ; à hauteur du cintre sera faite une imposte sur laquelle porteront les cintres, qui seront enrichis chacun d’une branche de laurier; au dessus une architrave faisant ressaut sur les pilastres, au dessus à la hauteur de la frise une volute composée d’une feuille d’acanthe pour supporter le ressaut de la corniche entre les deux petites arcades, au bas des piliers sera fait une balustrade à hauteur des piédestaux ». « Du costé du dedans sera faict deux pilastres, avec piédestaux, frise, architrave, corniche comme dessus, en l’angle un petit corps pour supporter les architectures, sur l’autre face des pilastres à cintre arrière-corps frise et corniche comme dessus à la réserve que à la hauteur des piédestaux et balustrade régnera un bras (?) coulant faisant deux équerres supportées par des consoles de distance de 4 pieds 2 pouces, qui seront enrichies en face d’entrelacs, feuilles d'eau et rouleaux frapés par les costés ». On fera aussi « les armes de Msr accompagnées de la couronne ducale et bastons royaux, cordons d’ordre et ornemens pour les appuyer et enfermer à un parement seulement. »

Enfin, le 6 septembre 1076, Jullien fut chargé de faire « une grande armoire autrement buffet de 15 pieds de long, 7 pieds de haut et 2 pieds 4 pouces de profondeur (depuis le dessus de la table jusqu’en bas de 3 pieds de haut), composée de six fenêtres avec les deux côtés fermés, et le haut seulement accompagné d’une corniche et trois colonnes par le devant suivant le dessin, en bois de noyer pour le devant, le haut et les côtés, et de chêne pour le dedans moyennant 100 livres». Le même jour, Jullien s’engageait à faire « pour chacune 15 livres, tel nombre de croisées que l'abbé désirera en son château, semblable à celle de la chambre où est le grand alcôve où mond. seigneur prend son appartement. »

À propos des ouvrages de menuiserie, nous rappellerons cpie le 24 octobre 1007, l’abbé d’Effiat, présent à Véretz, octroya à Urbain Goubast menuisier, habitant à Channay présent, «le droit et faculté de marguillerie delà d. paroisse pour aussy longuement qu’il plaira au d. seigneur. » Au bas de l’acte, fait en présence d’Antoine Julien m° menuisier à Tours, l’abbé d’Effiat a écrit de sa main : « Je n’entends que ladite promotion y aye lieu si M. le curé de Chanay ny donne son consentement. »

111. Divers autres travaux. — Le 11 juillet 1072, Jean Trailcville et Jean

Sauvage, peintres demeurant à Tours, paroisse S'-Elienne, s’engagent « imprimer à l’huile en deux couches couleur bois neuf la salle basse platfond et ouvertures, et partie du vestibule » moyennant la somme de 15 livres. Le 17 octobre 1672, ils s’obligent à « peindre en huille la chambre du Roy, la petite chambre ensuite et cabinet de la grande chambre, platfond, lambris, ouvertures et cheminées en bois ; plus la chambre du billard et frise jusqu'aux boucles où la tapisserie est attachée » ; plus le salon pour ce qui est en bois et de même la chambre bleue à côté et aussi la petite chambre où couche « le d. seigneur abbé d’Effiat, et aussi la grande chambre, alcôve, cheminée, lambris et tout ce qui conviendra mettre en bois », pour la somme de 275 livres.

Le 5 mai 1675, Gilles La Fina « masson en plâtre » dt paroisse Saint- Symphorien des Ponts, s’engagea « mettre en plâtre tout uny le platfond de l’impérialle qui est au bout de la grande allée du parc » pour 36 livres.

Le pavage de l’escurie fut achevé à la fin d’octobre 1071, par Michel Lunais, paveur à Tours, qui toucha 333 livres soit 3 1. 10 s. la toise, fourniture et pose compris. Le devis est ainsi rédigé : « L’escurie du chateau a de longueur 17 toises 2 pieds 6 pouces, et de largeur 3 toises, 6 pieds 9 pouces; plus 5 embrasures de croisées de 10 pieds carrés, et deux de portes, au total 63 toises. — Plus au-devant de la porte du costé de la rivière 3 toises de long sur 8 pieds de large, sous le portail du pont-levis, le pavé a 3 toises, 3 pieds

10 pouces de long, sur 3 toises, 3 pieds de large ; plus 7 pieds sur 3 pouces de large ; plus il y a 18 loises depuis le portail jusqu’à l’entrée du logis sur 4 pieds de large ; plus un enfoncement au long des marches du costé du logement de M. de Chanteoiseau concierge, où 1 toise et demie ; plus 3 toises de long sur 3 pieds de large devant la partie de la cuisine.

Le 11 octobre 1665, l’abbé d’Effiat, « seigneur de Langes, baron de ltillé, Savigné et autres terres Sainct-Marcs, le féage, péage et comandisse de Tours, seigneur baron de Véretz, Larsay et autres terres » alors au château passa un marché avec Pierre Lebeau, m« serrurier à Tours, paroisse Sl-Pierre du-Boile. Cet ouvrier s’engageait à exécuter, avant Pâques, « à l’arcade du vestibule du chastcau une grille en fer avec deux portes à gonds de neuf pieds de haut au-dessous de l’imposte, avec sept rosettes en l’imposte et verges pour tenir les vitres qui seront en lad. arcade, » à raison de 7 sols 6 deniers par livre de fer.

Le dernier novembre 1674, Jean Bruère, dit de Narbonne, me serrurier, d‘ à Tours, rue de la Galère pse de l’Ecrignole, s’engage à faire « une porte de fer à deux vanteaux avec une traverse dans le milieu et une écharpe à deux paremens de chaque côte et un verrouilà ressort » selon les dimensions données par les piliers et le dessin, à raison de 5 sols la livre; en outre

11 fera au dessus les armes du seigneur abbé d’Effiat «de la largeur d’icelle et de la hauteur sur rouleaux appuyant les armes, non compris les flammes et la fleur de lys en sorte que l’extrémité de la fleur de lys monte à la hauteur de 4 pieds suivant le dessin, » pour la somme de 50 livres: le travail sera livré dans six semaines.

Un acte du 2 octobre 16S9 nous apprend qu’à la suite du décès de Julien Roy, mc serrurier à Véretz, il y eut vente des ustensiles à René Roy, serru-

rier aussi d‘ à Véretz : dans la pièce il est question de la veuve et de ses enfants, et de Pierre Roy, marchand d‘ à Cormery.

Les charpentiers et couvreurs viennent en leur temps. Le 24 octobre 166(1, l’abbé d’Efflat passait un marché avec Gabriel Heurtault, me charpentier à Tours, paroisse la Riche, pour faire « un pont levis depuis l’antichambre jusques à la terrasse « dont les solives de 20 pieds de long porteront « d’un bout sur la fenestre de l’antichambre, et de l’autre sur le pillier », avec saillies de fer attachées au mur de la terrasse, et les diverses pièces nécessaires « de bois de chesne » moyennant 220 livres. Le 26 octobre 1666, le seigneur céda à Michel Rouillé, charpentier et couvreur à Véretz, « un grand pressoir à abre garny de tous ses ustensiles » contre « un pressoir à roue de 8 pieds et demi de largeur » aussi avec tous ses ustensiles. Le 7 novembre 1669, Sébastien Tourault, mc couvreur d' à Tours, s’engage à entretenir les couvertures « du château, de la chapelle, le logis des bassescours, grange et escurie » pour neuf années à raison de 100 livres par an. Le 18 mai 1671, Tourault s’oblige à faire « les augmentations de couvertures à l’escurie et orangerie de la basse-cour, savoir le côté de la cour d’ardoise neuve, et du côté du quai d’ardoise vieille pour 300 livres. Le 23 novembre 1 67 1 , il s’engage à faire « les couvertures qui se trouveront nécessaires à faire aux remises de carosses suivant le dessin », de « faire l’abat de la couverture d’un corps de logis appelé le petit parc couvert de tuiles, » pour la somme de 110 livres. Le 15 juin 1679, Charles Rouillé et Pierre Pouillardm»s charpenliersd'à Véretz s’engagent envers « Messeigneurs le duc de Mazarin et d’Effiat seigneurs barons du dit lieu » à « refaire le grand pont de l’entrée du château », à « réparer les ponts levis de la petite terrasse et de l’orangerie, à fournir une flèche pour lever le petit pont levis de l’entrée du château comme celle d’a présent », le tout pour la somme de 60 livres. Le 1er juillet 1683, Charles Rouillé, charpentier et couvreur, promet de faire « tous les ouvrages de charpenterie et de couverture de tuille de la serre du jardin rouge pour la somme de 17 livres. » Enfin le 7 décembre, 1690, le duc de Mazarin présent à Véretz charge Noël Ruesche, me couvreur à Tours, d’entretenir pour 9 ans, moyennant 120 livres par an, les couvertures « du chasteau, la chapelle, logis des basses-cours, grange et cscurie, moulin bannal et bâtiment en dépendant, le chasteau de Larçay, grange, estable, pressoir étant dans l’enclos de la cour du d. chasteau ».

Sous l’action du temps et des ouragans, le château avait connu les dommages qui menacent toute construction. Au nom de Mazarin et d’après sa procuration du mois de septembre 1711, le receveur Nicolas Perrin chargea le Me couvreur Jean Hubert do faire diverses réparations s’élevant à la somme de 750 livres. Le marché du .31 octobre 1712 vaut d’être cité à cause des indications qu’il renferme sur l’ordonnance du manoir. Il s’agit de refaire à neuf « la noue de la queze qui est à coslé du pavillon de l’orloge, de relater à neuf la petite tour qui est au-dessus de l’escalier de l’orloge, un quart du dôme qui est au-dessus de l’entrée du grand escallier, environ trois toises carrées au-dessus du bâtiment qui est entre l’orloge et la grosse tour, qui est au bout du costé de midy, et ce du coslé de la cour ; plus sur la grosse tour quy fa i L le coin du basliment du costé de l’esgli/.e, relater à neuf

la moitié du pourtour de la tour avec le chevalet de la cheminée; plus sur la tour, à droite du portail en entrant, laquelle est au-dessus de la conciergerye, aussi relater la moitié de la tour, et à prendre à la moitié des deux lucarnes tant par dehors que du costé de la d. cour; plus au-dessus du pavillon qui couvre la chambre de la Charité, relater environ 7 à 8 toises, savoir: 2 toises attenant à la lucarne ; sur le corps de logis du garde-meubles, environ 6 toises ; plus remettre une pièce de plomb sur un des arestiers du dôme qui est au-dessus du salon, laquelle pièce a été portée par le vent sur la lucarne qui est auprès ; la resouder ainsi qu’en plusieurs endroits où il y a du plomb, comme sur le dôme où est la cloche de l’orloge où il convient remettre des plaques de plomb; cimenter les joints du petit dôme de maçonnerie qui est au-dessus des lieux communs ; rétablir les couvertures du château d’ardoises où il manque et sur la tribune, et réparer les couvertures des escudos et de l’orangerie. Si le travail dépasse 50 toises carrées, il recevra 10 livres en plus par toise, et s’il est inférieur, il aura 10 livres par toise de moins; » le d. Hubert devra avoir refait « les conduits les plus défectueux avant Noël prochain, et continuer le reste jusqu’à parfait rétablissement. » En outre, le couvreur s’engage à faire les menues réparations du château de Véretz et de celui de Larçay, ainsi que le moulin banal et autres dépendances pour neuf ans, pour un payement de 135 livres par an.

Nous arrivons à l’entretien des jardins. Le 10 octobre 1671, le jardinier Antoine Petit, à Tours (paroisse S‘-Etienne), s’engage à niveler le jardin potager suivant la pente des terres et en faire quatre carrés égaux « bordés de vinette, thym et hyssope et autres saveurs douces, fraisiers et 196 pieds d’arbres fruitiers tanta pépin qu’à noyau et de la meilleure qualité et entre chaque arbre un groseiller de Hollande, des dits arbres neufs pieds seront plantés dans la cour de l’Orangerie et cinq sur la terrasse, » le tout pour le prix de 185 livres. Le 17 novembre 1671, Petit s’engagea « aplanir les terres du jardin appelé le Petit parc qui a 29 toises sur deux côtés par le bout du côté du bourg 18 toises, et par l’autre bout 30 toises; il sera divisé en quatre carrés avec les allées du milieu en croix de 9 pieds de large, et les allées autour le long des murailles de 8 pieds, avec bordures de fraisiers, oseille, thym et autres saveurs » : on y plantera 150 arbres fruitiers, savoir: 100 poiriers et 50 pavis et pêchers de la meilleure qualité pour la somme de 360 livres. Le 5 décembre 1674, Félix Coynet, jardinier, d'à Paris, paroisse S'-Paul, prend l’engagement « d’entretenir tous les orangiers du chasteau, les jasmins cl fleurs tant en pot que quaisse, dans le bas jardin, la haute terrasse, les arbres y étant et les trois jardins potagers, et les arbres fruiliers » et pour les d. choses entretenir, tailler, il aura avec lui deux garçons moyennant une rétribution annuelle de 650 livres. Le jardinier fut empêché de tenir le marché et, le 27 décembre, l’abbé d’Effiat passa le meme contrat avec Jean delà Vertu, d‘ à Paris, paroisse S'-Gervais.

Le 21 août 1680, l’entretien du jardin dans les conditions dont il vient d’être parlé (on mentionne alors 60 grands orangers) fut accepté par Antoine Petit pour la somme de 430 livres. Le jardinier fournira le château de tout ce qui sera nécessaire, sans pouvoir « divertir aucunes fleurs des orangers que autres, ny mesme des orenges et fruits, qu’il sera obligé de cueil-

DOCUMENTS ANNEXES

lir et porter au château.» II jouira en outre de son logement, de « trois charretées de gros bois qu’il fera façonner dans la forêt de Larçay. » Le 16 septembre 1690, Thomas Pillerault, d* à Véretz, s’engage envers le duc de Mazarin absent à «entretenir les jardins potagers de toutes saveurs et légumes, sçavoir le jardin bas, le jardin rouge et jardin du parc, la haute terrasse où est Romulus, et la petite terrasse où sont les figuiers, le jardin à fleurs, et fleurs tant en pot que caisse, tous les arbres fruitiers ès d. jardins, soit en palis et bissons, et le verger nouvellement planté au dedans du parc renfermé de murailles, et tous les orangers, la petite terrasse où sont les lauriers, mesme le verger des cerisiers ; » en outre, il rentrera et sortira les orangers et chauffera la serre, il plantera une pépinière à l’endroit le plus commode. Il aura la moitié des fruits, sauf pour les oranges et citrons et touchera 600 livres par an.

Le 22 novembre 1088, Thomas Pillerault, jardinier au château de Véretz, acheta de Louis Chouette, jardinier à Blois, pour être livré avant le 15 décembre « au port le plus commode sur la rivière de Loire » une fourniture d’arbres à fruits, comprenant 25 amandiers à haute tige, 5 cerisiers à haute tige, grosse cerise, trente poiriers à haute tige d’espèces variées, indiquées en détail ; 130 pommiers à haute tige, aussi des meilleurs espèces cimentionnées; 30 pruniers à haute tige, de 5 à 6 pieds de haut; plus 120 pêchers nains, 120 poiriers nains et quelques autres taisant 500 pieds d’arbres, pour la somme de 150 livres. Le 26 août 16.84, Olivier Marquand, « jardinier orangislc fleuriste,» se chargeait « d’entretenir tous les orangiers du chasteau et généralement toutes les fleurs, soit en quaisse ou pot, le bas jardin à fleurs que muscade et arbres en paliers, la haute terrasse et les arbres à muscade estant en palier, et la petite terrasse où sont les vigniers, le jardin du parc et celuy qui y est contigu que le sr Chantoyseau, cidevant concierge, a fait faire le jardin de la rue Chaude et le jardin rouge aussy potager, et tous les arbres fruitiers d'iccux jardins » avec obligation de cueillir les fleurs et fruits d’orangers, et cueillir et porter au château les fruits des arbres. Le marché est fait moyennant 600 livres par an, « pour aussy longtemps qu’il plaira au d. seigneur. » [Elude de Al* Guillonneau. notaire à Saint-Avertin ].

Comptes du due de Mazarin

( Extrait de 1690)

Extraordinaire en septembre. — Un flambeau de poix pour ramener M. le chevalier Paillot dans lisle le 1 septembre, 1 livre 5 sols; le 6, un flambeau de poix pour reconduire Mmc la comtesse de Flamarin, 1 1 5 s.; pendant 10 jours, à un maistre d’escolle à Paris pour montrera lire et à escrirc aux laquais de Mer, 2 1. ; on fait à Verez des achats de « vaisselle, vairs, cruche, terrine, pots de chambre de faience, cire jaune, savon, papier ». Le 17 dimanche, à Mer alant a la gd. messe à Verrets, en monnaie, 1 1. 1 1 s. ;

pour le port d’une grande caisse que Monsieur Jouvenet a fait venir de Paris à l’adresse de Më'r a este paie au messager de Tours, le 23 dudit sept., 7 1. 15 s. ; pour despense fait à St-Estienneà Tours, par le d. sieur Jouvenet, le 22 dud. mois, 17 1. ; pour deux cadenats, dont un gros pour fermer le pont-levis de la terrasse du chateau et un petit pour fermer la porte de l’horloge, ! 1. ; 6 livres 1/2 de cordes pour lever ie pont-levis delà d. terrasse, 1 1. 19 s. ; pour la disnée du comptable allant à la provision à Tours, 10 1.; pour tous les ports de lettres retirées de la poste de Tours à l’adresse de M§r, du 23 au 30 sept., 10 1. 14 s.

Octobre. — Une paire de bas noirs acheptés à Tours pour Mgr. 5 1. 10 s.; deux douzaines et 1/2 de goblets à servir et dresser le fruit, à 4 1. la douzaine, 10 1. ; à des pauvres, donné 3 fois le jour, 11. 1 0 s. 6 d. ; port d’un four à biscuits et d’une seringue à maspin de Paris, 2 1. 11 s. ; un couteau pliant servant à mesler et accomodcr les couleurs aux pintres, acheté à Tours le 7 oct., 12 s,; vin buz par le sieur Jouvenet à St-Estienne à Tours, le 1er du dit mois, 7 s. ; au sieur Renou, orfèvre à Tours, raccomodéla poire h poudre de Ms'-, 15 s.; à luy pour avoir fourny une canne à Mgr, l’avoir monté d’une pomme qui luy avoit esté donnée, et y avoir fourny un bout d'argent, 2 1. 5 s.; pour six mains de petit papier à 2 s. la main, dont on a fait des châssis aux croisez du salon de Verrets, pour la commodité des pintres, le 14 oct., 12s.; port de trois caisses venant de Paris pesant 314 1., 15 1. 14s.; port d’une autre caisse venant de Basse-Bretagne, dans laquelle il y avait du sirop de cappilairs et d’un baril de sardines, 8 1. 10 s. ; six pots de grès, dont 2 pour l’office et 4 pour porter de l’eau aux malades, 9 s. ; pour 13 bénistiers à 2 s. pièce, pour mettre dans les chambres des domestiques, 1 1. 0 s.; pour de la glus à tendre aux oiseaux, 6 s. ; à des pauvres par ordre de Mk1', 9 s. ; à Davaud, menuisier à Verrets, pour avoir racommodé une table de bois en ouvrage de la Chine quy estoit rompue en venant de Paris, 2 1. ; à des pauvres, Mgr alanl à la prière à la tribune, 4 s. ; port de Paris à Tours du porte-manteau de ,M. Iloze, page, pesant 50 I., 2 1. 10 s.; pour la disnée du cocher, du postillon et des six chevaux de carosse à St-Etierine de Tours, où ils avoient menez M. et Mme de Lussau, le 20 du d. mois, 4 1. ; pour despencc aud. lieu par le sieur Jouvenet, peintre, le 15 dud. mois, 14 s. ; quatre pots de gray à mettre de l’eau pour les malades, et pour six pots de chambre, 1 1. 16 s. ; pour la disnée de la Roche le Breton et six chevaux de carosse à St-Etienne de Tours, où ils avoient menez le sieur Chevalier et M. le curé de Verretz, le 24 du d. mois, 4 1. ; à M. Boze, page de Mer pour son entretien pendant le d. mois, 5 1. La dépense totale du mois d’octobre est de 1355 1. 12 s. 6 d. [Archives d’Indre-et-Loire , E. 155.]

DOCUMENTS ANNEXES

Inventaire du (Château de Yérefc v.

Dressé du 18 au 24 février 1750.

NOTA.. — Tout en transcrivant fidèlement l’inventaire, nous avons omis d’ordinaire les objets qui ne présentent aucun intérêt.

18 février. — Dans une chambre basse à cheminée ayant, une croisée du costé du levant, une couchette de bois de noyer ferrée (nous laisserons toujours les accessoires du lit) tour de lit de serge bleue, estimée 90 livres ; une table de noyer sur quatre pilliers tournés, 40 sols. — Dans une autre chambre à costé, ayant une cheminée avec croisée au levant, une couchette de noyer ferrée, avec ciel, dossier, bonnes grâces, rideaux, etc., de toille de colton à carreau, 200 1., une table de toilette avec miroir, coffret, 6 l. ; fauteuil couvert de panne rouge, table, chenet à pomme de cuivre, etc. — Dans la garde-robe d’à costé une couchette de chesne avec tour de serge verte, 35 1. ; un siège couvert de serge verte, une table, etc.

Dans une autre chambre où loge Monsieur l’archevesque ayant une croisée sur la cour, icelle chambre basse à cheminée, un lit en chesne, la courtepointe de camelot jaune à fleurs et les rideaux de toile de futaine blanche et une tenture de camelot jaune à fleurs de 8 aunes, 200 1. ; un fauteuil de noyer, couvert de même, 18 I. ; 4 fauteuils d’aulne, foncés de jonc, 20 s. ; une table de chesne à quatre pilliers, 30 s. ; et une autre petite avec pot et cuvette de faillance, 35 s. ; 2 rideaux de fenêtres de toile de coton avec verges, 18 1. ; un feu de fer (pelle, etc.), 10 1. ; un miroir de toilette, 100 s. ; un tableau à cadre doré représentant une Bergère, 15 1. ; un miroir à cadre de bois gris, 100 s. — Dans une petite garde-robe à costé, une chaise persée couverte de serge verte, table de nuit, pot de faillance, fauteuil de bois d’aulne, en jonc, 4 1. — Dans une garde-robe au-desssus une petite couchette de noyer à tombeau, tour de lit de toile de bazin blanc, fauteuil d’aulne en jonc, 50 1. — Dans une chambre basse à cheminée appelée « Chambre du Crucifié », table de chesne à quatre pilliers, 30 s. ; 4 fauteuils d’aulne en jonc, 20 s, ; une petite couchette en chesne, tour de lit, courte pointe, de serge bleue garnie d’une bande jaulne, 150 1. ; rideau de fenêtre bleu, 40 s. ; table avec pot de faillance, 40 s. ; un miroir à cadre de bois rouge, 100 s. ; une tenture à point de Hongrie de 5 morceaux contenant 5 aunes, 6 1. — Dans la garde-robe, une chaise percée couverte de serge verte, etc, 30 s. ; un lit à tombeau de chesne avec tour de toile de coton, 50 1.

Dans la chambre du roj, une couchette de noyer ferrée avec quatre bonnes-grâces, une impérialle, trois pentes, trois soubassemens et courtepointe de damas bleu garny de franges, gallons, broderie d’er (in, avec fourreau de serge bleu ; huit fauteuils de bois doré et broderie or comme dessus, et fourreau de serge bleu ; une tenture de damas bleu brodée cl galons en or faux, 9.500 1. : une paire de chenet garnye de cuivre jaulne, pelle, etc., 10 1. ; 2 fauteuils garnys de damas bleu et fourreau, 10 I.;

une table de toilette, un miroir et trois coffrets, et petites boistes de bois peint, un miroir dans son cadre de bois peint en jaune, le voile en damas bleu avec gallon d’or faux, 30 1. ; une commode à trois tiroirs fermant à clef avec boucles de cuivre doré et table de marbre, 50 1. ; un grand tableau à c.adre doré en bois représentant Faraon, et deux autres à cadre doré en bois dont l'un représente un Port de mer , et l’autre une Chasse, 60 1. ; un trumeau à deux glaces et cadre de bois doré, et son tableau à personnage aussi de bois doré, le tout attaché à vis, 100 1. — Dans une petite garde-robe à côté, table de noyer, siège, lit à tombeau avec tour de serge verte, 2 fauteuils d’aulne en jonc, 62 1. — Dans une autre petite garde-robe à costé de la fenêtre du côté nord, une petite table à pied de biche, 20 s. ; un tableau représentant la ressemblance de Noire-Seigneur, 20 s ; un autre tableau représentant une Reine, 20 s. — Dans une salle ou billard, à 4 croisées, 2 du costé nord et 2 du costé de la cour, une grande porte vitrée ronde, un billard de chesne couvert d’un mauvais lapis de serge verte, 10 1.; une tenturre de toile de coueti peinte à personnages de différentes couleurs, de 20 aunes, 10 1 ; une labié en chesne avec ses deux tréteaux, 10 1.

Dans une chambre où logeait deffuncl Ms>- le duc d’Aiguillon. une commode bois de placage garnie de ses 4 tiroirs à boucle de cuivre doré et son marbre, 40 1. ; deux grands fauteuils de? commodité de bois de noyer couverts de tapisserie à l’un desquels est attaché un pupitre avec sa serrure, avec coussins de plume et chacun 2 souilles, l’une de couety et l’autre de velours usée, 30 1. ; 6 fauteuils de noyer couverts de damas de Gaux et trois chaises pareilles, 30 1. ; un trumeau en 2 glaces à cadre de bois doré et à personnages, 150 1. ; un feu en fer, 10 1.; un écran de noyer ; une table en façon de marbre Corée (?) posée sur pied d’estal, 2a 1. : une bouilloire sur son pied, avec sa lampe le tout de cuivre rouge, 4 1,; une couchette de chesne ferrée et garnie avec une couverture de laine blanche barrée de bleu et. une de damas de Caux composée de 12 morceaux y compris les soubassemens, et une courtepointe de mesme, 250 1. ; une table de chesne sur 4 pieds servant de toilette, avec un miroir, 3 coffrets et voile de toile de coton à bandes et fleurs, 15 1.; une girandole sur son lampion de cuivre jaune argenté, 40 s. ; 2 rideaux de fenêtres toile de coton blanc avec verge de fer, 30 1. ; une pendule avec sa boiste de cuivre jaune argentée et sa garniture, 200 1.

Dans une petite garde-robe, ayant une croisée sur le Cher, un petit lit en façon de duchesse, de noyer, garni, 30 1. ; un fauteuil de bois jaune, couvert de penne cramoisie, 10 1. ; 2 fauteuils de noyer, couverts de toile de colon à fleurs, et trois chaises de mesme, 20 1. ; un miroir et son chapiteau de bois doré et sa glace, 12 1. ; un microscophle (sic) avec sa glace et cadre noir rond. 30 s.; une tenture de coton peinte bleu et blanc, de 4 aunes, avec 2 petits rideaux de fenêtre de même coton et coulleur de peinture, 6 . 1. — Dans un petit cabinet à costé de la garde-robe, de l'autre part ayant une croizée au couchant, un bureau de bois peint en noir, couvert de maroquin avec 3 tiroirs garnis de boules de cuivre doré fermant avec une clef, 8 1. ; un fauteuil et une chaise de bois d'aune et coussin, 10 s.; deux sabres renfermés dans le mesme fourreau à plat de cuivre et chaîne argentée, 40 s.

DOCUMENTS ANNEXES

Au-dessus de la d. garde-robe un cabinet, un dessus de violle avec son étui fermant à clef, 6 1. (à côté escalier pour monter au-dessus des d gardesrobes et cabinet). — Dans la garde-robe d'à costé de la chambre de feu Mgr le duc d’Aiguillon, une petite table de bouillard sur châssis à 4 pieds, 20 s.; une couchette avec rideaux de coton à (leurs, 70 1. ; 2 fauteuils et une chaise d’aulne, 10 s. Dans une pelite garde-robe au-devant de celle ci-dessus et du costé de la chambre de mond. seigneur, une table de nuit et dessus de marbre, trois pois de faillance en ovale, 40 s ; siège de commodité et cuvette et couvert de faillance et bourlet, 30 s. ; un autre siège de mesme, 29 s.

19 février. — Dans la chambre au-dessus de la première inventoriée, à petite croisée au levant et cheminée, petite table de chesne sur 4 pilliers, 20 s ; fauteuil d’aulne 10 s. ; couchette d’ormeau garnie et tour de brocatelle de 4 morceaux, 150 1. ; table de chesne avec 5 colfrels, etc., 9 1., etc. Dans une chambre à costé, table de noyer sur 4 pilliers, 3 1 ; couchette de noyer ferrée et garnie, tour de serge bleu barrée d’un tissu de mesme couleur, de 9 morceaux, 110 1. etc. Dans une autre petite chambre à costé, un petit lit à tombeau garni et tour de futaine de G morceaux, 60 1. Dans une autre chambre à costé, une petite couchette de noyer, façon de tombeau, ferrée et garnie, tour de serge bleu de 7 morceaux, 55 1. Dans l’office à costé de la cuisine, grande table de chesne sur 3 trétaux, et 2 bancels de mesme, 3 1. 10 s. ; une grande table carrée sur son châssis de 4 piliers, 40 s., une autre table de chesne, 20 s, ; 1 moulin à caffé, 20 s. ; un mortier de marbre et son pilon de bois, 100 s. ; 10 mousles à glaces de fer blanc de différentes grandeurs, 20 s. ; 18 mousles à petits pastés, 16 mousles à tartillet (?), 20 autres de moyenne grandeur en fer blanc, 20 s. ; 9 cuillers de pot de cuivre rouge et 4 écumoirs de mesme, 10 1. : 2 paires de balance, passoires, poeslons, chaudrons, 1 1 marmittes, un grand cocmard et casserolles, poissonnières, plats de cuivre et d’estain.

Aussi dans l’office 4 sallières de porcelaine avec leur personnage, 6 1. ; 2 saucières et louche à bord doré, 6 1. ; 2 saucières à bordure verte de porcelaine verte de saxe, 10 1. ; 5 autres saucières de porcelaine de différente façon du faubourg-Saint-Antoine, 50 s. ; trois Ihéières de porcelaine de différentes couleurs, 3 1.; 12 sallières de cristal de différente façon. 6 1. ; 2 jattes, 12 compotiers et 1 petit saladier de porcelaine des Indes, 24 1.; 6 assiettes de porcelaine fine à fleurs rouges. 6 1. ; 10 tasses et leurs soucoupes bleu et blanc, partye cassée, de porcelaine, 40 s.; 13 tasses et leurs soucoupes et 7 autres tasses sans soucoupe de caillou lin blanc, 4 1. ; 6 soucoupes de porcelaine bleu, 30 s ; 22 soucoupes de différente espèce de percelaine avec des tasses, 3 1. ; 3 sucriers I tasse à deux oreilles avec son couvercle et une petite jatte de porcelaine et une saucière de faillance, 30 s. ; 2 soupières et 15 tasses à deux oreilles, le tout de cristal, 4 1. ; 2 confiturières de cristal avec couvercle, 40 s. ; 9 caraffes à mettre huille de cristal, 20 s. ; 5 caraffes à huille et vinaigre, un moutardier, le tout de crislal fin, une autre moutardier de porcelaine et son couvercle et une cuiller de la mesme façon, un sucrier et son couvercle aussi de porcelaine, 3 I. ; 3 tasses et leurs soucoupes, et une tasse de porcelaine de différente couleur, 30 s. ;

6 compotiers et leurs couvercles de cristal de différente grandeur, 3 1. ; un plat servant de soucoupe avec soupière et couvercle de faillance fine, 40 s. ;

3 saladiers de différente grandeur de faillance fine, à fleurs bleues, 4 L ; 18 soucoupes à caffé de faillance, une petite jatte de verre fin, et une autre jatte de porcelaine à fleurs rouge, vert et jaune, 40 s. ; 4 cabarets à caffé de différente grandeur et coulleur, 9 1. ; 5 plats et un carré de caillou de différente grandeur, 4 1. ; un service composé de 9 pièces garnies de leur glace et bordées de cuivre argenté enchâssées en bois et carton, 150 1.: 14 figures de verre émaillé de différente façon servant au service cy dessus, 20 1. ; le surplus du d. dessert de cristal en plusieurs espèces, 40 s.

Dans une décharge à costé de l’office, plusieurs pièces de cristal, 6 1. : dans la cuisine, un rotissoir, garni de chenets, pois, poullye, cordes, broches basses, gardes-sauce et deux broches à main, 35 1.; une paire de landiers, 2 pelles, une tenaille et un crochet, le tout de fer, S 1. ; un coffre de chêne fermant à clef, 40 s. — Dans une chambre du commun a costé de la cuisine, un garde-manger garni de sa toile, 10 s., une table de chêne sur

4 pilliers* 20 s. Dans le garde-manger à costé, une table de chêne sur 2 trétaux, 10 s. Dans un petit cabinet au-dessus du garde-manger une couchette de chesne fermant à cheville, 20 1. Dans un autre petit cabinet à costé ayant une croisée du costé du couchant une petite couchette de chenc garnie, 10 1. — Dans une chambre au premier étage regardant sur l’église et d’un autre costé sur la cour du château, et au-dessus de celle de Monsr l’archevesque, une table de chene sur 4 piliers, pot et cuvette de faillance, 40 s. ; une couchette de bois d’ormeau fermant à cheville, garnie avec courtepointe de coton à fleurs, 330 1. ; une table ovalle sur son châssis de bouleau, une toilette avec miroir, 2 coffrets, 2 boîtes à poudre, 20 1. ; 2 rideaux de fenêtres avec deux autres de brocatelle de différente couleur à carreaux, 30 1. ; une petite paire de chenets de fer garni de cuivre jaune avec pelle, etc. 6 1. ; un trumeau en 2 glaces à cadre de bois doré et chapiteau à personnages aussi de bois doré, 150 1. ; un fauteuil de noyer couvert de tapisserie, 4 1. ; 4 fauteuils d’une façon de jonc, 20 s. ; une tenture composée de 6 morceaux de tapissserie verdure contenant 17 aunes, 220 1. ; une table de chene sur 4 pilliers, 10 s. — Dans une petite garde-robe à costé, ayant une petite croisée au levant, petite table de chene et sapin sur 4 pilliers, 30 s. ; un lit à tombeau de noyer, ferré, tour de lit de futaine de

7 morceaux, 60 1.

Dans une grande chambre au second étage, appelée « le Pavillon vert, » table de noyer et chêne avec tiroir sur 4 pilliers, 30 s. ; une couchette de chêne, garnie, tour de serge verte bordée d'un ruban de même couleur de 9 morceaux, 60 1. ; autre couchette fermant à cheville, garnie avec tour de serge verte bordée de même à 9 morceaux, 70 1. ; table de chene, 30 s. ; miroir carré à cadre de ehehe, 40 s. Dans une petilè garde robe ayant vue par une lucarne du costé d’abas, lit de noyer ferré à cheville garni, 50 1. Dans une petite chambre à costé, lit garni, 60 1. 3 fauteuils de bois d’aune garni de jonc, 15 s.

20 février. — Petite chambre au dessus dé celle dti Crucifix vert au premier étage ayant une croisée au levant, 2 grands fauteuils de noyér

DOCUMENTS ANNEXES

couverts de serge verte et fauteuil d'aune et jonc, 8 1. ; table de chene sur 4 pilliers, miroir de toilette avec garniture de mousseline brodée et coffrets, 24 1. : couchette de noyer ferrée garnie, courtepointe de satin bordée de rubans rouge, 150 1. ; un trumeau à deux glaces en cadre de bois doré et son chapiteau, 120 1. : un feu de fer, 10 1. Dans une petite garde-robe à costé, avec croisée au levant, un lit à tombeau, tour de brocatelle, 60 1.

Dans une grande chambre nommée « la Charrette » au premier étage, à cheminée et ayant 2 croisées au nord sur Cher et une au levant, table de chêne sur 6 pilliers avec tapis de serge verte, miroir de toilette avec voile de damas de Gênes bordé d’un galon d’or, ses coffrets, gofray, 80 I. ; commode de placage avec ses 4 tiroirs et garniture de cuivre doré, 60 1. ; paire de chenet garni de cuivre jaune avec le feu, 12 1.; couchette de noyer fermant à cheville, garnie, courtepointe de damas de Gênes garni de brocart d’or,

3 pentes, un soubassement, un dossier, un fond de lit, le tout de brocart d’or et similor, deux rideaux de damas de Gênes vert, fourreau toile de cotton à grain d’orge, 640 1. ; une tenture de damas de Gênes vert de 2 aunes de haut contenant 12 aunes, à 8 1. l’aune, 06 1. ; un canapé de noyer et deux coussins garnis de damas de Gênes vert, 70 1.; 12 fauteuils de noyer couverts de pareil damas, 120 I. ; un écran de noyer garni de damas vert et similor, 6 1, ; 3 rideaux de fenêtres de gros de Tours vert, 70 1. ; un trumeau à 2 glaces et son chapiteau à personnages à cadre de bois doré, 200 1. ; un grand tableau représentant le Duc en Jupiter avec un cygne, 150 1. -, un autre tableau à deux personnages et un aigle avec cadre doré, 60 1. ; un autre tableau à personnages au dessus de celuy cy-dessus, 50 1.

Dans un cabinet à costé, ayant une croisée au nord et, à main gauche, une petite croisée sur la cour, un lit de noyer garni, 45 1. ; un quinaula (sic) de noyer couvert de serge verte avec ses talects, 8 1. ; un fauteuil et une chaise de coton à fleurs, 30 s. ; table de bois de fouteau avec ses deux lects aux deux costés, 20 s. ; petit rideau de coton à carreaux rouges, 20 s. Dans une garde robe à costé de la d. chambre de la Charrette, table de chene sur

4 pilliers, 30 s. ; une couchette à tombeau, tour de serge verte de six morceaux, 70 1, ; tenture de coton à fleurs de 3 morceaux formant 5 aunes, 10 1. Dans une petite garde robe ensuite, petite table de chene sur 4 pilliers, 20 s., une petite fontaine de cuivre jaune, 10 1.

Dans la salle du billard au 1er étage, un quinaula de noyer à trois tiers couvert de serge verte, 4 1. ; un petit canapé couvert de serge rouge, 10 1. ; 6 banquettes de noyer couvertes de mocade, 20 1. ; un coffre de chene à deux couverts et fermant à clef, 15 1. ; un jeu de billard de chene couvert dedrap vert, 4 masses de bois des Indes, garnyes au bout d’ivoire, d’autres masses garnyes de buis, d’autres massés garnyes d’ivoire, 2 queux, 2 lacs, 11 boules de différente couleur, avec la couverture de toile peinte, 150 1. ; une autre quinola de noyer couvert de serge verte, 3 1.

Dans une chambre à costé du billard, appelée « Aurore, » une commode avec marbre et deux tiroirs garnye de cuivre doré 48 1.; un lit de noyer garni, une courtepointe aurore, composée de 12 morceaux, y compris un soubassement, 3001. ; table de toilette avec garniture aurore 501. : un petit cabaret et un petit écritoirc garni de ses ustensiles, 100 s. ; un trumeau eu

2 glaces à cadre doré et son chapiteau à personnage, 150 1. ; un feu, 12 1.; 2 fauteuils d’aune de coton à fleurs, 16 1. ; 2 rideaux de coton à la fenêtre, 16 1. ; 7 fauteuils de bois doré garni de tapisserie et petits clous de cuivre doré, 100 I. Dans la garde-robe à costé, petite table de guinier avec 2 tiroirs aux 2 bouls et pot de faillance, 30 s. ; table de nuit avec marbre, 2 pots, un siège de commodité couvert de tapisserie et sa cuvette, 8 1. Dans un cabinet au dessus de la d. garde robe, une pelilc commode de noyer à 4 tiroirs garnie de cuivre doré, 15 1. ; un petit lit à tombeau, lourde coton à carreaux, 50 1. Dans un autre cabinet à costé delà chambre « Aurore, » petite table dechenc, 20 s. ; lit à tombeau garni, lourde coton à grain d’orge de 7 morceaux, 55 1.

Dans une chambre au second étage, au dessus de l’antichambre de la salle d’assemblée, ayant une croisée du costé de la grande terrasse, pelilc table de guinier sur 4 pi Hiers, 30 s.; paire de chenet de cuivre jaune, 10 1. : commode de bois de placageà 4 tiroirs garnie de cuivre doré, 80 1. ; couchette de chcne, courtepointe et housse de moire de soie verte de 13 morceaux y compris les soubassemens, 230 1. ; un miroir à cadre doré, 20 1. ; un tableau à personnages avec cadre doré, 30 1. ; un trumeau en 2 glaces avec son chapiteau de bois doré à personnages, 90 1. ; un nouveau fauteuil de noyer couvert de tapisserie, 4 1. ; une table de toilette garniede moire desoye verte, 40 1. ; 6 sièges de noyer à pied de biche couverts de moire verte. 40 1. Dans un cabinet à costé, une couchette de chene, courtepointe de serge grise et soubassement, 60 1. Dans une garde robe donnant sur la cour, divers vases de faience.

Dans une chambre au 3e étage, nommé le « Pavillon rouge, » à cheminée une croisée au nord et 1 autre au vent d’abas, table de noyer sur 4 pilliers, 30 s. ; couchette de noyer ferrée à vis de fer, housse de serge verte, 100 1. . couchette à tombeau de noyer, tour de lit de taffetas d’Angleterre presque usé 45 1. ; table de toilette de sapin, 30 s. ; miroir de toilette àcadre rouge, 100 s. Dans un cabinet à costé, ayant vue en corne ronde du costé du levant, table de chêne sur 4 pilliers, 20 s. ; table servant de bureau en noyer, 30 s. ; un lit à tombeau de noyer, tour de serge verte bordée d’un ruban jonquille de 7 morceaux, 60 1. Dans une chambre audessous de horloge, table en chêne sur 4 pilliers. 20 s. ; un lit à tombeau de noyer, tour en serge verte, 55 1. Dans un petit cabinet à costé du gardemeubles ayant une ci'oisée qui donne sur la cour au 3* étage, une couchette de chêne, 15 1.

Dans le garde-meubles, une tenture de toile de coueti à verdure et personnages, de six morceaux, contenant 22 aunes représentant une Chasse, 132 1 ; une housse de lit de taffetas d’Angleterre à grande rivière de différente couleur, de 13 morceaux, avec son impériale chantournée et verge tournante, 40 1. ; 6 fauteuils de noyer, couverts du mesme taffetas que dessus, 30 1. ; une housse de serge verte de 4 morceaux avec ses boucles de cuivre, 201.; un morceau de tapisserie contenant 2 aulnes verdure semblable à celle de la chambre qui est au-dessus de celle où loge Monsieur l’archevesque, 24 1. ; 2 lits de sangle, 40 s. ; 2 coussins de toile à carreaux, 3 1. plusieurs anciens meubles dedifférente espèce, 50 1. : 6 pantes de lit de serge bleue doublée de toile, et 3 autres de la mesme couleur, 40 s,

DOCUMENTS ANNEXES

Dans une chambre à l’étage en mensarde avec une croisée sur la terrasse, une table de chêne sur 4 pilliers, 20 s. ; un fauteuil de bois doré couvert de coton à fleurs, fauteuil et chaise d’aune à jonc, 40 s. un feu de fer, 8 1.; un miroir de toiieLle à cadre de bois peint, 100 s. ; une couchette de noyer, courtepointe et housse de damas jaune bordé d’un ruban blanc de soye, de 13 morceaux, 180 1.; une tenture de coton à fleurs de 10 aunes, 20 1. Dans une petite garde-robe à costé, fermée d’une cloison de chêne, une couchette à tombeau, couverture de serge verte, 70 1.

Dans une chambre haute ayant vue sur la grande allée, au-dessus de la chambre de M|||e la princesse de Conty, une table de sapin, un miroir de toiletleet ustensiles, 30 1. ; une couchette de noyer, courte pointe penteset soubassemens en coton brodé de chenilles et fleurs, verge tournante, fourreau de damas de Gaux, 150 1. ; feu de fer, 10 1. ; 4 fauteuils de noyer couverts de toile coton à découpure, 20 l. ; un trumeau à cadre doré, 70 1. Dans la petite garde robe à costé, ayant une croisée sur la d. terrasse, quelques vases, 100 s. Dans une garde robe acheminée à costé de la d. chambre une table de noyer avec tiroir sur 4 pilliers, 40 s. ; une grande couchette de noyer, toile de coton à fleurs 30 1. ; lit à tombeau, tour de serge verte, 55 1.

Dans la chambre d’au-dessus du sieur abbé de Gorre, ayant une croisée aulevant, une couchette de chêne, 10 1. ; une autre, 15 1. Dans une chambre ou couchoit le cuisinier, table de noyer, 30 s., lit à tombeau, tour de serge jaune, 55 1. Dans une autre chambre à costé d’icelle où logeait Leffevre ayant vue au levant et sur la cour, une table de noyer, 10 s.; un lit à tombeau, tour deserge jaune, 40 1. — Dans une autre chambre d’entre le s1' abbé de Gorre une mauvaise couchette de chene, 101. Dans la chambre de rnond. sr de Gorre ayant une croisée au levant, une table de chêne avec tiroir sur 4 pilliers, 30 s. ; une autre table de noyer, 4 1. ; un lit à tombeau, tour de serge verte, 70 1. ; 0 feuilles de paravent couvert de coton à fleurs, 30 1. fauteuil de noyer, couvert de tapisserie, 40 s. ; armoire de chêne à deux battans,30 1.; autre petite armoire de chêne, 15 1. ; 6 chaises de frêne foncées de jonc, 3 1. ; bureau de chêne à deux fenêtres et trois tiroirs, 15 1.; 2 chenets de fer à pomme de cuivre jaune, etc., 4 1.

21 février. — Dans la salle à manger en dosme et figures, 18 chaises et 1 fauteuil d’aune foncé de jonc, 3 1.; une grande table de différent bois brisée, 40 s. ; autre table de chêne aussi brisée, 40 s. ; un faeton en forme de calèche sur ses 4 roues peint en vert garni de son essieu de fer, de coussin en maroquin et son fourreau de toile, 100 1.; un lustre de fera 0 branches 100 s. ; 2 petiles clochettes de métal de différente grandeur, 40 s. Dans un buffet de chêne peint en blanc à deux batlans en bas : 2 pots de faillance, 29 petiles bouleilles de verre, 31., 5 caralTes et 10 petits seaux aussi de verre blanc, 4 1., un cent de verre fins, 6 1., 2 réchaux de cuivre argenté garnis de leur lampe, 10 1., 2 seaux, de cuivre peints en jaune à fleurs, 12 1., 4 autres seaux de différente grandeur de cui\re jaune peint en noir à fleurs, 24 1., 3 autres seaux défaillance garnie de cuivre jaune, 4 1. ; 36 demi bouteilles de liqueur de différente espèce, 18 1. ; un service de cuivre argenté garni de petits chandeliers aussi de cuivre argenté dans un étui, 100 1.

Dans la salle d’assemblée, une table de chêne à 2 tiroirs aux deux costés, sur 4 pilliers, 30 s.; un quinaula de chêne, couvert de serge verte sur 4 pilliers, 4 1. ; un autre quinaula de chêne id., 6 1. ; un autre quinaula de chêne à pied de biche à 4 tiroirs aux 4 costés, couvert d’un tapis vert, 10 1. ; un autre petit quinaula de chêne sur 4 pilliers garni de tapis vert, 100 1. ; une table de bois noir faite en triquetrac garnye de ses dames d’ivoire, cornet, chandelliers de cuivre argenté, couverte de maroquin, sur 4 pilliers, fermant à clef garnye de cuivre doré, 15 1. ; une paire de chenets de cuivre jaune, etc. 8 1. ; une table de marbre sur ses pilliers de bois doré, 80 1. ; un trumeau en 2 glaces avec son chapiteau h personnage de bois doré, 2001. ; une autre table de marbre sur ses 4 pilliers dorés, 80 1. ; un grand trumeau en 2 glaces, avec son chapiteau à personnages, h cadre de bois doré, 250 1. ; 2 rideaux de fenêtre de coton de la première croizée en entrant, 20 1. ; 2 autres rideaux delà 2« croizée, 20 1. ; 2 autres rideaux aussi de fenêtre, de colon, 20 1. ; un tableau à cadre doré représentant deux figures de mignature, 50 1. ; une commode de bois de placage garnie de cuivre doré avec son dessus de marbre, 100 1. ; un trumeau à 2 glaces avec son chapiteau & personnages à cadre de bois doré, 200 1. ; un cabaret de bois d’ébène, 8 tasses à calfé avec soucoupes de verre fin, garni d’une texture de terre fine, un bourgeoir de bois avec 2 chandeliers argentés, une petite boite de sapin dans laquelle s’est trouvé un Juiderché (P) 6 1. ; un tableau à cadre de bois doré représentant deux mignatures, 50 1. ; une table de marbre sur ses 4 pilliers de bois peint en jaune, 40 1 ; sur laquelle une boisle de bois peinte en rouge en laquelle s’est trouvé un de coüagnolles avec son saché de taffetas vert, 40 s. ; un trumeau à 2 glaces avec son chapiteau à personnages à cadre de bois doré, 250 1. ; 2 pupitres de bois de noyer, garnis de leur bougeoir de cuivre argenté, 10 1. ; petite commode de bois de placage à 3 tiroirs, garnie de cuivre doré et dessus de marbre, 40 1. ; un trumeau à 2 glaces avec chapiteau à personnages, cadre de bois doré, 200 1. ; un grand trumeau au dessus la cheminée de la salle d’assemblée, à cadre de bois doré, 300 1. ; un tableau vitré à cadre doré en oval représentant un saint Cloud, 10 1. ; 2 tableaux de bois doré en paysage de différente grandeur, 301.; 2 estampes, l’une à cadre de bois noir vitrée, et l’autre de bois doré, et une vitrée à cadre de bois rouge,

4 1. ; 4 fauteuils de noyer et leur coussin en maroquin, 10 1.; 4 baromètres, 40 s. : 2 fauteuils de noyer à velours jaune, 30 1.; 4 autres fauteuils de noyer, à tapisserie, 00 1. ; un autre fauteuil de noyer à tapisserie et 2 petites chaises de noyer à satin à petites rayures, 15 1. ; un fauteuil d’aune à trois coussins de coton à grain d’orge, G 1. ; autre fauteuil et chaise d’aune de colonà fleurs, 0 1. ; une pendule de cuivre jaune avec ses poids, 80 1. ; un lustre de cristal et ses bougeoirs argentés, 150 1. ; 4 statues de plâtre doré, 0 1. : 5 coussins de coton à pelites rayures, 24 1. ; 2 oreillers de colonnade à petites rayures, 8 1. ; un canapé de noyer couvert de tapisserie, 80 1. ; 2 cartes géographiques avec cadre de bois peint en noir, 8 1. ; 3 cuvettes de faillance et pot garni de couvercle rond, 10 s.

Dans une petite garde-robe à coslé, petite table de noyer sur 4 pilliers, G 1. ; 4 gardevant de verre fin et 4 chandeliers de cuivre argenté, 30 1. ;

5 feuilles de paravant de serge verte, 40 s. ;un porte voye (?J de fer blanc et

DOCUMENTS ANNEXES

un autre petit, avec une verge de fer, 20 s. ; 4 mestiers à broder de chêne, un dévidoir et un guindé (?) 10 1. ; un petit rouet à filer garni d’échevau, 4 1. ; un basson de musique, 20 s.; une tenture decoton à bandedeô aunes, 10 1,; un triquetrac, 40 s. ; 10 pots à fleurs de faillance, 20 s. — Dans une anti-chambre a costé de la salle d’assemblée, un quinaula de chêne à serge verte, 8 1. ; bas de buffet de noyer à 2 fenêtres, 10 1. ; 5 bastons d’alignement ferrés avec 18 connis de différent bois, 30 1. ; tableau contenant le plan de Véretz à cadre doré vitré, 100 s. : carte géographique en cadre de bois noir, 10 1. ; un morceau de tenture de coton cà fleurs de 2 aunes, 3 1. — Dans une autre chambre à costé de la salle à manger, un feu de fer, 8 1. ; un clavesin. 70 1. ; une petite chaise roulante à 3 roues avec siège et marche en maroquin rouge, 24 1. ; 5 fauteuils de tapisserie et 4 de coton à fleur, en noyer, 50 1. ; une armoire où 2 alambics et d’étain et fer blanc, 20 s. ; 6 pots de faillance et plusieurs verres, alambic et 3 petits réchaux de tôle avec lampe, 40 s. ; un cadre de bois doré représentant une Turquesse, 40 s.

Dans la chambre de Mmc la duchesse d’ Aiguillon, à cheminée, 2 croisées une du côté de la cour, et l’autre sur la grande terrasse, commode de bois de placage à 4 tiroirs, cuivre jaune et marbre, 801. ; 4 rideaux de fenêtres de coton à carreaux, 40 1. ; autre commode pareille, 80 1. ; feu de fer, 121. ; trumeau à 2 glaces et son chapiteau à personnages à cadre doré, et deux bougeoirs ornés de fleurs vertes, le tout en cuivre jaune peint en vert avec leur lampion de verre, 180 1.; 4 grands tableaux à cadre doré en paysage et port de mer, 120 1. ; une pendule à réveil et scs poids, 50 1. ; une couchette de noyer ferrée à vis, garnie de son sommier de crain, un matelas, le tout ensouillé de toile à carreaux, un autre matelas ensouillé de toile de futaine, rempli de laine, un lit et un traversin de plume cl’oie ensouillé de couety, 2 couvertures de laine blanche barrée de bleu et rouge, une housse de damas cramoisi en façon de Gènes, de 12 morceaux, une courtepointe pareille ; 8 fauteuils de bois en jaune, du même damas, 500 1. ; 2 fauteuils de noyer en satin à petites rayures, et 3 coussins couverts de flanelle, et écran, 16 1. — Dans la garde robe à costé, deux carré de bois peint en jaune et rouge, à chacune une fenêtre, fermant à clef, 12 1. ; un fauteuil peint en jaune à maroquin rouge, 12 1. ; un grand seau, 2 tasses à caffé, caffetière et soucoupe, 5 pots et cuvette, 4 1.

Dans une garde robe a costé de la chambre où logent les filles de chambre de Mn|e de Conty, table de chêne sur 4 pilliers, 30 s.; 4 fauteuils de noyer à pied de biche, de serge rouge, 12 1.; 2 fauteuils d’aune, etc., 20 s.; un lit à tombeau, tour de coton à petits carreaux, 60 1.; tenture de serge rouge de 13 aunes en 6 pièces, 20 1. Dans une chambre servant, de toilette à Mmc de Conty, table peinte en gris couverte de maroquin à 3 tiroirs à cuivre jaune sur 4 pilliers, 2 petites tables et un pupitre, 3 1.; table de toilette garnie de serge rouge avec voile de damas cramoisy galonné d’or, miroir et 2 petits chandeliers de bois doré, etc. 50 1. ; autre miroir à cadre de bois peint rouge, 8 1. ; 4 rideaux de fenêtre de coton à fleurs, 24 1.; 6 fauteuils de noyer peints en jaune couvert d’un damas en soie et argent, 120 1.; trumeau à 2 glaces et son chapiteau à cadre de bois doré, 1501.; petit trumeau à cadre de bois doré, 20 1.; duchesse de noyer avec son matelas de crain et son oreiller couvert

de panne rouge, 60 1.; petite table de marbre sur son piédestal ; miroir cà cadre de bois doré, 15 1.; une cerinet de noyer garnie de ses ustensiles, 15 1.; une serpette, son étui et son ceinturon de chamois, le tout garni d’argent, 3 1. ; bougeoir de cuivre argenté et écritoire de marbre noir, 40 s. Dans un petit cabinet de commodité, appelé le primé, ayant une croisée au nord et une autre d’abas, carrelé de faïence de différente couleur, siège de noyer, cuvettes, etc. 14 1.

Dans la bibliothèque, table à écrire servant de bureau couverte de maroquin noir, 24 1 ; feu de fer, 15 1. ; trumeau à 2 glaces avec cadre et chapiteau de bois doré, 200 1. ; marchepied de chêne et 2 chaises d’aune, cadre de bois doré, 100 s. — Dans le laboratoire une pierre d’aimant enlevant une pierre de quatre livres, 30 1.; la machine pneumatique, 72 1.; une roue vernissée avec plusieurs poullies pour lever des fardeaux, 12 1.; un microscope, 60 1.; un télescope, 60 1. ; la machine de M. de la Garrais avec 8 vasses (:') 24 1.; un miroir ardent sur son pied, 20 1.; le tour a fugues de M"° de Maubois, 200 I. ; le tour à pointe, 30 1. ; roue à tailler les cailloux, 24 1. ; tous les outils de différente espèce tant pour les tours que piour les cailloux et servant à la farmacie, 120 1.; 8 tables servant à différents usages du d. laboratoire, 80 1.; le tour à tourner les métaulx avec ses outils, 10 1. ; moulin à tabac, 6 1. ; pierre à broicr chocollas avec son roulleau d’affut, 48 1. ; une chambre noire, 6 1. ; un poys roullant de terre garni de fer, 6 1. ; un mortier de bronze et un de cristal, 9 1.; différens alambiqués, bouteilles et vases de chimie tant en verre qu'en poterie et autres ustensiles dépendant du laboratoire, 30 1.; des balances de cuivre jaune avec leur pied et verge de fer, 12 1.; clef de fontaine ou gros robinet bronze, 30 l. ; étui d'ivoire contenant des coquilles à couleur, 3 1.; trébuche! dans son étuis, 3 1.; fontaine et sa canette de cuivre rouge, 40 1.; étui de matématique, 24 1.; grande règle de cuivre et grand compas, 10 1.; grande boiste d’encre de chine, 100 s.; petit niveau à l’eau, 6 1.; un demy-cercle d’arpenteur, 18 1. ; un niveau d’eau, 12 1. ; boussole, 3 1.; anneau astronomique, 9 1.; cercle à pinül avec sa boussole, 12 1. ; 5 lunettes d’approche tant grandes que petites, 100 1.; grande lunette d’observation en ver blanc, 50 1.; 3 alambics, un de cuivre rouge, et 2 de cuivre jaune, garnis de bois, rechaux de tôle, et un autre de cuivre jaune, 50 1.

Dans une chambre en mansarde au-dessus de l'orangerie avec croisée au midi, table de chêne sur 4 pilliers, 30 s.; lit à tombeau, tour de coton à petits carreaux, 60 1. Dans celle-ci et une chambre suivante, il y avait 55 setiers de froment à 10 1. le selier, 24 setiers d’orge à 8 1. le setier, moulin à blé, 15 couchettes de bois. — Dans la chambre du suisse, à 1 entrée de la grande porte, couchette de chêne. Puis descendu en l’orangerie d’audessous d’où nous sortons, il s’y est trouvé 80 orangers et citronniers dans leurs caisses, appréciés 1,600 1. Dans l’écurie aux chevaux ayant une porte du costé du Cher, coffre, etc. Dans le pressoir, 45 poinçons neufs, 135 1. etc.

23 février. — Sous une petite remise qui donne sur la grande terrasse du chasteau, une petite chaise roulante peinte en bleu avec ses 4 roues et ressorts, garnie de pluche rouge, appréciée avec les équipages, 250 1. Dans

DOCUMENTS ANNEXES

le cabinet de repos situé dans le parc, grand lit de noyer avec 4 oreillers et couverture de coton à fleurs, 50 1. ; trois banquettes de même, 20 1. Dans la ménagerie, table de chêne, 40 s. ; lit de chêne à couverture de mocade, 20 1. ; 3 banquettes de noyer en mocade, 20 1. ; 2 fauteuils d'aune en jonc, 10 s.; 24 sièges d’ozier de différente grandeur, 40 s. Dans les écuries de la d. ménagerie: 2 bœufs, 120 1.; 2 taureaux de 3 ans et 18 mois, 74 1.; 0 taures, 1 1 vaches. Dans la boulangerie, 2 tables, mette, couchette, etc. — Dans le parc, 8 milliers de charnier à 12 I. le mille; 400 toises de bois d’équarrissage à 8 s. la toise; 5 toises de madriers a 12 1. la toise; 6 cordes de bois de chauffage à 10 1. la corde; 900 bourrées à 0 1. le cent.; souches, 100 1.

Objets à la garde du s' Pesche comme concierge: 12 chandeliers neufs de similor, 60 1. : 2 autres douzaines, 72 1. ; 2 girandoles avec leurs chandeliers, 2 bougeoirs à girandole et 3 bougeoirs, le tout de cuivre argenté, 20 1. ; 4 chandeliers en cuivre jaune argenté, 20 1. ; 28 autres chandeliers de cuivre argenté de différente grandeur, 50 1. : bassinoire de cuivre jaune, 4 1. ; 1 3 petits chandeliers de cuivre jaune, 10 1. ; 12 bras de cuivre jaune à 2 branches, 20 1. ; 4 draps de maître de toile de lin sans couture, et 2 de 2 aunes de large sur 4 de long, 60 1. ; 52 autres draps de lin, et nombre de draps de toile de brin et commune ; 7 grandes napes damassées de 3 aunes de long sur 2 de large, 28 1.; 8 vieilles napes damassées, S autres tant bonnes que mauvaises, 5 autres petites de toile ouvrée; 19 douzaines de serviettes de toile damassée ou ouvrée dont plusieurs de demi aune de large sur une aune de long, et linge commun, ainsi que des pièces de serge, de coton, des pentes et garnitures de taffetas d’Angleterre : 5 pièces de tenture de toile grise à bande de toile de coton à Heurs, etc.

Dans la grande cave sous le château : 34 poinçons de vin de la récolte dernière, savoir 21 pièces de blanc et 13 de rouge, à 50 1. la pipe, 850 1. ; un poinçon de vin de Budasse, 150 1. ; 3 poinçons un quart de Grave, 500 1.; 37 bouteilles de Champagne, 37 1 ; 9 bouteilles de Cahors blanc, 6 1. ; 20 bouteilles de Coste Rostyc, 30 1. ; 17 bouteilles de Syracuse, 24 1. : 16 bouteilles de Chypre, 24 1. ; 29 bouteilles de Frontignan, 45 1. : 45 bouteilles de vin des Pasques, 80 1 ; 7 bouteilles de Malaga, 28 1. ; 9 demi bouteilles d'eau de vie, 6 I.; 190 bout, de l’Anjou, 190 1.; 95 bout. d’Aiguillon, 95 1. ; 2S6 bout, de Jurenson, 286 I. ; 00 bout, de Cahors rouge, 45 1.; 200 bout, de verre double, 30 1.

Au moulin banal. La Cabane verte attachée près le d. moulin estimée avec tous ses ustensiles 200 1. — Ecurie du château : jument pommelée, 90 1.; petit cheval gris, 50 1.; poulain marron de 4 ans, 150 1.; petit phacton avec ses roues et son coussin, 20 1., etc.

Le 24 février, après avoir achevé l’inventaire du château et des dépendances immédiates, les experts se transportèrent aux métairies de la Gangnerie, de ’Villiers et de la Bretonnerie ; puis « au chasteau et prévôté de Larcé, s où l'on trouve notamment 80 moutons, brebis et agneaux estimés, 320 1 , dont moitié pour le seigneur de Véretz.

Pour l’estimation des livres de la bibliothèque, le 3 mars, Mathieu Masson, libraire à Tours, assisté des fondés de pouvoir, fut chargé de faire

l’inventaire et de dresser le catalogue complet. Le montant de l’inventaire total s’élève à 41,580 livres 3 sols.

Le cahier se termine ainsi : « Fait et passé au d. chasteau de Veretz, le 3 mars 1750. (Signé) M. Masson, L. Pèche, Bruère (2) Pouillard, Belluot notaire. — Contrôlé à Tours le 4 mars 1750, reçu 98 1. [ Etude de M" Guillonneau, notaire à Saint-Avertin.}

Autre inventaire du château. — Les Archives d'Indre-et-Loire conservent un inventaire du château qui ne porte pas de date. L’écriture et diverses indications nous permettent de le placer au xviiiu siècle et très probablement dans la seconde moitié; peut-être fut-il rédigé lors de la mort du duc Emmanuel en 1788. Il diffère de celui que nous venons de donner et nous serions tentés de l’insérer ici; mais pour ne pas étendre trop ce volume, nous ne ferons qu’en extraire quelques renseignements utiles que l’on ne trouve pas ailleurs.

Il y est fait mention de la salle de billard en haut, de l’appartement de la duchesse d’ Aiguillon, de l’appartement de Mlle de Boulainvilliers où a logé Mine Preuilly, de la salle de billard d’en bas, des chambres du roi, du crucifix, de l’archevêque de Tours, de l’appartement de M l’abbé des J unies au niveau de la cour auprès du petit escalier, de l’appartement où a logé M. Burdin, de plusieurs chambres « de maître », de l’appartement de M"ie la princesse de Conti, de la grande chambre où a logé M,ne de Montmorency, de celle du capitaine des gardes, des pavillons rouge et vert, des chambres de M. de Gorre, du maître d’hôtel, du cuisinier, du rôtisseur, de M. Boyer, de M. Lefevre, du charpentier, du vitrier, du garde, du garçon d’office, des cabinets de la ménagerie et du réservoir. La pièce se termine par le détail de la vaisselle que nous transcrivons :

État de la vaisselle d'argent. — Deux terrines ou pots à oreilles à potage avec leurs couvercles. Dix-huit plats, dont dix ronds et huit longs, de différentes grandeurs. Deux petits caissons carrés pour les hors d’œuvres. Quatre douzaines d’assiettes dont plusieurs sont percées. Deux douzaines de culières. Deux douzaines de fourchettes. Deux douzaines de couteaux à manches d’argent. Deux grandes cullières à potage. Huit culières à ragoût. Six petites culières à café. Deux saucières. Une cafetière. Quatre seaux d’argent d’Allemagne. Un surtout argenté avec sa garniture. Neuf plateaux de glaces dont les montures sont de cuivre argenté. Cinq pochettes de cuivre rouge de différentes grandeurs. Une grande culière et deux écumoirs de cuivre rouge. Trois caffetières de cuivre et une de fer blanc, un mortier de marbre. Quatre feuilles de cuivre rouge et plusieurs moules de fer blanc pour l’office. Plusieurs pièces de fayence, de porcelaine et de cristal pour le service du fruit. Uncpoelle et un moulin de fer à caffé.

Les bords du Cher en aval du château de Vcretz.

Bibliothèque du duc Armand d Aiguillon

[Inventaire dressé par ordre de format en 1750]

Index librorum clarissimi DD. ducis d’Aiguillon, regiæ scientiarum Academiæ, dum vixil, honorarii academici, qui extant in musæo caslri de Verets in pago Luronensi supra Garim positi; et quorum non in ordinc maleriarum, scd per seriem forma voluminum dcscriptio sequitur :

In-folio. — Commentaire littéral sur les livres de l’Ane, et du Nouv. Testament, D. A, Calmet, Paris, 1742, 9 v. Dictionnaire historique, critique, chronologique, géographique et littéral de la Bible, du mesme, d. P.(*) 1730, 4 vol. lig. Physique sacrée, ou histoire naturelle de la Bible, traduite du latin de Sçheuchzer, lig. gravées par Pfessel, Amsterdam, 1733, 8 v. Magnum Bullarium romanum a Leone Magno usque ad Clemcntcm X, Ludg. 1673, 5 v. Epistolarum Innocentii 111 libri undecim, a St. Balusio, P. 1682, 2 v. Histoire des Cardinaux français, And. du Cliesne, 1660. Report et pièces justificatives du procès-verbal des agens du clergé de France depuis 1710 jusqu’à 1735,9 v. Histoire ecclésiastique de la Cour, du Peyrat, P. 1645.

De origine et progressu monachatùs, ab Hespiniano, lig. 1609, vélin.

(1) A/in de donner moins d’étendue, nous avons mis en abrogé certains noms, en particulier le lieu d’impression des ouvrages; pic exemple, nous avons, écrit P. pour Paris, v. pour volume.

Histoire des Juifs de Fiave Joseph, Am. d’Andilly, P. 1670, 2 v. Histoire de Thucydide de Scyssel, P. 1559. Histoire Paliadienne, Colet, P. 1555. Histoire du différend entre le pape Boniface VIH et Philippe le Bel, P. 1655. Histoire universelle du sieur d’Aubigné, Maillé, 1616, 2 v. Vies des hommes illustres de Plutarque, par Amyot, Genève, 1610. Annales d’Aquitaine, J. Boucher, Poitiers, 1644. Histoire de la guerre de Flandre de Strada, du Ityer, 1649, 2 v. Médailles sur les principaux événemens du règne de Louis le Grand avec des explications historiques, P. 1723. Le sacre de Louis XI, üg. Maxima Charla, maroquin. De la connoissancc et merveilles du monde et de l’homme, Dompmartin, P. 1585. Atlas cœlestis, seu liarmonia macrocosmica, ab Andr. Cellario Palatino, Ams. 1662, cum iconibus depictis, carta magna, velin. Le Temple des Muses, figur. de B. Picart et autres, Amsterdam, 1742. Voyages de Corneille Le Brun, Ams. 1718, fig. 2 v. Défense des privilèges de l’église de Saint-Martin de Tours contre Msr d’Hervault, P. 1708. Les Interests des papes, empereurs, roys, princes d’Etals de l’Europe et de l’Asie, manuscrit. INouveau système du Monde ou Entretiens de Toliamède, philosophe indien avec un missionnaire français, manuscrit. La Vie et l’Esprit deSpinosa, de Boulainvilliers, manuscrit.

Musique. — Zéphire et Flore, opéra mis en musique par Lully. Thésée, tragédie du mesme. Acis et Galatée, pastorale héroïque, du mesme. Phaëton, tragédie, du mesme. Le Triomphe de l’Amour, ballet royal, du mesme. Perséc, tragédie, du mesme. Achille et Polixene, tragédie, Lully et Collasse. Les Testes de l’Eté, ballet, Monteclair. Cantates françoises, mises en musique par Glérambault.

[n-quarlo. — Biblia sacra vulg. P. 1702, Vitré. La Religion chrétienne prouvée par les faits, abbé Holteuvillc. P. 1722. Traité de la perfection du chrétien, cardinal de Richelieu, Vitré. Vie du B. Robert d’Arbrissel, Pavillon, Saumur, 1667. Histoire du Concile de Pise, par Lenfant, Utrecht, 1731, 2 v. üg. Relation de ce qui s’est passé dans le Concile provincial d’Embrun, avec diverses pièces, P. 1728. Lettre des sept evesques sur l’arrest du Conseil d’Eslal du 19 avril 1722. Histoire delà guerre des Hussiles et du Concile de Basic. Lenfant, Utrecht, 1732, 2 v. fig Déploration delà mort de Madame Anne de France, duchesse de Bourbonnois, en vers. La Vérité des miracles opérés à l’intercession de M. de Paris, de Montgeron, 1737, fig. Histoire de France, Daniel, P. 1722, 7 v. Historia delle guerre civili di Francia, di Cal. d’Avila, in Lionc, 1641. Histoire des guerres civiles des Espagnols dans les Indes, Baudoin, 1650, 2 v. Catalogue des connétables de France, avec les Mémoires de la Gaule Aquilanique, de la Haye, 1455. Vie du cardinal d’Amboise, le Gendre, Rouen, 1724. Délia guerra di Fiandra descritta dal. card. Bcntivoglio, in Colonia, 1633, parchemin. Histoire de M. Bertrand Du Guesclin, Ménard, P. 1618. Versailles immortalisé elc.de Monicart, P. 1720, 2 v. fig. Les antiquités romaines de Denis d’Halicarnasse, trad. par Bellangcr, P. 1723, 2 v.

Philostrate de, la vie d’Apollonius de Thiane, Bl. de Vigenere, P. 1599. Discours historique sur le mariage d’Ansbert et de Blithilde, prétendue fille du roy Clotaire I ou II, Chantereau. P. 1647. De l’esprit des lois, M. Genève, 2 v. Institution d’un prince, Duguet, Londres, 1739. Généalogie de la mai-

DOCUMENTS ANNEXES

son de Sencclerre, Fayon. Traite général des subsistances militaires, Dupré d’Aulnay, P. 1744. Histoire et mémoires de l'Académie royale des sciences depuis son establissemenl, P. 1733, 63 v. Table alphabétique des matières contenues dans l’histoire et mémoire de l’Académie r. des sciences, par Godin, P. 1734, 5 v. Recueil des pièces qui ont remporté les prix delà susd. Académie depuis leur fondation, P. 1732, 5 v. Machines et inventions approuvées par l’Académie r. des sciences depuis son establissement, par M. Gallon, P. 1735, 6 v. fig. Tables astronomiques du soleil, de la lune, des planeltcs, Cassini, P. 1740. Elemens d’astronomie, du mesme, P. 1740. Nouveaux traités de trigonométrie rectiligne et sphérique, Deparcieux, P. 1741. Essai sur les probabilités de la durée de la vie humaine, du mesme, P. 1746. L’art de convertir le fer forgé en acier et l’art d’adoucir le fer fondu, de Reaumur, P. 1 722, fig. Mémoires pour servir à l’histoire des insectes, du mesme, P. 1734, G v. fig. Histoire naturelle générale et particulière avec la description du Cabinet du Roy, Bufi'on et Daubenton, P. 1749, 3 v. fig. La lithologie et la conchyliologie, P. 1742, fig. Traité d’optique du chevalier Newton, Coste, P. 1722, fig.

Descriptions et usages de plusieurs nouveaux microscopes, Joblot, P. 1718, fig. Construction d’un télescope de reflexion, P. 1738. Méthode pour faire une infinité de desseins difTérens, S. Touchet, carme, P. 1722. Recherches sur la cause et la véritable théorie de l’électricité, Bosse, Wittembcrg, 1745, brochure. La figure de la terre, Bouguer, P. 1749, fig. Traité du navire, de sa construction et de ses mouvemens, du mesme, P. 1746. Traité de la fabrique des manœuvres pour les vaisseaux, du Hamel du Monceau, P. 1747, fig. Hisloire générale de la marine, P. 1744, 2 v. Academiæ Cæsareo-Leopoldinæ curiosorum ephemerides, etc. Fraucofurti, 1712, 5 v. fig. Disserialiones physicæ de igné, pâtre Casalo, Francofurti, 1688. Les usages du cadran à aiguille aimantée, Tarde, P. 1621, parchemin. L. Bellini exercitationes anatomicæ, Lugd. Bat. 1711, parch. Traité des maladies des femmes grosses, Mauriceau, P. 1721, 2 v. fig. De morbis venereis lib. sex. Astruc, P. 1736. Pharmacopée universelle et traité universel des drogues simples, Lemery, P. 1716, 2 v. Agriculture et maison rustique de Liébault, Rouen, 1676. fig.

Œuvres de Tacite, d’Ablancourt, P. 1658. Œuvres de M. de Voiture, P. 1656. Œuvres de M° François Rabelais, Le Duchat, Ams. 1741,3 v. fig. Œuvres de Clément, Jean et Michel Marot, La II. 1731, 4 v. Satyres et autres œuvres de Régnier, Lon. 1 733. Les Œuvres de M. de La Fontaine, Anv. 1726, 3 v. Debrii e soc. Jesu Syntagma tragædiæ latinæ, Anvers, 1593, Plantin. Atlas minor Gerardi Mercatoris ab Hondio, 1828. Plans et cartes des villes d’Artois, par M. le Chevalier de Beaulieu. Caries de la France par M. Cassini de Thury. Voyage littéraire de deux bénédictins de la Gongreg. de S. Maur, P. 1717. Hisloire générale des voyages, l’abbé Prévost, P. 1746, 6 v. fig. Relation du voyage d’Adam Alearius en Moscovie et Perse, P. 1669, .2 v. Relation du voyage des Indes, du mesme, de Wicquefort, P. 1679, 2 v. Voyage du Siam, Tachard. P. 1686, fig. Voyages en divers Estas d’Europe et d’Asie, p. Avril, P. 1692, fig. Journal des voyages de M. de Monconys, Lyon, 1665, 3 v. fig. Voyages et relations du chevalier Chardin, Ams. 1711,

3 v. fig. Voyages de Jean Struys, Àms. 1681, fig. Relation du voyage de Perse et des Indes de Thomas Herbert, P. 1663. Divers voyages de la Chine et autres royaumes de l’Orient, P. 1684. Voyage autour du monde, par George Anson, 1749, Àms. fig. Géographie historique, de Refuge, P. 1645, pareil.

Recueil de pièces choisies, 1735. Histoire des nobles prouesses et vaillances de Gallien restouré, Troyes, 1709, parch. verd. Histoire de Melusine, Troyes, 1669. parch. verd. Etablissement du Christianisme ou Reflexions critiques sur les argumens employés pour prouver la Religion chrétienne, manusc. Belle et grande projection, manuscrit. Particulier véritable touchant la magnésie des philosophes, man. 2 part, broch. De naturæ viribus et distilatione, man. Le ciel ouvert à tous les hommes, ouvrage curieux et intéressant, man. 1740. Sapientia veterum, sive doctrine eorumdem, man. cum iconibus depictis, Del Mercurio de Vittorio siri, in Casale 1643, seulement le t. H. Description de l’Univers, Manesson Mallet, P. 1643, 3 v., le 1er manque Petrus de Sancto Ncctorio ablati caste Dei, écrit, gothique. Margarita boni, manuscrit.

Musique. — Idomenée, tragédie mise en musique par Campra, P. 1712, Hesione, tragédie du mesme, P. 1700. Telephe, tragédie du mesme, P. 1713. Les festes Vénitiennes, ballet du mesme, P. 1710. Le jugement de Paris, pastorale, par M. Bertin, P. 1718. Arion, tragédie. Matho, P. 1714. Marlhesie, tragédie des Touches, P. 1699. Ulysse, tragédie, Desmarets, P. 1704. Manto la Fée, opéra, Stuclc, P. 1710. Aride, ballet, P. broch. Sonates à deux dessus deTorelio, P. 1723.

In-octavo. — Les témoins de la Résurrection de J.-C. examinés et jugés selon les règles du barreau. Le Moine, la H. 1732. Les Panégyriques des saints, Anselme, P. 1718, 3 v. Glypeus nascentis Font Ebroldensis ordinis, P. 1692, 3 v. 2 prem. en parch. Anti-Lucretius a Gard, de Polignac, d’Orléans de Rathelin, P. 1 747. L’Anli-Lucrèce du mesme, traduit par M. l’abbé de Bougainville, P. 1749. Les Enluminures du jeu de la constitution, 1722. Le Paradis terrestre, poëmé imité de Milton par Me de B. Lond, 1748, fig. La Ligue, poëme épique de Voltaire, Genève, 1723. Recueil de pièces fugitives en prose et en vers, du mesme, 1740. Sethos, et autres pièces de théâtre, P. 1739. Le J. F. P. comédie en prose et 3 actes, man. Don Quixolte de la Manca, par Miguel de Cervantes, en Àmberes, 1697, 2 vol. Le roman héroïque, Hedelin, P. 1670, 2 v. Mathilde, roman. L’éloge de la folie, Gueudeville, Ams., 1728, fig. Dictionnaire géographique portatif, Vosgien, P. 1747. Voyage de la rivière des Amazones, par M. de la Condamine, P. 1745. Histoire critique de l’âme des bestes, par M. Guer, Ams. 1749, 2 v. Elemens de botanique, Pitton Tournefort, P. 1694, 3 v. fig.

L’anatomie de l’homme, Dionis, P. 1715, fig. Anatomie chirurgicale, Palpin, P. 1734, 2 v. fig. P. Gasparis Schotti Magia universalis naturæ et artis, Bamberg, 1677, 4 v Cours de chimie, Lemery, P. 1713. Essai sur les principes de la physique, 1746, broch. Institutions de physique, P. 1740, fig. Elemens de la philosophie de Newton, de Voltaire, Ams. 1738, fig. Tables des sinus, tangentes, etc., Rivard, P. 1743. Théorie de la figure de la terre par M. Clairant, P, 1743. Elemens d’algèbre, parle mesme, P. 1746. Elémens

de géométrie, par le mesme, P. 1741, fig. La figure de la terre, par M. de Mauperluis, P. 1738. Discours sur la parallaxe de la lune, par le mesme, P. 1742, Discours sur les différentes figures des astres, du mesme, P. 1742. Astronomie nautique, du mesme, P. 1743. Récréations mathématiques et physiques, Ozanam, P. 1094, 2 v. fig. Les mesmes, P. 1735, 4 v. fig. Recueil des figures, groupes, thermes, fontaines, etc , de Versailles, P. 1094, fig. Horæ intemeratæ virginis Mariæ, velin, fig. Formules des remèdes selon le sentiment de M. B. manuscrit. Un autre manuscrit en maroquin rouge fermé à clef.

In-douze, — Le chemin de l’amour divin, etc., P. 1740. Le Pédagogue chrétien, d’Oultreman, P. 1084. La maison réglée, P. 1 092. Conceptos spirituales de Lcdesma, Barcelone, 1004. Guida de la vida espiritual, Fernandez, P. 1043. Discorsi morali di Agostino Mascardi, Turin, 1G29. La vie heureuse ou l’homme content, P. 1719, fig. Boelii consolalioncs philosophicæ lib. 5. a Vallino, Lugd. Batav. 1030. L’alcoran des Cordeliers, Ams. 1734, 3 v. fig. Défense de la grâce efficace, delà Brouë, P. 1721. Instruction pastorale de Msr l’archevêque de Tours sur la justice chrétienne, P. 1749. Lettre de M. à un de ses amis sur cette instruction. Réponse au ier avertissement de M. de Soissons, 1719, 2 vol. Lettres àM. Houtteville sur le livre delà Religion chrétienne prouvée par les faits, P. 1722, 2 v. Direction pour la concience d’un roy, Fénelon, la H. 1747. Maximes pour l’instruction du roy, P. 1718. Moralités curieuses, lemarq. de Châtres, Basle, 1741, parch. Remontrances faites au roy Louis XI sur les privilèges de l’église Gallicane, P. 1501, parch. Vie du Pape Alexandre VI et de César Borgia, Gordon, Ams. 1732, 2 vol. Médita tiones et Soliloquii, P. Permontoiro, P. 1045, parch. Redempcion del tiempo cantiro, Anvers, 1000, parch. Trattato del Amore di Dio, di Fonseca, parch. Voyage pour la rédemption des captifs, P. 1721.

Le parfait courtisan, Chapuis, P. 1585, parch. L’Innocence reconnue, de Ceriziers, Troyes, 1731, parch. verd. La Vie des trois Maries, Troyes, parch. verd. Vie de Sl-Hubert, Liège, parch. verd. L’Avocat du Diable, à S* Pourçain, 1743, 3 v. Vie de Mme de Longueville, Ams 1739, 2 v. Les Hommes de la Varenne, P. 1728. Emblèmes divers, Baudouin, P. 1059,2 vol. fig. Erasmi Collequia familiaria, Mercier, P. 1691, 2 v. Entretiens sur un nouveau système de morale et de physique, P. 1722. Nouveau Spectateur françois, la It. 1725, 2 v. Le Spectateur ou le Mentor moderne, Steel, 1722, Ams. 0 v. Le mesme, Ams. 1741, 6 v. parch. verd. Dialogues des morts de Fénelon, P. 1718, 2 v. Histoire critique des pratiques superstitieuses. Le Brun, P. 1732, 3 v. fig. Histoire critique de la philosophie, Deslandes, 1737, Ams. 30. Traité des cérémonies superstitieuses des Juifs, Spinosa, Ams. 1078, Essai historique et philosophique sur le goût, Ams. 1730. Essai sur la nécessité et les moyens de plaire, P. 1738. Essai sur les erreurs populaires, P. 1733, 2 v. L’Utopie de Thomas Morus, Ch. d’Aug. Gueudeville, Ams. 1 730 fig. Traité des discussions entre les nobles et le peuple à Athènes, Rome, etc. Swift, 1733. Diversités curieuses, P. 1097, 2v. Erasmi Paraphrasis in Ev. sec. Joannem, 1523, Bâle, 5 v. Froben. Oraisons funèbres, Fléchier, P. 1091. Entretiens sur les anciens auteurs, Algay, P. 1096. Traité des maladies les plus fréquentes et de leurs remèdes, Helvetius, P. 1727, 2 v. Système des

fièvres et des crises, Falconet, P. 1723. Nouveau traité des maladies vénériennes, de la Mellrie, P. 1739. Secrets utiles et éprouvés, P. 1742. Examen impartial sur la constatation des médecins et des chirurgiens, de B. 1748. Essai sur l’histoire naturelle du polype, Demours, P. 1744. Histoire d'un grain de polype d’eau douce, Tremblay, P. 1744, 2 v. Le furet des bains de Vichy, Fouet, P. 1679. Histoire des Mémoires de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, la II. 1718, 8 v. Métamorphoses naturelles ou histoire 'des insectes, Godart, Àms. 1700, 3 vol. fig.

Le spectacle de la nature, par M. Pelluche, P. 1732, 4 v. fig. Histoire du ciel, du mesme, P. 1748, 2 v. f. Secrets concernant les arts et métiers, Rome, 1724, 4 v. Leçons de physique, Privât de Molières, P. 1734, 3 v. fig. Leçons de physique expérimentale par Nollet, P. 1743, 4 v f. Essai sur l’électricité du corps, du mesme, 1746, fig. Réponses du mesme auteur à la critique de cet essai, 1749. Observations curieuses sur toutes les parties de la physique, P. 1730,3 v. Expériences de physiques, Polinière, P. 1 728, fig. Traité singulier de métallique, P. 1 743, 2 v. Histoire de la phylosophie hermétique, P. 1742,

3 v. Histoire naturelle de l’Univers, Colonne, P 1734, 4 v. f. Elemens de chimie théorique, Macquer, P. 1749. Chimie hydraulique, P. 1746, f. Lettre de M. de Mairan à M. sur la question des forces vives, P. 1741. Observations sur l’électricité, Louis, P. 1747. Examen désintéressé des différons ouvrages qui ont esté faits pour déterminer la figure de la terre, Oldenbourg, 1738. Instruction pour l’usage des lunettes, Thomin, P. 1746. Traité d’insectologie, Bonnet, P. 1745, 2 v. Abrégé de l’Essai de M. Locke sur l’entendement humain, Bosset, Londres, 1 741 . Godartii totius philosopliiæ summa P. 1666. Abrégé delà philosophie de Gassendi, Bernier, Lyon, 1078, 8 v. Logique de Croîtras, Am. 1737, 2 v. Davidis expérimenta et Meditationes, Hambourg, 1084. Amusement philosophique sur le langage des bêtes, Bougeant, P. 1739. Histoire naturelle de l’àme, la IL 1 745. Essai de la nature des couleurs, Mariotte, P. 1082. Pensées philosophiques, la IL 1746, Pensées diverses sur la comète de 1680, Bayle, Rotterdam, 1704, 4 v. Philosophie du bon sens, d’Argens, la H. 1740, 2 v. Observations sur les plantes, Guettard, P. 1747, 2 v.

Les méditations métaphysiques, Descartes, P. 1724, 2 v. Lettres id. P. 1724, 6 v. f. Discours de la méthode, id. P. 1724, 2 v. f. Les principes de la philosophie, id. P. 1724. Les Passions de l’àme, id P 1726 f. L’homme, id. L. de la Forge, P. 1729. Voyage du monde, id. Daniel. Am. 1713, 2 v. f. Traité de l’homme matériel. Petit, P. 1729. Venus physique, 1745. L’art de faire des garçons, Montpellier. J. -B Portiæ magiæ naluralis lib. \X. Lug. Bat. 1651. Traité de la sphère du monde, Boulenger, P. 1620 Connaissance des temps, Maraldi, années 1745-48. L’art de faire éclore et d’élever en toute saison des oyseaux domestiques, Roumier, P. 1749,2 v. Principales merveilles de la nature, Am. 1723, f. Recueil d’expériences, P. 1679. Le calendrier des jardiniers, P. 1 743. Nouveau traité de la pluralité des mondes, Hughens, Am. 1717. Lettres de M. V. et autres pièces, la H. 1 738, Méthode abrégée pour apprendre la géographie, P. 1719. Le maistre italien, Veneroni, P. 1708, Grammaire espagnole, Olivier, P. 1616. Essai sur l’homme. Pope, 1736. Recueil de diverses pièces en prose et vers, 1676, Nouvelle bibliothèque ou

DOCUMENTS ANNEXES

Histoire littéraire depuis 1738, la II. 3 v Mémoires pour servir à l’ histoire deshom.ill. dans la rép. des lettres, Niceron, P. 1727, 33 v Gierusalemme liberala del Tasso, Ferrare, 1685, H. Magii de Tintinnabulis liberposthumus, Swartius, Am 1664. f. Le dictionnaire du temps pour l’intelligence des nouvelles de lagucrre, l’Admiral, P. 1747. Remarques sur la langue française, V. Cologne, 1677. Le véritable art du blason, P 1673, 2 v. Liste générale des postes de France, P. 1732. Id. 1749. Eloges des académiciens de l’Acad. des sciences, an. 1741-43, de Mairon, P. La Pierre de touche, J. D. L. M. la Haye, 1 726. Traité des manières de graver en laille-douce sur l’airain. Bosse, P. 1645, f. Dissertation sur les apparitions des anges, démons, elc. D. Calmet, P. 1746.

Recueil historique d’aclcs, négociations, elc. depuis la paix d’Utreclit, Rousset, la H. 1728, 7 v. Les interest présens des puissances de l’Europe, id. la H. 1734, 14 v. Lettres et négociations de M. Vanhosy, Londres, 1743. Histoire de Louis XI, Duclos, P. 1745, 3 v. Histoire de Charles IX, Yarillas, Lyon, 1684, 2 v. Vie de Ph. d’Orléans, régent de France, Londres, 1736, 2 v. f. Mémoires de la régence du mesme prince, la H. 1736, 3 v. Histoire de Stanislas II, roy de Pologne, Lond. 1741, 1 f. Mémoires du duc de Bouillon, P. 1666. Histoire du parlement d’Angleterre, Raynal, Lond. 1748. Histoire de Guillaume III, roid’Angl. Am. 1703, 2 v. Mémoires du duc de Villars, Am. 1735,3 v. Mémoires du duc de Wurtemberg, Am. 1740. Mémoires de Condé, Lon. 1740, 6 v. Mémoires du comte de Ronneval, la Haye, 1738, 3 v. Llistoiredu Stadhouderat, Raynal, la II. 1738, 3 v. Histoire militaire de Charles XII, roy de Suède, G. Adlerfeld, P. 1741, 3 v. Histoire de Charles XII, de Basic, 1738. Remarques d’un seigneur polonais sur l’histoire de ce roi. la H. 1741. Mémoires de M. l’abbé de Montyon, 1748, 5 v. Lettres d'un François, la H. 1745, 3 v. Mémoires de Maximilien de Béthune, duc de Sully, Lon. 1745, 8 v. Nouvel abrégé chronologique de l’histoire de France, Eynaull, P. 1744. Id. abrégé, P. 1849.2 v. Nouvelle histoire de France, Am. 1734, 8 v. Histoire des révolutions de France, de la Ilode, la H. 1738, 4 v. Histoire de la pairie de France et du parlement de Paris, Lon. 1710. Mémoires de Mons. L. D. D. N. Cologne, 1709. Histoire de Pierre d’Aubusson, grand maître de Rhodes, P. 1677. Histoire dcTamerlan, Margot, P. 1739, 2 v. Mémoires du comte de Grammont, Cologne, 1713 Mémoires de M Feuquièrcs, 1735, 3 v. Relation de la bataille de Nerwinde, de Visé, P. 1693. Histoire du règnode Louis XIII, le Vassor, 1701, Am. 18 v. f. Essai sur la campagne de M. le maréchal duc de Noailles en 1743. Utrecht, 1745, pareil, verd. Anecdotes du règne de Pierre I, c/ar de Moscovie. 1745. Histoire romaine d’Eutrope, latine et françoise, P. 1717. Mémoires du baron de Polnitz et ses letlrcs, Lon. 1741, 5 v. parch. verd. Lettres d’un pair d’Angleterre à milord archcvesque de Cantorbury, Melton, Lon. 1645, Le Mentonianisme pour les dames Duperron, de Castera, P. 1 735, parch. verd. La Lusiade de Camocns, id. Am. 1735, 3 v. f. Théâtre de la critique de Fijoo, P. 1743, 2 v. par v. Satyre Menippée de la vertu du catholicon d’Espagne, Ratisbonne, 1664. Mémoires du Mis de Berwick, Lon. 1738,2 v. Histoire di Mons Argenlon delà Guerra. Ven. 1559, par. Gli Slratageini di Polieno, Ven. 1552. Florus francicus et florus gallicus, Berlhault, P. 1660.

Vie du duc d’Ossone, Gr. Leti, Am. 1702, 3 v. Histoire de Louis XI, Varillas, P. 1089, t. 4 seul. Ilisloire de Charles VIT. id. P. 1697, t. 2 seul. Slrada de bello belgico etc., Anv. 1040. Histoire des deux triumvirats, Am. 1720, 3 v. Histoire du monde, Chevreau, P. 1717, 8 v. Sphère historique, Lartigant, P. 1710.

Heures gothiques avec peintures, vélin. Dissertation sur l’incertitude des signes de la mort, etc. Winslou, P. 1742, par. v. Vie de P. Mignard, p. du roy, Manville, P. 1730. Mémoires pour apprendre l'histoire des faux-dieux de l’antiquité, Tenand, la H. 1732, 2 v. Histoire de l’ancien gouvernement delà France, Boulainvilliers la H. 1727, 3 v. Mémoires du mesme, la H. 1 727, 2 v. Essai sur la noblesse de France, id. Am. 1 732. Histoire de la Congrégation des fdles de F enfance, 1734, Am. 2 v. Nobiliaire de Dauphiné, Allard, Grenoble, 1071. Recueil de divers écrits de Hyacinthe, Bruxelles,

1 736. Histoire de l’empereur Jovien. la Bleterie, P. 1748. Le chef d’œuvre inconnu, Matavasius, la II. 1714. Histoire générale de la guerre, P. 1009,

2 v. Polilique du médecin de Machiavel, Am. par. v. Nouveaux mémoires du Cle de Bonneval, de Miroue, Utr. 1742, par. v. Journal littéraire depuis 1713, la II. 1715, 20 v. Le Misanthrope, la H. 1742, 2v. par. v. Pratique de la mémoire artificielle, Bufficr, P. 1705. Mémoires littéraires delà Grande- Bretagne, la Hoche, la H. 1720, 10 v. Bibliothèque anglaise, Am. 1729.15 v. Histoire de l’empire otoman de Joncquières, P. 1743, 4 v. par. v. Epistolas familiales de Guevara, Anv. 1578, par. Le Panthéon, Hervé, 1630, p. Paraphrase des psaumes, Godcau, P. 1659.

Remarques sur Virgile et Homère P. 1705. Recueil de pièces sur la mort du p. Porcé, P. 1741. Lettres du cardinal d’Ossat, P. 1027, 2 v. Lettres morales et critiques, d’Argens, Am. 1748. Lettres d’un jeune officier, etc., P. 1735. Lettres d’un sauvage dépaysé, Am. 1738. Lettres de Mme de Sévigné, 1726. Lettres cabalistiques, d’Argens, la H. 1741, 6 vol. Lettres historiques et galantes, du Noyer, Lon. 1739.6 v. Lettres sur les aveugles, Lon. 1 749. Recueil d’observations curieuses, P. 1749, 4 v. Le guerrier philosophe, la II. 1744, 2 v. Pensées du cte d’Oxenstiern, la II. 1744, 2 vol. Procès de M. de Gesvres, Roterdam, 1714, 2 v. Pièces concernant le procès de M1!e Cadiere et du p. Girard, la H. 1731, 8 v. Causes célèbres et intéressantes, Petaval, P. 1734, 10 v. Élite de bons mots, Am. 1745, 2 v. Vie et bons mots de Santeuil, Cologne, 1738,2 v. Menagiana, P. 1715, 4 v. Mémoires historiques de la duch. de Bar, Am. 1 709. Œuvres diverses de M. le Noble, P. 1718, 19 v. Discours du cte de Bussy à ses enfants, P. 1694. La vérité triomphante de l’erreur, Dudevé, P. 1738, p. v. Mémoires de Momifie, Jourdan, Utr. 1 742, p. v. Œuvres de F. Rabelais, 1663, 2 v. mar. Pamelaou la vertu récompensée, et l’Anti-Pamela, Lon. 1743. 3 v. p. v. Nouvelles tragi-comiques de Scarron, P. 1671, 2 v. Œuvres du mesme, prose et vers, P. 1711, 10 v. Essai sur le Beau, P. 1741. Recueil des pièces de M. de la Sure et M. Pélisson, Trévoux, 1741, 5 v. Œuvres de M. de Voltaire, Am. 4v. Œuvres de Molière, Brux. 1728, 8 v. f. Œuvres de Boileau, Genève, 1716, 4 v. Explication historique des Fables, Banier, P. 1715, 3 v. Cymbalum mundi, B. des Periers, Am. 1722, f.

Les bergeries de Juliette, d’Ollenix, P. 1588, 2 v. Fables choisies de

DOCUMENTS ANNEXES

M. de la Fontaine, P. 1715. Contes et nouvelles du mesme, R. de Gorge, Am. I709,2 v. f. Œuvres diverses de M. Vergier, Am. 1731, 4 v. Œuvres de Clément Marot, la H. 1714, 2 v. L’élève de Terpsicore, Am. 171 S. Elégies amoureuses d’Ovide envers français. Brux. 1739. Recueil de Chansons, P. 1098, t. 2 seul. La clef des chansonniers, 1717, 2 v. Œuvres de Cyrano Bergerac, Am. 1710, 2 v. f. Chansons nouvelles, P. 1736, br. Opus Merlini Cocaii Macaronicoi’um, Ven. 1613. Juvenalis satyræ, Farrabius, P. 1669. Œuvres poétiques d’Amadis Jamyn, P. 1577. Conseil d’un père à ses enfans. Fortin, 1662, p. Vie, amour et infortunes d’Abailard et d’Héloïse, avec leurs lettres, Brux. 1714. Les mesmes, P. 1720, 2 v. Les mesmes en vers satiri-comi-burlesques, Col. 1724. Œuvres de Racine, P. 1713, 2 v. Racine vengé, Avig. 1739, br. Le Théâtre de M. Quinault, P. 1715, 5 v. f. Œuvres de Regnard, P. 1728, 2 v. Œuvres de Regnier, Am. 1710. Œuvres de Rousseau avec P Anti-Rousseau, Rot. 1712, 3 vol. Lettres du mesme sur différons sujets, Gen. 1749, 3 v. Paradis perdu de Milton, Adisson, P. 1729, 2 v. La Jérusalem délivrée, Mirabaud, P. 1724, 2 v. Œuvres de M. Pavillon, Am. 1 720. Noci Borguignon de Gui Barozai, ai Dioni, 1720. Recueil de pièces choisies, la H. 1714, 2 v. Le théâtre de la foire, le Sage, P. 3 v. f.

Œuvres diverses de Grécourt. Am. 1746, 2 v. Petrone latin et françois, 1713, 2 v. f. Le metamorfosi di Lorenzo Selva, Ven. 1616. Mémoires Turcs, la H. 1 743. Comptes faits de Baresme, P. 1723. Discours et contes d’Eutrapel. Rennes, 1585. Nouveaux contes à rire, Am. 1737, 2 v. Bons mots des anciens et modernes, P. 1709. Balzacii carminum libri, a Menagio, P. 1651. Les quinze joyes de mariage, la H. 1726. Les délices de l’Italie. Am. 1743, 4 v. 1. p. v. Voyage d’Italie, Misson, la H. 1728, 4 v. f. Nouvelle géographie M. du Plessis, la H. 1730, 3 v. f. L’ancienne Rome, dessinée, Leyde, 1713, 4 v. f. Rome moderne du mesme, Leyde, 1713, 6 vol. v. f. Relation historique et galante de l’invasion d’Espagne par les Maures, P, 1741, f. p. v. Histoire des découvertes et conquestes des Portugais dans le nouveau monde, Laütau, P. 1734, 4 v. f. Voyages et aventures du capitaine Robert Boyle, Am. 1730,2 v. f. Mœurs et usages des Ostiak.es, Muller, P. 1724. Voyage de Dalmatie, de Grèce et du Levant par Wheler, Am. 1089, 2 v. f. Voyage de la baie de Hudson, Ellis, P. 1749, 2 v. f. Voyage de François Pyrard, P. 1629, 2 v. Voyage et aventures de Martin Nogué, la H. 1728. Aventures de J. Sadeur dans la découverte de la terre australe, Am. 1732.

Les six voyages de M. Tavernier, Rouen, 1724, 6 v. f. Voyages de Fr. Coréal, P. 1722, 2 v. f. Voyage de Jacob Spon, la H. 1724, 2 v. f. Histoire du Mont-Vesuve, Duperron de Castera, P. 1742. Voyages de Thomas Gage, Am. 1720, 2 v. f. Histoire des pirates anglois, Johnson, Ulr. 1725. Histoire des aventuriers, flibustiers, Trévoux 1744, 4 v. f. Voyages de M. Dellon, Cologne, 1711, 3 v. Philoctète, Ansart, P. 1737, f. Les délices delà Grande-Bretagne et de l’Irlande, James Beevercl, Leide, 1727, 8 v. f. Histoire des conquestes de Mouley Archy, Mouette, P. 1683. Nouveau voyage aux isles de l’Amérique. Labat, P. 1722, 6 v. f. Voyages en Espagncet Italie, id. , P. 1730, 8 v. Relation historique de l’Ethiopie occidentale, id., P. 1732, 5 v. f. Voyage de l’Amérique, Am. 1723, 4 v. f. Voyages de M. Dumontcn France, en Italie elc., la II. 1699, 4 v. f. Voyage du chevalier des Marchais en Guinée, P,

1730, 4 v. f. Voyage du Sr Paul Lucas, Rouen, 1719, 3 v. f. Mémoires historiques sur le gouvernement de Tunis, de Sl-Gervais, P. 1736. Voyages de J. Struys, Glanius, Am. 1720, 3 v. f. Histoire de la conquesle delà Floride, p. Ilichelet, P. 1711. Histoire delà conqueste des isles Moluques, d’Argensola, Am. 1707, 3 v. Nouveaux mémoires de la Moscovie, par un Allemand. Voyages et aventures du Cte D. Am. 1745. Histoire de la conqueste du Pérou, de Zarate, P. 1716, 2 v. f. Nouveau voyage de France, P. 1724, 2 v. Voyages du seigneur de Villamont, 1596. Journal d’un voyage fait aux Indes orientales, la H . 1721, 3 v. Histoire des Sevarambes, Am. 1616, 2 v. f. Relation des divers voyage fails dans l’Afrique, de Grand-Pierre, P- 1718.

Ambassades des Hollandais vers l’empereur du Japon, P. 1722, 2 v. f. Mémoires des missions des P. P. de la Cie de Jésus dans le Levant, P. 1715, f. Histoire de la Conqueste de la Chine par les Tarlarcs, Colle, Am. 1723. Recueil de voyages au Nord, Am. 1716, 3 v. f. Description du royaume de Siam, de la Loubere Am. 1714. 2 v. f. Voyage du tour du monde traduit de l’italien de Gemelli Careri, P. 1719, 6v. f. Les désespérés, hist. héroïque, P. 1732. 2 v. f. Les amours de M'"c d’Elbeuf, Am. 1739. Le prince de Coudé, Boursault, P. 1739. Le sire d’Aubigny, nouvelle historique, P. 1698. Marie Stuart, reine d'Ecosse, P. 1675. L’astrée de M Hon. d’Urfé, 3 v. Histoire du marquis de Courbon, Lyon, 1692. Histoire de Marguerite d’Anjou, reine d’Angleterre, Prévost, Am. 1740, 2 v. Histoire de Mathilde d’Aguilar, de Scudery, la II. 1736. Histoire du marquis de Clemes, Am. 1719 f. La princesse de Portien, P. 1703 Le siège de Calais, nouvelle historique, la II. 1739, 2 v. Zulmis et Zelmaide, conte, 1745, p. v. La princesse couleur de rose, conte, la IL 17 43, p. v. La princesse sensible, conle, la H. 1743, p. v. Histoire de Jean de Bourbon, d’Aulnoy, P. 1729, 2 v. Diane de Castro, P. 1728, Histoire d’Eslevanille Gonzalès, le Sage, P. 1734. Les femmes militaires, P. 1739 f. Histoire et aventures de Dona Rufine, P. 1731, 2 v. f. L’Histoire comique de Francien, Moulinet, Lcycle, 1721, 2 v. f. Histoire du Cle d’O.xford et de mil. d’Herby, P. 1737. Amours de Valérie et de Barbarigo, Bibiena, Genève, 1741, p. v. Défense ou Eloge des femmes, P. 1743, p. v. Mémoires de la cour de France, de La Fayette, 1742, Am. p. v. Histoire de M"‘° Henriette d’Angleterre, Am. 1742, p. v.

Mémoires d’un honneste homme, Am. 1745, p. v. Les Confessions du Cte de. . ct celles de la baronne de... Am. 1743, 2 v. p. v. Histoire de la princesse de Montferrat, Lon. 1749, p. v. Mémoires et aventures de St- Aubin, la H. 1744. Les Aventures de Télémaque, Fénelon, P. 1717, 2 v. f. L’apothéose du beau sexe, Lon. 1741, p. v. L'Ecole de la volupté. Col. 1747, p. v. Amours du roy deTamaran, Col 1676. La jeune Ameriquaine, la H. 1740, 2 v. Le cousin de Mahomet, Leyde, 1742, p. v. Féeries nouvelles, la II. 1741. 2 v. p. v. L’Académie militaire, 1745, p. v. Lettre contenant deux histoires françaises, la H. 1739. L’heureux chanoine de Rome, 1708. Mirza-Nadir, de la Morlière, la IL 1749, 4 v. p. v. Mémoire pour M. de Juliard, Toulouse, 1735. p. v. Gaston de Foix IV, Constantinople, 1741, 2 v. p. v. Histoire de M11" de Salens, la H. 1740, 2 v. p. v. Annales de la Cour et de Paris, Am. 1706, t. 2 seul. Semelion, hist. véritable, Constant. Nerair et Melhoë, conte ou histoire, 2 v. p. v. Le sopha, conte moral. 2 v. p. v. Soirées du bois de

DOCUMENTS ANNEXES

Boulogne, la H. 1742, p. y. Amusemens agréables, la U. 1738, p. v. Les nouvelles françoises par de Segrais, la H. 1741, 2 v. f. p. v. Le passepartout galant, Const. p. v. Histoire de Juilleri, Troues, 1718, p. v. Histoire de Richard sans peur. Tr. p v. Vie de Robert le Diable, Tr. 1715, p. v. Laodice, de Pclisseri, P. 1060, 2 v. Les amazones révoltées. Rot. 1738. Theagenes at Chariclea, P. 1010, p. Gomgam ou l’homme prodigue, P. 1711,

2 v. f. Cleopatre, P. 1634, 12 v. Les illustres françoises, la II. 1737, 3 v. Histoires tragiques et galanles, P. 1715, 3 v. f.

Les amours de Daphnis et de Chloé, f. L’Histoire des imaginations extravagantes de M. Oufle, P. 1710, v. f. Histoire des diables de Loudun, Ams. 1716. Histoire d’Hippolite Cte de Duglas, d’Aulnoy, P. 1714, 2 v. f. Contes et nouvelles de Boccace, Col. 1712, 2 v. f. La fausse Clélie, P. 1718, f. Histoire du prince Erastus, P. 1709. Histoire de don Quichotte de la Manche, Cervantes, P. 1713, 8 v. f. Bilbliolhèque des gens de cour, Guyot, P. 1732, 6 v. La Roselinde, imitée de l’italien, la II. 1732. Les mille et une nuits, contes arabes par Galland, P. 1711, 10 v. Les mille et un quart d’heure, contes tartares, P. 1715,2 v. f. Lesmille et un jour, contes persans, P. 1710, 5 v. Les mille et une faveur par le chevalier de Mouchy, Lon. 1740, 4 v. La jeune Alcidiane de Gomez, P. 1733, 3 v. Histoire d'Osman, id. P.

1734, 2 v. Aventures de Zelim et de Damasine, la H. 1735. Le roman espagnol, de Montemayor, P. 1735. Contes de M. Perrault, P. 1724. Les nouveaux Contes de fées, P. 1724. Contes, moins contes que les autres, P. 1724. Les fées, Contes des Contes, P. 1725. Trois nouveaux Contes des fées, P.

1735. Les Contes des fées, par M|lie de P., P. 1710, 4 v. Aventures de Flore et de Blanchctlcur, P. 1735, 2 v. Les mesures, 1 v. Le passetems agréable, Rot. 1737, 2 v. Le fourbe puni ou le duel des rivales, 1740. La tour ténébreuse et les jours lumineux, contes anglais, P. 1705. Les amours d’Armide, Joulet, Rouen, 1614. Le journaliste amusant, P. 1731.

Le philosophe Anglais ou l’histoire de M. Cleveland, Prévost, P. 1731, 0 v. Histoire du vaillant chevalier Titan le blanc, Lon. 2 v. Mémoires de Gaudenzio di Lucca, 1746, 2 v. La Caleandre fidèle, Marini, Am. 1740, 3 v. Le bachelier de Salamanque, de Le Sage, P. 1730, 2 v. f. Le diable boiteux, id. P. 1737, 2 v. f. Le mesure, P. 1707. Histoire de Lideric I cte de Flandres, P. 1737. Aventures de la Madona et de François d’Assise, llenault, Am. 1701, f. Le Renaud amoureux, imité duTasse parla Ronce, P. 1724. Histoire de Mme de Lur, la H. 1741. Contes et nouvelles de la reine de Navarre, Am. 1 7 0 8 , f . t. 2, seul. Rethima ou la belle Géorgienne,. P. 1735, 2 v. Histoire des Amazones, P. 1678. Aventures d’Abdella, fils d’FIanif, P. 1712, 2 v. f. Aventures et voyages de Robin Crusoe, Am. 1727, 3 v. f. Voyages de Zulma dans le pays des fées, P. 1734. Histoire des favorites, 2 v. f. Carmente, histoire grecque, des Jardins, P. 1068, 2 v. Mizirida, princesse de Firando, P. 1738,

3 v. Faramond ou l’histoire de France par M. de la Calprenede, P. 1664, 12 v. Aventures de Neoptolèmc, Chausierges, la 11. 1719. La Promenade de St-Cloud, Am. 1736, 3 v. Acajou et Ziophile, Conte, 1744. Histoire du d. Ilanucio d’Alctes. Ven. 1736, f. Mémoires de Mme la Comtesse delà H. 1744. Le chevalier des Essarls et la Comtesse de Bercy, Am. 1735, 2 v. Les divertissem ns de Cassandrc et de Diane, P. 1683. Anecdotes secrètes et hislo-

riques, Am. 1736. La princesse Japonaise, Lon. 1738. Mémoires de la Misc de Frcsne, Am. f. Nouveaux amusemens de la Campagne, P. 1743, 4 v. Histoire du port des Chart. Rome, f. Zéloïde et Amauzarisdine, contes indiens, P.

Histoire des impératrices romaines, de Février, P. 1728, 3 v. Les Aventures d’Euphormion, Anv. 1711, 2 v. Les saturnales françaises, P. 1736. Ne pas croire ce qu’on voit, Boursault, P. 1739. Le marquis de Chavigny, id. P. 1739. Artemise et Poliante, id. P. 1739. Les amours d’Abrocome et d’Anthia, 1748, f. Le nouvelliste aérien, Am. 1734 Mémoires de Mme de Mirel, d’Argens, la H. 1736. Aventures de Rosalina, id. la H. 1738. Les effets de la sympathie, P. 1714, 3 vol. Donna Hortence, nouvelle espagne, P. 1698. Le duc d’Ormond, histoire angloise, P. 1724. L’illustre Persan, P. 1732. Les nouvelles de Miguel Cervantes, P. 1678, 2 v. Cremenline, reine de Sanga, par M'“° de Corner, P. 1727, 2 v. Recueil de romans historiques, Lon. 1746, 4 v. Mémoires de la Cour d’Espagne, d'Aulnoy, Lyon, 1693, 2 v. Nouvelles espagnoles, id. Lyon, 1693. Les chevaliers errans, P. 1709. Histoire du marquis D... et d’Eléonore, P. 1740, 2 v. Les princesses Malabares, Andrinople, 1734. .Vll|c de Jarnac, P. 1085, 2 v. Les faveurs et disgrâces de l’amour, la Haye, 1734, 3 v. f. Quelques aventuies des bals de Bois, 1745. Contes chinois, la H. 1728, 2 v. f. Histoire de M1U Frelillon, la H. 1739. Le pouvoir de la beauté, 1740. Vie de Chimène de Spinelli, de Moucliy, P. 1738, 2 v. La princesse de Fez, Préhac, P. 1682, 2 v. Amours de Theagene et Chariclée, P. 1743, 2 v. f. Le Conte du Tonneau. Swift, la 11. 1721, 2 v. Tanzai et Néandarné, Pékin, 1740, 2 v. f. Les contes de Bonaventure des Perriers delà Monnoyc, Am. 1735, 3 v. L’histoire de Cil Blas de Sanlillanc, le Sage, P. 1715, 2 v. f. Histoire amoureuse des Gaules, Bussy, Cologne, 1740, 4 v. Mémoire de M1U Bon temps, Gueullelte, Am. 1738, 2 v.

In-seize et in-dix-huit. — Psalterium græco-latinum, P. 1559, p. De Imitatione Christi, lib. IV, P. 1697. Horæ b. Mariæ virg. P. velin. Oraciones y cxercicios de devocion, Luis de Granada, Madrid, 1617. Novum Testamentum, græco-latinum, Montanus, Colon. lOlO.p.Nuovo Testamento, Lyon, 1547. Pensieri ehristiani, Veneroni, P. 1670. Titi Livii Hist. lib. X. Lugd. Bat. 1645, Elzev. Flori rerum Roman, libri, Am. 1626. Florus francicus, Berlhault, P. 1630. Pindari carmina, II. Estienne, 1560. Buchanani poemata, Am. 1687. Il pastor fido, Guarini, Torino, 1636, p. Despertador de Cortesanos, deloscobos, 1605, Plantin, p. Areadia di Sannazaro, Venet. 1588. J. Meursii elegantiæ latini sermonis, seu dialogi, fig. Pietra del paragone politico, Boccalinl, 1653. Aresta amorum, B. Cartio, P. 1555. llexameron rustique, la Mothe le Vayer, Am. 1698. Traité de l’âme des bestes, Am. 1091. L’art de régner, tragi-comédie de Gillet, P. 1648. Lettere del sig. Cl. Angelini, Boiog, Le moyen de parvenir, Verville, 2 v. Les étrennesde la Saint Jean, Troyes. Histoire du petit Jehan de Saintré, d. 1724, 3 v. Amours de Henri IV, Am. 1743. La coquette punie, la H. 1740, P. v. Hiacynthc, nouvelle espagnole, Am. 1731, 3 v. f. L’Héroïne mousquetaire, Am. 1723. L’infortunée hollandoise, la H. 1739, 2 vol. Fascicule contenant des tables géographiques et des estampes gravées sur cuivre. Trois fascicules contenant des manuscrits.

DOCUMENTS ANNEXES

Dans la salle dite d’assemblée.

In-folio. — Gallia Christiana, P. 1715. Polyanlheæ floribus novissimi a Langio, Lug. 1 6(3 D . L’antiquité expliquée et représentée en figures. B. de M. P. 1722, lü v. Histoire grecque, p. de Marcassus, P. 1647. Histoire de la dédicace de l’empire grec par Chalcondile, et Eloges des seigneurs Ottomans, Thomas, P. 1620, f. Histoire généalogique et de la maison de France, Anselme, P. 1726, 6 vol. Tableau de l’histoire des princes et principauté d’Orange, la H. 1640. Histoire généal. delà maison de Dreux, du Chesne lourang. P. 1631. Les Chroniques annales d’Angleterre et Bretagne, Bouchard, P. 1521, gothique. Histoire générale de Languedoc, D. de Vie et Vaissete, P. 1730, 5 v. f. Mémoires pour l’histoire de Navarre et de Flandre, Galland, P. 1648. Histoire de M. de Thou, de Hyer, P. 1659, 3 v. Mémoires dcM. de Castelnau, Le Laboureur, Brux. 1731, 3 v. Diverses pièces pour la défense de la reine mère et du roy Louis XIII, de Morgues. Histoire des chevaliers de l’ordre s. Jean de Jérusalem, Baudoin, P. 1679. Mémoires pour l’histoire du cardinal de Richelieu, Aubery, P. 1660, 2 v. Histoire du connétable de Lesdiguières, Vidal, P. 1638. Œuvres d'E. Pasquier, avec les lettres de Nicolas son fils, Am. 1723, 2 v. Essais de Montaigne, P. 1057. Histoire de la mer, Marcilly. Histoire et recherches des antiquités de Paris, Sauvai, P.- 1733, 3 vol. Histoire des plantes, Mathiole, P. 1507, f. La prima parte délia Lucca deldepingere etc. Livre d’architecture, composé par de Pierrelz, P. f. Histoire du monde de Pline, trad. A. Pinet, P. 1022. Amb. Calepini diclio narium, P. 1576. Glossarium ad scrip tores mediæ etc. Ducange, Francf 1713, 3 v. French and english Dictionary, M. llaudle, Lond. 1073. Le trésor de la langue françoise de Nicot, P. 1604. Dictionnaire universel, franc, lat. de Trévoux, 1721, 5 v. Diction, histor. etc. Beylc, Rot. 1720, 4 v. Œuvres diverses du mesme, la II. 1727, 3 v. Grand diction, hist. , L. Morery, P. 1725, 6 v. Nouveau supplément au mesme, P. 1749, 2 v. Diction, économique. Chaumel, P. 1732, 2 v. Diction, universel du commerce, Savary, P. 1723, 2 v. Atlas histor. représenté dans de nouvelles caries, Gueudeville, Am. 1737, 7 vol. Description histor. et géograph. de la France ancienne et moderne, enrichie de cartes, 1722. Grand dict. géogr. et critique, de la Martinière, la H. 1726, 10 v.

In-quarto. — Solitudo seu vilæ femin. anachor. et eremitum patrum, Gollardo, Anv. f. Histoire ecclésiastique, Fleury, P. 1722, 28 v. Explications de plusieurs termes difficiles de l’Ecriture, par un bened. P. 1730. L’antiquité des temps rétablie contre les juifs et les nouveaux chronologistes, P. 1687. Histoire de Polybe, Thuillier avec notes de Solard, P. 1727, 6 v. f. Les Césars de l’empereur Julien, avec médailles gravées, Picart, Am. 1728. Ilistoria dllalia, Guicciardini, Venet. 1616, p. Guerra di Fiandra, Benlivoglio, 1634, p. Decamcron di Boccaccio, Fir. 1582, p. Théâtre d’agriculture, Serres, P. 1603, p. Espcrienze in torno a diverse cose naturali, Kircher, Fir. 1671, f. Plans et profils de catalogue, cartes, P. Plans et profils, des duchés de Lorraine et de Bar, Beaulieu, cartes, P. Remarques sur la langue fr., Vaugclas, P. 1647, p. Dictionnarium hist. géograph. poeticum,

G. Slephano, Genève, 1633. Diction, chronolog. hist. et cri t. P. 1736. Tesoro da las linguae Espan. y franc. P. 1660, p. Diction, italien françois, Veneroni, Lyon, 1703.

In-octavo. Dict. latino-gallicum, Boudot, P. 1704. Dict. des rimes, Richelet, P. 1 732, p. Lexicon manuale grec. lat. et lat. grec. Schrevelius, P. 1718. Grammaire anglaise, Mauger, Lon. 1732, p. Dict. germ. galli-lalinmn, Gen. 1662, p. Dict. françois allemand latin et ail. fr. lat. Stoer. Gen. 1664, p.Variar. lobai, géographie, scrinium. Fascicules contenant des monnaies du règne de Louis XV.

Tous lesquels livres ci-dessus contenus dans ce catalogue, ont esté estimé par moi soussigné, nommé àcet effet, lasomine de quatre mille cinq cens livres, après avoir vacqué sept jours à la confection du d. catalogue. A Verelz le 25» jour de février mil sept cens cinquante, M. Masson. [Etude de Me Guillonneau, notaire à Saint- Aver Lin].

Comptes du duc Emmanuel d’Aiguillon

( Extrait à partir de 7764)

Recettes. — Pour l’année 1764, les ventes seigneuriales montent à 1033 1. 14 s. 3 d.; celles de Larcé à 295 1. 8 s. : le produit des lods et ventes de Veretz et de Larcé 1636 1. 8 s. ; le montant des droits affermés 1532 1. 10 s.; le produit des bestiaux 987 1. 14 s.; le profit casuel de la terre, prés et foins et de la récolte des fruits 8348 1. 5 s. 6 d. ; total 19603 1. 5 s. 2 d.

Dépenses. — Frais de régie et d’exploitation de terre 4464 1. 10 s. 11 d.; dépenses faites pour l’enlrcticn des bâtiments et les ouvrages ordonnés par Mgr en 1764, 6349 1. 1 1 s. 6 d. ; gages des domestiques qui ne travaillent pas à l'exploitation de la terre, 2936 1. 9 s. 6 d.; dépenses courantes pour l’exploitation, 1575 I.; façons de vignes et frais de vendange, 815 1. 12s., dont 470 1. 16 s. pour « frais de vendanges », poinçons, ustensiles, etc. plus 500 1. pour appointements du comptable. Au couvreur, fait réparation en 1763 au dôme de la salle à manger, 124 1. 14 s.; à Boucquin, peintre pour solde des peintures faites en 1764, 200 1. ; au s. Fcuger horlogeur pour la réparation de l’horloge du château, 24 1.; fossé de la salle Girault dans le parc ; deux allées de l’obelisque allant aux Cousineaux rendues praticables pour l’hiver, 14 1. ; pour le pain bénit le jour de la fête, 15 1. 4 s.: blanchissage du linge des passages de Mer, 1 6 1. 14 s. ; à Bernard valet de chambre tapissier pour ameublemens, 134 1. 9 s. 6 d. ; aux ouvriers qui ont travaillé avec Bernard aux ameublements, 129 1.; M. Jagu à Tours, fourniture de papiers tontisscs et autres marchandises, 130 L; à Solaville tailleur pour cinq habits de livrée qu’il a retournés par ordre de M. d’Abrien, 20 1. ; pour un moulin à nettoyer le blé acheté à Nantes, 72 1. ; pour voiture d'une barrique de vin de Grave venue de Nantes, 11 1.; à Etienne Roy serrurier à Vérelz, pour ses ouvrages et fournitures de l’année, 320 1. 8 s.; à Jaffré menuisier, 100 L; pour 75 journées employées au déblai d’une cave sous la terrasse pour y pou-

DOCUMENTS ANNEXES

voir travailler, dont les piliers crevant et menaçant ruine oblige qu’on les fortifie par de bons piliers en maçonnerie, 37 1. 10s.; à Boucquin peintre, à valoir sur les peintures qu’il a faites pendant l’année dans le château et les baslimens neufs, 330 1.; à Claude Goujon menuisier pour ses ouvrages, 191 1. 4 s.

Journées à Galop, Bataille, Gerrier et garçons jardiniers 103 journées à 10 s. au déblai du bâtiment de la basse cour, 51 1. 10 s. ; deux cents grandes planches achetées à Orléans et 5 douzaines de petits sapins achetés à Tours pour les lambris du château, 197 1. : au déblai en février et mars et avril en voit encore 250 journées ; moellon pour empierrer l’allée de Pan à la fosse de Beaulay, 20 1. ; au menuisier Pierre Jaffré pour ses ouvrages jusqu’à ce jour, 440 1. 8 s. ; travaux à la terrasse et à la fuye; pour 400 planches de grand sapin et et 300 de petit amenées d’Orléans, 58 1. ; pour bêcher la terre pour faire la nouvelle petite terrasse, 22 1.; au sieur Roche, plâtrier italien pour les plafonds des n°s 12 et 13, 122 1. ; pour voilure de deux cheminées de pierre de lierre venant de Paris, 15 14s.; au s1' Dupuy pour un lod de planches sèches achetées à la vente des effets des jésuites aux Grais pour la menuiserie, 12 1. ; au s1' Serrier, serrurier à Tours pour 38 pieds de bordure de glace en cuivre posées à vis en bois à 18 s. le pied, 34 1. 4 s.

A un procureur pour procès de chasse contre Louis Sergent, 18 1. 10 s. ; au menuisier Goujon pour ouvrages en 1763, 146 1.; au maçon Louis Chartier pour id., 174 1.; à Vauvert couvreur pour une année d’entretien des couvertures échue à Noël 1763, 200 1.: à la Fabrique de Vérctz rente, 39 1. ; à Jerome Estival chaudronnier de 1761 à 1763, 123 L; pour remboursement du principal d’une rente sur une cave et deux chaînées de jardin cédées à Msr pour former la nouvelle basse-cour, 110 L; aux habitants de Veretz faisant la quête pour la réparation de leur clocher, 6 1. ; pour neuf dincr des officiers de justice pour neuf audiences pendant l’année, 45 L; à M. le trésorier de St-Gaticn pour une année de redevance de 41 livres 1/4 de cire neuve, 74 1. 5 s.; au sieur Luc, intendant de l’archevêque pour une année de redevance de 44 sepliers 8 bois, de froment et 16 1. en argent due à l’archevêché et échue au jour de S. Michel, 520 1. ; à M. Narbonne, vicaire de Veretz, pour une année de sa portion congrue échue à Noël, 150 1. : à M. Chevrier, cure de Veretz, pour une année de son gros en argent 5 livres pour les novales et pour un quartier de pré, 72 L ; pour toutes les menues rentes dues à la cure sur les maisons cédées à Mgr, 1 l. 4 s. 6 d.; à M. Cottrcau bailli, 50 1. ; à M. Bruère procureur fiscal, pour une année de gage, 30 1.

Au s1' Mesnard me vitrier à Tours pour ouvrages de 1762 et 1763, 542 1.; plâtre pour les cheminées de pierre de liere et les busqués de marbre, 4 L ; voiture des matériaux pour le bâtiment, 23 1 8 s. ; voiture des 0 cheminées de pierre de Liere d’Orléans à Tours, 11 1. 3 s. ; pour avoir pioché 12 toises cubes de rocher dans l’emplacement du batiment et avoir perrayé, 91 1. 10 s.; reconstruction du four de la cuisine, du perron, pavé et autre réparation dans le corps du château, sable et chaux amené dans la cour du château, 47 1. ; 40 boisseaux de ciment pour le perron, 5 1. ; 30 journées à voilurcr pierre et sable du batiment, 18 1.; divers vases et lit de plumes pour le nouvel appartement numéroté 57, 24 1. 24 s.; plus la plume du lit, 54 L;

LE CHATEAU L)E VÉHETZ

divers frais pour maçon et charron, pour matériaux, déblais du bâtiment et de la cour ; 910 livres de mousse épluchée à 1 s. la livre pour faire 29 paillasses, 45 1. 12 s.; à Fois Lenoir maçon, montant de ses ouvrages pour l’année 407, 1. 17 s. 0 d. ; à René Guillet menuisier, 180 1. 14 s.; pierre de taille pour la nouvelle balustrade de la terrasse, 75 1, ; à Louis Chartier maçon pour 329 1. 18 s.; à Mesnard vitrier pour l’entretien de l’année, 176 1. 7 s.

Année 1765. — Pour 100 bouteilles de vin de Champagne de Veretz envoyées à Aiguillon, 30 1. ; pour 2 pièces 1/4 de vin de Veretz consommées par les officiers pendant leur séjour à Veretz. Recette, produit de la soie, 396 1. 12 s. 9 d. ; oranges au sieur Chrétien confiseur à Tours, 3,000 oranges à 3 1. le cent, 90 1. ; soustraction faite des reprises, les recettes totales montent à 12.373 1. 13 s. 5 d. Total des dépenses, 10.002 1. 10 s. 6 d.

Façon de 90 pintes d’huile des noyers du parc, 9 1. : frais pour la soie, 317 1. 12 s.; au 3e valet pâtre gardant les chevaux au pacage, 10 1. ; en février pour remplir la glacière de neige, 16 1. 15 s ; pour voiture d’une caisse de liqueurs, de 2 moutons et de 2 paons amenés de Nantes, 45 1. 1 s. ; 22 journées employées au déménagement du château et au déblai de la brèche de la terrasse, 1! 1. ; le 15 mars, à Louis Rrehemont portefaix à Tours rue des Jésuites, 48 1. pour frayer à sa nourriture en route et celle des deux moulons qu’il conduit chez M. le clc de S‘-Florentin, à Versailles; 48 1. ; pour voiture d’une cheminée de pierre de lierre venant de Paris, envoyées par Marsan, 19 1. 5 s. ; pour le port du plan et mémoire concernant les cloisons de brique, envoyé de Nantes par M. de Villeminot, 1 1. ; 2 porls de lettres de M. Marsan concernant la corniche en plâtre 16 s. ; à Chartier maçon pour 10 toises de pilliers dans les caves et pour démolir une partie du mur qui fermait l’entrée des caves selon l’ordre de Msr>', 38 1. 10 s. ; à Aubusson, chaudronnier à Tours 52 1. de caisson de fer pour les fourneaux de la cuisine, 26 1. 12 s. ; le 4 7l,re pour le diner donné à MM. les intendant, controlleur, ingénieur, inspecteur et compagnie venant faire la visite et réception des ouvrages du quay et de la digue du moulin, 23 1. 4 s. ; pour tombereau à 4 roues à Clément charron à Montbazon, 96 I. ; pour voiture et nourriture de trois gouelans envoyés de Nantes et mis dans le potager, 5 1, 1 s. ; pour boucher les fenêtres en faveur des plâtriers 37 aunes de toile, 35 1. 14 s. ; 3 journées à nettoyer la battrie et 12 journées aux différents passages de Msr pour aider à la cuisine, 3 1. 15 s. ; au cocher de Bordeaux, pour voiture et nourriture de 4 oiseaux de proie, 24 1. : pour boucher les fenestres d’en haut du bâtiment, 51 aunes de toiles, 70 1. 14 s. 6 d. ; à Lebat concierge pour une année, 730 1.

Année 1766. — Le 30 Xbre à Pierre Jaffré, menuisier 76 1. 12 s. pour les réparations par lui faites en 1765 au parquet et aux lambris de la tribune ; à Delamotte horlogeur pour réparation à l’horloge du château, 12 1. ; réparation à la petite chaloupe ; réparer et accorder le clavecin, 2 voyages du s‘ Joubert, 12 1. ; voiture et nourriture d’un bouc, 18 1. 2 s.; au chaudronnier, réparations à la baignoire, à l’alambic et autres ouvrages, 36 1. — Nov. aux journaliers pour la démolition et transport des menuiseries du bâtiment à reconstruire, 34 1. ; déblai de l’impérial et de la terrasse dans la

DOCUMENTS ANNEXES

basse-cour, 133 1. ; viande pour les oiseaux de proie envoyés ici par Mb1' pendant l’année, 10 1. ; pour une année d’entretien des murs du parc, 286 1. 10 s. ; 88 toises de moellon pour construction du mur de la terrasse, 221 1. 15 s, ; à Etienne Roy serrurier pour ses ouvrages, 325 1.

Année 1767 . — Pour reconstruire la fuie; pour arracher et replanter les ormeaux de la terrasse sur le nouveau plan. 19 1. 16 s ; pour un ballot de vieux linge, envoyé de Nantes, 5 1. 17 s. 6 d. ; le 10 may, aux journaliers qui ont travaillé pendant la quinzaine au déblai du bout de la terrasse et aux ouvertures des pertes des canaux de la fontaine de Beaune, 33 1. 5 s. ; pour réparation du bassin de la fontaine de Beaune, ciment fin acheté à Tours, 5 1. 17 s. ; aux ouvriers qui ont découvert ces canaux pour en rechercher les pertes, 42 1. ; pour vidanges et déblayé le batiment et la cour du château, 99 I. 15 s. ; pour 2 pierres dures pour la construction du pied de stal de Baccus, 3 1.; pour déblai des salles du château et travaillé à la terrasse, 33 1. 9 s. ; travaillé, pendant la quinzaine, aux réparations des canaux de la fontaine de Baccus, 42 1. 6 s. ; pour voiture et nourriture de la biche et effets envoyés de Nantes, 65 1. 11 s. ; 19 juillet, pour la voiture par eau d’Orléans à Montlouis de la chaise qu’il a preslée à M. le c'e de Quclen pour aller à Paris, 8 l. ; ciment et un millier de carreaux pour le regard du jardin rouge, 11 1. 10 s.; payé à M. Chique pour ouvriers, 826 1. ; à Auger, cocassier, 52 douzaines de pigeons pour peupler la fuye à 5 f. la douz., 260 1. ; nourriture d’une chienne laissée à Véretz par M. de Ralleroy, 8 1. 16 s. ; pour la réparation de la voile du sculpteur, 1 1. 4 s. ; 131 touées de sable pour la construction du mur de la terrasse, 18 1. 12 s.; pour la voille fournie au sculpteur pour couvrir son échafaud, 53 1. 18 s,; construction du mur de la brèche de la terrasse, 48 1. ; pour 278 1. de chaux à valoir ; M. Oudin, chirurgien, pour pansements et médicaments depuis plusieurs années aux officiers et domestiques de Mër, 255 L; pour chauffer la serre de 1 orangerie 15 pochées de charbon à 17 s., 12 1. 15 s.

Année 1768. — A partir de là le compte est rendu par M. J. Chique. Fait monter au château divers effets venus de Paris, 5 1. 6 s. ; le 9 mars pour 5 repas donnés au sr Mausant qui est venu toiser le pavillon de Mme la duchesse, 10 1. ; raccommodé la voile du sculpteur. 11. 4 s. : pour deux cheminées de la cuisine et de la rôtisserie, 36 1. ; pour le pain bénit à M. le Curé, 6 1. ; au marguillier, 12 s. ; un cierge de 1/2 livre, 1 1. 4 s. ; pour le gateau, 10 1. ; au s1’ Héron, horloger pour raccommoder 2 pendules, 45 1. ; réparation au bassin de l’orangerie, 1 1. 5 s. ; 18 oct., payé pour aller à Tours chercher des malles venant de Rennes, 5 1. ; pour avoir recarrelé le laboratoire, démonté la forge et échafaudé le sculpteur sur le pont du vestibule, 10 1. ; 2 paniers de chacun 90 bouteilles de vin envoyés à Paris, 5 1. ; à Lenoir m° maçon pour la construction du mur de la terrasse, 1128 1. 4 s.; plus 600 1. de sable.

Année 1769. — Pour 17 journées à Jean Roy, employé à la salle de Comédie à 25 s., 21 1. 5 s. ; plus 31 journées, 38 1. 15 s.; à André Bader charpentier pour travail dans la chambre deMgret dans la salle de Comédie, 15 1. ; plus 04 journées , pour 10 livres de clous à latte pour lad. salle de Comédie, 6 1. ; au maçon pour réparer le four des belles caves, 2 1. ; pour

recouper les embrasements du cabinet de Mgr, 1 1.5 s.; pour abattre les arbres de la contre terrasse et les ormes contre les murs du jardin rouge, 30 I. 12 s. 6 d. ; pour 3 voyages par eau de Véretz à Pont-du Cher pour de vieux plomb et le petit orgue, 9 1 ; pour garnir les lambourdes du cabinet et delà bibliothèque, 15 1.; pour avoir réparé 44 pieds de balustrade, 47 1.; pour un exprès envoyé le 9 juillet parMgrà Chenonceau, 1 1. 4 s. : mémoire du s1' Oudin, chirurgien, 30 1. ; pour le piqueur anglais, 90 1. ; avoine pour le cheval du comptable et celui de l’entrepreneur, 59 1. 10 s. ; une livre de clous pour clouer l’échaffaut qui conduisoit à la chambre de Beauquesne, 10s.; pour monter les effets envoyés de Paris, 1 1. 10 s.: pour réparation au cabriolet, 4 1. 15 s.; pour congé d’un poinçon de vin et 250 bouteilles envoyées de Versailles, payé le 4 9bre, 2 1. 10 s 3 d. ; pour fournir charnières de similor, 24 1. ; à Roy serrurier, 189 1. 19 s.

1770. — Réparation aux déchargeoirs des bassins de l’aqueduc, 26 1. 1 5 s. ; réparations du gd bassin de l’aqueduc, 81 1. 18 s. : 6 caisses neuves pour les orangers, 54 1. ; 105 faîteaux pour les couvertures des communs, 25 1.; pour avoir fait trainer le pied blanc dans la rivière, 1 1. 16 s. ; au boulanger pour le pain des pauvres, 33 1. 17 s. ; pour 7 repas au s1' Gaultier arpenteurgéomètre qui a commencé le bornage de la seigneurie et prévôté de Larcé, 21 1. ; réparé la petite terrasse des câpriers (et autres frais) 36 1.; pour 300 bouteilles de vin venant de Bordeaux, 69 1. ; pour onze repas au s1' Mausant, venu faire le toisé de la dernière aile, 33 1.

1771. — En tète du compte le duc est dit « Ministre et secrétaire d’Etat au département des affaires étrangères. » Consommation des fourrages des chevaux de Ms1' en janvier 75 1.6 s.; droits de 20 pièces de vin d’Aiguillon amenés à Véretz, 67 1. 7 s. 5 d.; pour avoir fait annoncer dans les affiches de Tours la vente des vins d’Aiguillon, 12 s.; pour avoir fait pràliner la fleur d’oranger, 116 1. 14 s. 6 d. ; pour la distillation de l’eau de lavande, 208 1. 12 s.; pour envoi de 3 paniers de vin a Versailles, 9 1.; moellon pour le pont de la terrasse, 12 1. 10 s. ; 2 cochons noirs, mis dans la ménagerie; à Touche! maçon, pour garnir les croisées et portes de la dernière aile, 27 1.

[Archives d'Indre-et-Loire. E. 154]

Mobilier de la duchesse Emmanuel d’Aiguillon

Mobilier de Verets réservé par la citoyenne d’ Aiguillon lors de la Vente Jaite en décembre 1792, lve année de la République.

Appartement delà citoyene douairière d’Aiguillon. — Antichambre; six chaises en velours d’Utrect rouge. Chambre à coucher : lit à baldaquin en salin blanc brodé en soyes de diverses coulleurs, complet, rideaux en soye canellée, ceux des deux croisées en taffetas à carreaux verts et blanc, un sommier, deux matelas, un lit de plume et deux traversins, une couverture de coton, uue autre de toille de coton blanche à grain, un couvre pied de

perse, un aulrc de mousseline brodée en soyes de diverses couleurs ; deux bergères et leurs coussins en soye blanche à petits bouquets, quatre fauteuils et deux chaises même étoffe du lit ; une table de toilette garnie d'un miroir, deux carrés, cinq boates, dont une garnie de velours, une brosse, une pellotte, deux pots à pommade en porcelaine, deux flacons, le dessus de la d. toilette même étoilé du lit ; une commode à dessus de marbre, trois glaces en neuf parties, deux bras et leurs bobèche, trois pots à fleur de fayance, deux chenets, pelle, pincettes et tenailles, une jatte et soucoupe, cinq tasses et soucoupes, une petite soucoupe blanche, le tout de porcelaine; un pot et sa cuvette de porcelaine, deux verres dont un couvert, un pelit plateau en bois de Chine, deux flambeaux de cuivre argenté, une grande toille pour couvrir le lit.

Cabinet. — Les rideaux de la croisée en taffetas blanc et vert, un sopha, une bergère, deux fauteuils, le tout de soye blanche à petit bouquets, deux chaises de canne, une chaise de paille, une commode à dessus de marbre, dans la d. commode un sultan armorié, une pièce d’indienne flamée fond blanc fleurs rouges ; un pupitre, un guéridon, un métier à broder, une carre de bois, une glace sur la cheminée, deux bras et leurs bobèches, quatre pots à fleurs, deux petits flambeaux, et un bougeoir en cuivre argenté, deux chenets, pelle et pincette.

Garde-robe. — Les rideaux de la croisée en étoffe de soye et coton à carreaux, une table à console à dessus de marbre, deux encoignures, une chaise percée de canne, son pot en fayance, un fauteuil et deux chaises de canne, deux chaises de paille, un bidet garni, une table de nuit, deux pots de chambre, un grand seau, une petite jatte, le tout de fayance, un petit pot à crème couvert, deux caraffes en cristal, une cruche de grès.

lre chambre, un lit en alcôve, en toille de coton flamée, blanche et bleue, rideaux et ceux de la croisée, même étoile que le lit, table, deux armoires, miroir, flambeau de cuivre. — 2e chambre, lit en tombeau toile de coton lia mée jaune, deux armoires, métier à broder, flambeau de cuivre. — 3e chambre, lit en tombeau toile de coton flamée blanche et bleu, rideaux de croisée de même, deux armoires, flambeau de cuivre. Dans l’escalier de ces 3 chambres une lampe de fer blanc. — Chambre à coucher n° 42. Un lit en alcôve, moire de soye rayée rouge et blanc, complet, rideaux et ceux de la croisée en bourre de soye, bergère comme le lit, quatre fauteuils dont deux avec coussins en satin cramoisi à fleur blanches, toilette à étoffe dn lit, commode à dessus de marbre, table à écrire et écrit oire en fayance, glace, deux bras, quatre figures chinoises, jatte, théière, tasse etc., de fayance ; double garderobe, commode, table à console, bouilloire. — lre chambre : lit en tombeau en damas de Caux. — Salle des concerts: trois lustres de cristal, deux glaces sur les deux cheminées en six parties, deux poêles de fayance, un clavecin et un pupitre, un orgue et ses soufflets. — Salle à manger; deux glaces sur les cheminées en six parties, quatre robinets en cuivre doré, un poêle de fayance. — Vestibule: un poêle de fayance. — Antichambre, poêle de fayance, l’ancien plan du parc de Vcrets, lanterne à lampe, trois tables à jouer. — Salon de compagnie : six fauteuils de paille, et quatre petits tabourets, trois tables g çopsole et dessus de marbre, lustre en

cristal, cinq glaces en quinze parties, sept tasses et leurs soucoupes en cailloux de Vérets.

Appartemens ayant vue sur la terrasse. — Chambre à coucher : lit en alcôve en damas cramoisi, rideaux en bourre de soye, rideaux des croisées en taffetas cramoisi, six fauteuils comme le lit, un fauteuil de tapisserie, une table de toilette garnie (avec objets en bois de Chine) et bordée d’un large galon d’or, commode à dessus de marbre, table à écrire, glace sur la cheminée en deux parties, deux bras, deux flambeaux de cuivre argenté, jatte et tasses de porcelaine, pot et cuvette de fayance. — fe chambre, lit en tombeau garni en damas de Caux. — 2e chambre, lit en tombeau, en damas de Caux, un flambeau de cuivre. — Chambre à coucher, n° 2 : lit en baldaquin en damas bleu, rideaux en soye de coton, rideaux des deux croisées en taffetas bleu, quatre fauteuils et une bergère de même ; une toilette garnie comme les rideaux, commode à dessus de marbre, deux bras, deux flambeaux en cuivre argenté. — Cabinet : coussin en damas bleu, commode, table à écrire. — lre chambre, lit en tombeau, en damas de Caux. — 2e chambre, de même. — Chambre à coucher n° 3 : lit en alcôve en damas cramoisi, rideaux en bourre de soye, rideaux de la croisée en taffetas cramoisi, deux fauteuils comme le lit, une commode à dessus de marbre, table à écrire, deux bras en cuivre, deux flambeaux en cuivre argenté, tasse, théière, etc., porcelaine. — lroet2° chambre, lit en tombeau en damas de Caux. — Chambre à coucher n° 7 : lit en baldaquin complet en damas vert, rideaux des croisées en bourre de soye, quatre fauteuils en tapisserie à fleurs, une toilette de campagne garnie, une commode à dessus de marbre, une table Èi écrire, etc. — Chambre, lit en tombeau en toile à carreaux rouge et blanc. — Chambre sous l’horloge, huit réverbérés et dix lampes pour éclairer des corridors dans lesquels sont quatre poêles de fonte. — Chambre à coucher n° 28 : lit en alcôve en toile peinte et rideaux de même, ceux de la croisée de colon blanc à grain, etc. — Chambre, lit en tombeau en coutil bleu .

Salle ci-devant billard: sept tableaux de famille, deux cartes représentant Aiguillon, un grand coffre, un marbre de foyer. — Salle servant maintenant de garde-meubles : deux armoires, lit en baldaquin en bourre de soye, rideaux de même, deux fauteuils en tapisserie, quatre vieux flambeaux de cuivre, un cœur en plomb pour une lanterne. — Appartement du citoyen d’Aiguillon : un devant de cheminée, diverses drogues relatives à la pharmacie. — Chambre du froteur, bois de lit à tombeau. — Office : sucrier, douze tasses et soucoupes en porcelaine, quatre théières en terre, douze goblets de verre à anse, six terrines de grès, deux moules en étain, deux chocolatières, quatre moules à biscuits, deux cruches de grès, grande table à 5 piliers, mortier en marbre et son pilon, moulin à cafté, poëlle, etc. — Vaisselier: deux sucriers leurs couvercles, cuillers et soucoupes, six compotiers, six saladiers, trois terrines couvertes et leur soucoupe, assiettes, plats, sauciers dont deux à trois branches, beurriers, pots à crème, etc., le tout en fayance blanche, un grand buffet, etc. — Tribune : «ix banquettes, dont quatre garnies de velours d’Utrecht, et deux en moquette, deux chaises de paille, six tabourets, un bénitier en cuivre. — Bains, cinq glaces en dix parties, pot, jatte,

DOCUMENTS ANNEXES

tasses, etc., en porcelaine, deux baignoirs en cuivre et une poele couverte à chauffer l’eau, un grand réservoir en plomb. — Logement du garde.

Logement de la citoyenne Labatte : lit en alcôve, tenture en indienne. — Logement de l’ancien frotteur : lit en niche, tenture d'indienne. — Logement de Rouillé, maçon. — Logement de S*- Louis, tenture du lit en alcôve, en indienne. — Logement des couvreurs. — Brûlerie: un alambic en cuivre. Magazins : balance, bois vieux et neuf, vieille ferraille, plomb. — Verrerie : tabarinage, manne, tables, thermomètres. — Salle de théâtre : deux moulins à filer la soie, deux bassines de cuivre. — Sellerie: deux sangles en corde pour suspendre les chevaux, harnais, etc. — Conciergerie : chambre d’entrée, glace sur la cheminée, et autre dans un cadre doré, deux tableaux anciens, deux tables, bassinoire en cuivre, seringue d’étain ; cabinet, tenture en coutil peint, bureau en bois de chêne, écritoire en bois noir, un autre en fayance, un fusil à deux coups, deux encoignures en bois peint ; chambre à coucher: deux lits en alcôve à tenture en coutil peint, rideaux de toile coton flammée, blanche, bleue et jaune ; chambre de domestique, cuisine et lingerie (poëlle de fayance). — Lingerie : 10 paires de drap de maître passables; 10 paires id. usées ; 10 paires d’officiers ; 14 paires usées ; 12 nappes de maîtres ouvrées de 20 à 30 couverts: G nappes d’office ; 12 nappes de 8 à 1 5 couverts usées ; 60 nappes de cuisine, usées; 12 douzaines de serviettes point Venise. — Logement du régisseur : salle à manger, buffet, fontaine en cuivre ; sallon, glace sur la cheminée et tableau dessus, table à jouer, pendule en cuivre argenté; chambre à coucher, commode peinte en blanc, glace sur la cheminée et tableau dessus; cabinet, bureau peint en blanc à 12 tiroirs, petite bibliothèque ; cabinet de toilette, armoire peinte en blanc, porte manteaux et tablettes ; garde robe, grande armoire en bibliothèque ; cuisine, tourne broche, lèchefrite, armoire.

Qui sont les meubles et effets qui appartiennent à la citoyenne douairière Aiguillon ce que je certifie; dans tous les appartements où il existoit des meubles avant la vente, elles y sont restées; quant aux livres de la bibliothèque ils sont sous la garde du régisseur qui en a seul les clefs. Fait à Vérets le quatre janvier 1793, Porcher, concierge. [Etude de I\P Guillonneau, notaire à Saint- Avertir],

Expertise du château en 1796

Procès-verbal d'Expertise de la maison de Vérelz et ses dépendances, 12-21 prairial an IV

Le lieu et chateau de Veretz situés commune du même nom, consistant dans sa masse de quatre ailes de batiment, au centre desquelles est une cour de 195 toises de superficie, dans laquelle on entre par une rampe en terrasse de 34 toises 2 pieds de long sur 4 (oises de largeur; porte d’entrée sur la

levée du Cher, au levant de laquelle est le bâtiment du garde chasse, composé de deux chambres grenier dessus, couvert d’ardoises.

lre partir. Aile du côté du levant. — L’aile côté du levant est composée d’un bâtiment ayant en longueur 22 t. 5 p. 6 p., y compris la tour côté du midi, sur 4 t. î p. de largeur, le tout hors œuvres, consistant :

Dans son rez-de-chaussée d’une chambre à cheminée au levant, un porche servant d'entrée principale, à droite un corridor à l’extrémité duquel est un escalier à rampe de fer, marches en bois. Au levant du corridor sont : une chambre à cheminée dans une tour éclairée au levant ; une autre chambre aussi à cheminée, dans laquelle est un potager (le cit. Doudon, agent local de la maison dit à lui appartenant); une autre chambre parquettée aussi à cheminée avec deux cabinets, la dite chambre lambrissée de hauteur: un antichambre faisant l’extrémité et partie de l’aile du levant et celle du nord avec un cabinet à côté; un corridor à l’entresol, au levant duquel est une première chambre à cheminée dans la seconde tour avec cabinet ; une seconde chambre et cabinet à côté, une autre cabinet à cheminée. Audessus de l’antichambre mentionnée ci-dessus, deux chambres sans cheminée avec dégagement, un escalier dérobé pour y monter.

Le premier étage est composé d’un grand corridor au fond duquel est une tre chambre à cheminée avec cabinet et garde robe lambrissée de hauteur; une 2e chambre à cheminée de marbre avec cabinet et garde robe, lambris de hauteur; une 3e chambre à cheminée de marbre dans la grande tour, lambrissée de hauteur avec garde robe seulement, une chambre de domestique à côté ; une 4e chambre à cheminée de marbre boisée de hauteur avec cabinet et garde-robe, une 5e chambre idem ; une 0° chambre avec cheminée de marbre, parquetée et boisée de hauteur et deux cabinets dont un à cheminée de marbre. L’entresol du premier étage est composé d’une 1 r<‘ chambre à cheminée à tablette de marbre, cabinet et garde-robe boisée de hauteur, chambre de domestique à côté ; 2^ chambre à cheminée à tablette de marbre, boisée de hauteur, cabinet et garde-robe; 3« chambre à cheminée à tablette de marbre, boisée de hauteur, cabinet et garde-robe, chambre de domestique tâcôté; 4e chambre à cheminée à tablette de marbre, boisée partie de hauteur, cabinet à côté, chambre de domestique en forme de cabinet.

Le second étage est composé d’une chambre à cheminée de marbre boisée de hauteur, deux cabinets ou garde-robe, entre-sol au-dessus des cabinets escalier dérobé pour y monter ; 2e chambre à cheminée de marbre boisée de hauteur, cabinet et garde-robe, entre sol, escalier comme dessus ; 3e chambre dans la seconde tour, à cheminée de marbre, boisée de hauteur, cabinet garde-robe, entre-sol et escalier ; 4e chambre à cheminée de marbre boisée de hauteur, avec cabinet et entre-sol, dessus chambre de domestique ; 5° chambre à cheminée de marbre boisée de hauteur, deux cabinets et deux garde-robes, entre-sol dessus; chambre à cheminée de marbre boisée de hauteur, cabinet de garde-robe; 7e chambre idem. Couronnement de la d. aile de bâtiment à l’italienne, charpente en comble couvert d’ardoise avec écheneaux en plomb ; trois caves au-dessous de cette première aile, lesquelles caves sont comprises dans le soubassement du d. bâtiment.

DOCUMENTS ANNEXES

La maçonnerie extérieure comprend 439 toises, un gros mur 128, les murs de parpain 17, le carrelage 191. Il existe 1 1 cheminées de marbre avec foyer, 8 cheminées de pierre de liere et 8 tablettes de marbre, 3 cheminées de liere simple; deux escaliers de pierre contenant 99 pieds de pierre dure ; 1070 solives de bois de divers équarrissage, 9348 livres de gros fer, 26 toises de fer en balcon et escalier, 1561 pieds de plomb formant 7171 livres. 130 toises de couverture, 30 toises de parquet, 212 toises de lambris, 4 portes à deux vanteaux, 113 portes simples, 39 marches formant 3 escaliers de dégagement, 84 marches massives et carrelées formant 3 escaliers, 15 toises de planches sapin avec lambourdes, 16 croisillons de 2 p. 6 p. sur 2 p. 6 p., 4 croisées coupées, 1 croisée avec volets, 51 croisées de diverses dimensions (Estimation : 47.341 1.).

[D’après l’estimation détaillée par objet qu’il serait trop long et presque superflu de donner ici, nous voyons que l’évaluation porte pour la toise de bonne maçonnerie, 28 fr. la toise, le carrelage 3 fr.. la cheminée de marbre avec foyer 100 fr., la cheminée de lierre 20 fr., le pied de marche de pierre dure 1 fr., le gros fer, le cent 20 fr., le fer du balcon 60 fr. la toise. On remarque un balcon de 48 pieds de long sur 3 p. 4 p. de large, 2 balcons de 6 pieds de long, et 224 barreaux d’escalier. On relève en outre le plomb à 25 fr. le cent, la toise de couverture à 5 fr., de parquet à 20 fr., la porte simple à 20 fr., la marche d’escalier à 8 fr. et pour ceux de dégagement à 4 fr., la toise de plancher en sapin à 10 s., les fenêtres de 8 à 10 fr. le pied ; elles sont de dimensions très variées, la hauteur d’ordinaire de 10 à 13 pieds, et 2 de 14 p., sur une largeur de 5 à 6 pieds, les contrefeux de fonte à 30 francs.]

2e partie. 2e aile, coté du nord. — Ensuite nous sommes passés dans l’aile du bâtiment côté nord, jusqu'et joignant le pavillon du couchant. Cette aile est composée par le rez-de-chaussée d’une antichambre éclairée au midy, un cabinet à cheminée faisant partie du pavillon au levant, entresol au-dessus, escalier et garde-robe ; d’une grande salle éclairée de 8 croisées au midy et nord, terrasse en pierre dure et balustrade au pourtour, cheminée de marbre, vestibule. Au premier étage, une partie d’antichambre, l’autre partie de la lrP aile côté du levant, un cabinet à cheminée faisant partie du pavillon, entre sol au dessus; grande salle éclairée de 8 croisées à 2 cheminées de marbre, balcon de fer à chaque croisée : une chambre à cheminée, garde-robe et pelit antichambre, escalier dérobe pour y monter. Au second étage, une chambre à cheminée faisant partie du pavillon, avec cabinet et garde-robe; trois appartements complets au dessus de la grande salle, escalier dérobé pour monter aux entre sols des cabinets ; grenier, comble en charpente couvert d’ardoises et plomb. Cette aile de bâtiment porte en longueur 10 toises compris partie de pavillon sur 4 toises de largeur dans œuvres. Elle consiste en 233 toises 1 pied 6 pouces de maçonnerie de murs de face, 61 toises de mur de refend, 12 toises de parpain, 16 toises de pavage en pierre dure, 10 toises 1 pied de balustrades et socs en pierre dure, 24 toises 3 pieds de carreau de 6 pouces, 1 8 toises 3 pieds de carreau de 8 pouces, il toises de carreau de 1 pied, 4 toises de carreau de 3 pieds pierre dure, 29 toises de carreau octogonal avec remplassage des

vuides en carreaux de marbre, 4 cheminées de marbre avec foyer, 3 cheminées de marbre sans foyer, 3 grandes cheminées de marbre avec foyer 2 cheminées de pierre deliere, 1,077 solives de bois, 4.701 livres de gros fer, 1 1 balcons; (le détail porte : 1 1 balcons de 0 pieds à CO livres la toise, 1 balcon de 0 pieds évalué 150 1. pesant, à 20 livres le cent), 104G6 livres de plomb, 61 toises de couvertures, 64 toises de parquet, 80 toises de lambris, 7 portes à 2 ventaux, 41 portes simples, 75 marches formant 5 escaliers (de dégagement), G toises et demie de plancher en lambourde, 5 croisillons, 22 croisées de diverses grandeurs, 5 portes vitrées, 4 croisées de 13 pieds sur 5 pieds G pouces. (Estimation 27,583 1.)

3° partie . — 3e Aile du bâtiment, côté du couchant. — L’aile, côté du couchant compris le pavillon au nord et la tour au midy. Cette aile est composée, par le rez-de-chaussée et en y entrant par le pavillon d’un escalier qui descend aux communs : une chambre à cheminée, deux cabinets avec entre sol au-dessus et escalier pour y monter (grand escalier en pierre de vieille construction dans la hauteur du bâtiment), office à cheminée, grande cuisine, rôtisserie, pâtisserie, une décharge avec entre sol et escalier pour y monter, garde-manger, caveau et escalier en bois à rampe de fer. Au premier étage, sallon de compagnie parquclté, un cabinet et dégagement avec entresol, escalier pour y monter, antichambre, vestibule, salle à manger, chambre à coucher, dans la cour corridor dedégagement régnant du vestibule à l’escalier côté du midy. Au second étage deux appartements complets, cabinets et garde-robes à chacun, entre-sol sur les dits cabinets, escalier en bois pour y monter, grenier et comble sur le tout, couverts d’ardoise et de plomb. Dans cette 3e aile il existe : 454 t. 1 pied 6 pouces de murs de face, 328 toises de mur de refend, 85 toises de vieux murs d’escalier, 20 toises de dalles, 93 pieds cube de pierre dure, 1 1 toises dépavé simple, 79 marches, 45 toises de pierre de liere et marbre pour carrelage, 42 toises carreau de 6 pouces, 10 t. carreau 12 pouces, 4 toises carreau de 8 pouces, 9 cheminées de marbre avec foyer, 4 grandes de marbre dont deux avec foyers, 2 cuvettes de marbre à coquille au-dessus du buffet de la salle à manger et 4 robinets, 1921 solives de charpente, 16512 livres de gros 1er, 26884 livres de gros plomb, 17 balcons de diverses grandeurs (1 de 45 pieds 6 pouces, 6 de 0 pieds au rez-de-chaussée, 9 de 6 pieds au premier étage, 1 de 18 pieds) 150 toises de couvertures, 120 toises de parquet, 287 toises de lambris, 99 portes de diverses grandeurs, 4 bas de buffets, 51 portes et croisées tant à glace qu’à petit bois avec et sans volets, 22 croisillons, 1 escalier rampant à marches successives et carrelées, ensemble 95 marches (à 8 fr. la marche) et 5 petits escaliers de dégagement formant 69 marches (à 4 fr. la marche), 21 toises de plancher sur lambourde. (Estimation 70,104 1.)

4e partie. — 4e Aile de bâtiment, coté du midy. — Cette aile consiste au rez-de-chaussée, en trois vaisseaux formant l’office, trois autres vaisseaux formant la lingerie, un appartement complet pour la concierge, escalier à rampe de fer marches massives et carrelées ; à l’entre sol du rez-de-chaussée, 4 chambres à cheminée, corridor et latrines au fond. Au premier étage, quatre chambres à cheminée, etsallede billard, corridor et latrines. A l’entresol du t01' étage, 3 appartements complets, corridor et latrines. Au

DOCUMENTS ANNEXES

second étage, 4 appartements complets, cabinets, garde-robe, entre-sol, escalier pour y monter, corridor régnant dans toute la longueur ; comble sur le tout couvert d’ardoise et plomb.

Cette 4e aile comprend : 412 toises 4 pieds de maçonnerie, 212 toises de carreau de diverses grandeurs, 5 cheminées de marbre, 13 cheminées de liere, 11 54 solives de bois, 8191 livres de fer, 21460 livres de plomb, 208 toises de couverture, 68 toises de lambris, 63 portes de différentes grandeurs, 51 croisées de différentes grandeurs, 2 escaliers de dégagement formant 26 marches, 1 escalier rampant de 86 marches massives et carrelées avec rampe de fer, 8 toises de planches sur lambourde, 5 bas de bulïet, 8 croisillons, 4 marches faisant 19 pieds, 80 toises de pavage dans la cour (le détail pour 83 toises de pavage dans la cour et la rampe). (Estimation 32,045 1.)

5e Partie. — Soubassement. — Puis nous nous sommes transportés dans les parties inférieures du bâtiment, y compris le soubassement, et nous avons reconnu: 150 toises de maçonnerie formant le soubassement et 2 toises de mur en parpain ; 4 croisées, 4 portes, 652 livres de plomb, 25 marches de pierre dure formant 75 pieds, 39 marches massives de bois, 604 livres de fer, 15 solives et demie de solivaux. (Estimation 5274 1. 1 1 s.)

6e Partie. — Bibliothèque. — Le corps de bâtiment formant la bibliothèque et cabinet d’aisance, à l’anglaise situé au midi de l’aile 4llie a 11 toises de façade sur 4 t. 2 pieds de largeur. 11 existe : 47 toises, 4 pieds de maçonnerie, 240 solives, 21 toises de couverture, 4281 livres de plomb, 1160 livres de fer, 1 cheminée de marbre avec foyer, 4 t. 3 p. de carreau de fayence, 23 marches en pierre dure de chacune 5 pieds, 12 t. 3 p. de tablettes en pierre de lierre, 1 cuvette de marbre avec le siège d'aisance, robinets de cuivre et tuyaux 1 toise de maçonnerie, 2 croisées à glace de 11 pieds sur 4 p. 1 / 2 avec persiennes et volets, 3 croisées à petit bois avec volets de 8 pi. 4 po. sur 4 pi. 4 po., 14 toises 2 pi. de parquet, 3 toises de lambris, 4 portes y compris la porte du parc. (Estimation 5.656 1.)

7e Partie. — Logement du régisseur. — Le bâtiment servant de logement au régisseur, au levant du ci-devant château, forme un corps de 9 toises de face sur 22 pi. d’épaisseur avec terrasse. Il est composé au rez-de-chaussée de 2 chambres à cheminée, office, cabinet du régisseur, au dessus 3 mansardes, le tout carrelé en carreau blanc d'un pied, et rouge de 6 pouces, une des chambres au rez de chaussée parquetée, charpente en mansarde couverte d’ardoises, cuisine isolée adjacente à la cour, basse-cour au couchant, cave sous le hâtiment. (Estimation 4.500 1.)

8e Partie. — Les bains. — Autre corps de bâtiment servant de bains dans la partie basse et en retour d’équerre au château côté du nord, de 11 t. 3 pi. sur 2 t. 3 pi., composé d’un vestibule, 4 chambres à cheminée de marhre, cabinet, le tout lambrissé en plâtre, parqueté et éclairé de 5 croisées avec persiennes, cuvettes en cuivre, robinets et canaux de plomb, greniers perdus dans la couverture à deux égouts, et en plomb et ardoise, au pourtour une balustrade. Le socle de la grande grille sur le quai, le mur de soutènement de la terrasse sur la rivière. (Estimation 10.000 1.)

9° Partie. — Les communs. — 5 arcades de terrasse pavée en pierre dure et balustrade, en face les bains (2.000 L). 2 grands corps de bâtiment

parallèles formant les écuries, remises et communs de 78 t. de long sur 20 pi. réduit chacun ; un troisième corps de bâtiment transversal dans la partie du milieu de 13 t. sur 4 t. formant aussi des écuries; le tout en mansardes, couvertes d’ardoises, chambres à cheminée, sur la plus grande partie des écuries (estimé 50 000 fr.). Trois cours formant avec les 3 corps de bâtiment 120 chaînées (400 1.) ; 78 pieds courant de socle sous la grille au couchant (78 L); 350 pieds de pierre dure formant les 2 bassins (300 I.); 13920 livres de fer produit des deux grilles de fer au nord et au couchant (2.784 fr.'). (Estimation 55.562 1.)

10e Partie — Objets extérieurs au château. — Le logement du jardinier formant un corps de bâtiment adossé au roc ayant sa face au nord et sa position au couchant du ci-devant château, est composé de deux chambres à cheminée, grenier dessus, comble et charpente couvert en ardoises. Trois jardins connus sous le nom de jardin potager, jardin rouge et jardin du chenil, contenant ensemble 8 arpens ou environ, affermés par bail de 1787 à 400 L, les charges estimées 1 00 1. total 500 1 : estimation du tout 11.400 1. Le jardin potager est situé dans la partie du couchant des communs, règne sur la longueur de la levée du Cher et renferme 3 bassins; le jardin rouge joint la ménagerie, et le jardin du chenil, vis-à-vis. Une grande arcade formant la principale entrée du ci-devant château et les balustres avec deux côtés de la terrasse (5.1000 L). Deux escaliers en pierre (de la grande terrasse! dont l'un conduit à la grande allée du parc et l’autre dans le jardin potager (3.000 L). Un pont tournant construit en charpente et l'entourage des fossés formé par deux gros murs en pierre de taille (3.000 1.) Le bâtiment de la ménagerie ayant sa façade au nord, composé d’une chambre à cheminée, deux étables, une boulangerie, grenier sur le tout, charpente en comble couvert de thuilles, un pavillon dans l'angle septentrional delà cour composé d’une chambre à cheminée comble perdu couvert de thuilles. plusieurs caves en roc, au midy un jardin, le tout en un tenant de contenance d’environ un demi arpent (1.200 1.) ; 929 toises de tuyau de fonte pour la conduite des eaux à compter de la source jusqu’aux bassins du parc, plus 76 toises de même tuyau entre les 2 bassins (15.000 L). Un petit pavillon de bain composé d’une chambre sans cheminée éclairée par 4 croisées et 2 portes, comble couvert d’ardoise. Deux grands bassins, construits en maçonnerie, cordon de pierre au pourtour, le 1er de 40 pieds de diamètre, le 2e de 54 pieds, une balustrade autour du petit bassin, 31 barreaux de fer pesant 324 livres (3 pieds sur 10 lignes, ensemble 334 livres, grille de galeries 20 L), pavillon et bassins (1.200 L); 50 toises de canaux en plomb conduisant l’eau dans le bassin des communs (600 1.). (Estimation: 29.364 1. 16 s.)

11e Partie. — Le parc contenant 231 arpents renfermé de murs, consistant en 60 arpents de terre labourable y compris les cours et bâtiments de la ferme de Villiers, et 171 arpents de bois de différentes coupes, y compris les allées d’agrément (12 arpens), contenance vérifiée sur un plan représenté parle citoyen Doudon, régisseur de la maison. L’estimation du parc s’élève à 103.953 livres; celle de la ferme de Villiers à 27 340 livres 9 s. 4d. A quoi ajouter les objets omis: 4 contrefeux (120 L), 4 portes chartières

DOCUMENTS ANNEXES

(600 1.), le pont volant clu parc du segond (1001.), la maison du garde |200 1.), les 4 bornes du porche (40 1 ), l’aqueduc du parc où passent les canaux (400 1.) et quelques menus objets.

Total de l’estimation donnée à la maison de Véretz et ses dépendances, 431.533 1. 16 s. 4 d. [Archives du château de Véretz, et Archives du département d’I.-et-L.]

Comptes de la démolition du château (1796)

Compte pour la dépense concernant les frais faits pour la démolition du ci-devant château de Véretz, commencé le 27 messidor an 4. — Du 27 messidor : aux maçons 180 1. ; au menuisier 172 1., au couvreur, 48 1. Du 5, 6 thermidor: au charpentier 110 1. ; au menuisier 160 1. ; aux maçons, 180 1.; au couvreur, 41 1.; au serrurier 26 1. Du 12 thermidor: aux maçons 143 1.; aux menuisiers 113 1.; aux charpentiers 104 1. Du 15 au 30 thermidor : aux maçons 169 1.; ouvriers divers 200 1.; serruriers 30 1. ; menuisiers 24 1.

Fruclidor, du 8 au 30 : ouvriers divers 700 1. ; maçons 300 1. ; charpentiers à 3 fr. p. jour, 57 1. ; couvreurs 60 1. Au citoyen Morel pour l’expédition des pièces collationnées relatives au château 36 1. : experts 240 1. Vendémiaire : maçons, 72 1. Brumaire an 5 : maçons 490 1, ; ouvriers divers 40 1. : charpentiers à 2 fr. p jour, 24 1. ; serruriers 76 1. Frimaire: maçons 113 1.; couvreurs 75 I,; charpentiers 42 1. Nivôse: maçons, 242 1. ; menuisiers 40 1. Ventôse : serruriers 10 1. Germinal: couvreurs 108 1. ; charpentiers 107 1. ; maçons 195 1. ; menuisiers 100 1.

Les dépenses diverses durant cette période montent à 10.858 1. 19 s.

9 d. ; les recettes s'élèvent à 53.069. 2 s. 7 d., d’où un boni de 42.210 1. 2 s.

10 d. [Etude de M° Guillonneau, notaire à Saint- Aver tin.]

Expertise en 1797

Expertise du 18 frimaire an VI. — La démolition jusqu’alors réalisée faisait exception de la portion abandonnée au citoyen Doudon, régisseur, par les citoyens Perré et Paumier par acte du 12 fructidor. Les bâtiments longeant la levée, estimés 1350 1. et partie d’un autre bâtiment situé en face celui-ci et « adossé au gros mur de terrasse » (15 t. et 3 p. de long sur 16 p. de large) ayant « au rez de chaussée trois remises doubles et un vaisseau pavé servant d’entrée à une cave en roc sous la grande terrasse » avec plusieurs chambres à l’entresol et au premier étage (1 150 1.) avec le bâtiment transversal entre les deux (1700 1); un autre bâtiment longeant la levée

(22 t. de long sur 4 t. de large), grand vaisseau servant d’écuries avec étages à mansardes et au levant une petite écurie voûtée (2.000 1.); une aile de bâtiment parallèle (21 t. de long sur 4 pi. 8 po. de large), grand vaisseau avec mansardes, et au midi une cour (de 6 pi. de large sur 22 t. de long) au sud de laquelle sont trois portes de caves en roc (1913 1.). « Entre l’écurie voûtée et le sous-bassemenl de l’aile que le citoyen Paumier, comme propriétaire des matériaux, fait actuellement démolir est une galerie d’allée en pierre dure avec balustrade d’appui soutenue sur cinq arcades décorées de refends sur toutes faces, lad. galerie conduisant à la plateforme du ci-devant chateau » (750 1.). La cour des écuries comprise entre les deux dernières ailes de bâtiment, la galerie et le bâtiment transversal (de 24 to. 3 pi. 10 po. de long sur 12 t. 3 pi. de large) avec le bassin (232 1.) ; (ailleurs à propos des cours, des écuries et des bains, il est question de « deux jets d'eau. » Les bains (Il t. 1 pi. 6. po. de long sur 4 t. de large) ont dans la face au couchant 4 croisées et une porte précédée d’un perron de 5 marches, « les d. ouvertures pratiquées dans cinq arcades correspondantes à celles ci-dessus et terminées également par des balustrades. » « Au nord des bains est un berceau en treillage et une petite cour d’issue sur la rampe au moyen d’une porte précédée de sept marches » (3,000 L). Entre les cascades et les bains la cour a 17 t. de long sur 13 t. de large; elle est « fermée sur la levée par un mur de maçonnerie qui remplace la grande grille de fer supprimée »(232 1.)

La porte d’entrée « au pied de la rampe » et à gauche le logement du portier (5 t. de long sur 11p. 2 po. de large) ; et joignant le pignon du midi est « une niche à chien voûtée en bourré sur laquelle est un perron montant augrenier; à l’extérieur dumurde clôture de la rampe et joignant le d. pignon est un cellier en appenti couvert de tuiles » (225 L). Logement « ci-devant du concierge » « actuellement occupé parle citoyen Paumier », comprenant « cage d’escalier en charpente avec rampe en fer, petit cabinet derrière, le tout découvert et en partie démoli ; un petit et un grand vestibule à cheminée dans l’ancienne tour, un garde-manger, une salle parquetée, un office, deux chambres et garde robe, » au premier étage deux chambres et, au second une chambre découverte sur la tour etc; et, au levant de la tour, une cuisine ; au levant et au midi de ce bâtiment une terrasse avec mur de soutènement à reprendre » (1.500 I.). À l’est et au nord de la plateforme « qu’occupaient les bâtiments et cour du chateau » il y aies murs de terrasse formant soubassement. « Il reste encore les planchers des archives et d’un corridor qui conduisait au bâtiment des bains, ayant son issue près de l’escalier des communs qui fait partie de l’aile au couchant. » Dans les soubassements on voit encore des chaînes et goujons en fer. Au levant de la bibliothèque dont les matériaux appartenaient au citoyen Paumier ainsi que le perron et la rampe de fer conduisant de celle-ci au parc, est un pont de bois établi sur deux piliers en maçonnerie de pierre de taille (5 t. de long sur 6 pi. 6 p. de large) : à l’extrémité méridionale est un perron de plusieurs marches en pierre dure. « La plate-forme, les deux cours au midi joignant le pied du coteau, la cour basse au couchant de l’aile qui se démolit » ainsi que « les soubassements des deux premières ailes démolies au levant et au nord, matériaux, caves en pierre de taille de roc, pont de bois, considéra-

DOCUMENTS ANNEXES

ion faite du régalement de l’aire et de l’enlèvement des vidanges» 1500 1. Une note nous apprend que « les murs de l’aile au midi qui restent sur pied, usqu’à l’escalier du logement duconcierge, celui de la partie du pan coupé, jusqu’au grand escalier en pierre à vis Saint-Gilles faisant partie des matériaux de l’aile au couchant appartiennent au citoyen Bureau comme prix de sa démolition par convention entre lui et les propriétaires.

La ménagerie avec boulangerie à l’ouest ayant « le four pratiqué dans le roc », au nord puits en maçonnerie sous un petit auvent couvert de tuile et, au couchant une cave en roc « à l’usage de laiterie », au levant « la terrasse extérieure des câpriers », et au nord cour avec porte charretière sur le chemin. Au nord et levant de cette cour un jardin clos de mur « divisé en quatre carrés bordés d’arbres fruitiers, appelé le jardin rouge ; là est la source qui fournit l’eau à la fontaine publique de Véretz, dite de Eacchus ; à l’angle sud-ouest du d. jardin un pavillon de 14 pieds carrés composé d’une chambre à cheminée, grenier, comble en croupe, couvert d’ardoises ; au midi des bâtiment ci-dessus est une ouchc renfermée de mur, contenant environ un tiers d'arpent, où un petit bâtiment à porcs, le tout estimé 900 1. Dans le bois, le pavillon (2 t. sur 1 t. 5 pi ) précédé d’un perron de 6 marches, et la glacière à côté (125 1.). « A l’extrémité de la grande allée vis-à-vis le grand perron à deux rampes sur la terrasse, les matériaux duquel perron appartenaient au citoyen Paumier, est un bassin de 23 t. 1/2 de circonférence avec bord en pierre dure d’Athée, balustrade et regard en pierre dure ; un deuxième bassin au couchant du précédent de 27 t. 2 pi. de circonférence, le bord en marches quartderonnées (200 1.) ; (plus bas on dit « bassins d’eau dans le bois. ») La mélaiiie de Villiers évaluée 11,103 1. 9 s.

L’expertise détaillée à laquelle nous empruntons ces détails contient ensuite l’estimation des bois dont nous extrayons les indications qui fournissent quelques éclaircissements. Bosquet du pont volant, 153 chaînées 1/2, 8 ans, 164 1. 4 s. 9 d.; bosquet au nord de la fulaye, 1 1 1 chainées 1 / 2 ; la fulaye et le gaulis, 5 arpens 86 chainées ; pièce longeant la grande terrasse au couchant de l’allée du petit bassin, 1 arp. 9 ch. ; pièce au couchant de celle-ci, 1 1 1 ch. 5 pi. ; pièce du grand bassin, 4 arp. 80 ch. 2 pi. ; le manège avec petite partie au midi 2 arp. 73 ch. 0 pi.; pièce au levant et nord de la pépinière, 2 arp. 81 ch. 6 pi. ; pièce au midi, 5 arp. 74 ch. ; pièce au midi de celle du grand bassin se terminant en pointe à l’Etoile de Vénus, 6arp. 15 ch. 15 pi.; pièce au levant de celle-ci. 5 arp. 90 ch. 21 pi ; pièce au levant de la basse allée de Vénus 2 arp. 33 ch. 6 p. ; partie de la pièce au couchant de la dite basse-allée, 4 arp. 54 ch, 2 pi. ; partie de la pièce du labyrinthe, 7 arp. 73 ch. 5 pi. ; autre partie au couchant, joignant l’Etoile de Vénus, 0 arp. 43 ch. 2. pi. ; partie au couchant de celle-ci, et au levant d’une grande allée de l’Etoile principale, 5 arp. 95 ch, 18 pi. ; pièce faisant partie decelle de la fosse Baulay, côté du nord et au couchant de la grande allée de l’Etoile des dix huit allées, 0 arp. 72 ch. 15 pi. ; pièce au levant de l’aqueduc, 8 arp. 7 ch. 2 pi. ; pièce au levant, dite de Villiers, 7 arp. 90 ch. 23 pi. ; pièce au levant et midi, 76 ch. 5 pi. ; pièce vers midi, 37 ch. ; vers midi, 43 ch. 17 pi.; ensuivant, 74 ch. 10 pi. ; en suivant 103 ch. 5 pi. ; en suivant 45 ch. 16 pi.; en suivant, 35 ch. 1/2; en suivant, 338 ch. 10 pi.; puis 7 pièces formant

35 arp. 45 ch. ; pièces de bois taillis au midi de l’étang de Villiers, 7 arp. 1/2 : jardin dit de la Pépinière, ou du parc, 120 ch. ; « l’étang des aqueducs divisé en deux parties par la chaussée qui porte les aqueducs » contient un arpent et demi, estimé 150 1. ; 57 friches contenant 4 arp. 95 ch., 247 1. ; allées contenant 14 arp. 50 ch. L’évaluation totale monte à 43,980 1. 9 s. 2 d.

— Archives d’Indre-et-Loire, Titres de Véretz.

A travers l’état civil de Yéretz

Ainsi qu’on a pu s’eu convaincre, nous avons puisé nos documents aux sources les plus autorisées. Les archives privées et publiques, en particulier les archives départementales d'Indre-et-Loire nous ont fourni les actes les plus circonstanciés, notamment au sujet du château et des dépendances : il en a été de même des minutes notariales, mine inépuisable, que nous avons consultées dans l’étude de Me Guillonncau et qui, indépendamment des indications domaniales, nous ont révélé nombre de contrats curieux sur les arts, les mœurs et les coutumes. Une source également précieuse pour nous a été la série des anciens registres d’état civil conservés à la mairie de Véretz et que M. le secrétaire a mis gracieusement à notre disposition. Outre les multiples informations que nous en avons déjà extraites, nous donnerons ici quelques renseignements au sujet des personnes qui ont exercé à Véretz des fonctions religieuses, ou rempli quelques charges ayant trait au château.

— Parmi les prêtres qui remplissent les fonctions paroissiales en qualité de curés, de vicaires ou de délégués, et dont la signature parait au bas des actes, nous relevons: R. Mouslel, 1589-1595. Nobilleau, 1592. Martin Aubry, curé, 1599-1648 ; son âge avancé lui fit donner sa démission. En mai 1653, un baptême est fait par Martin Aubry, « cy devant curé de cette paroisse. » F. Aubry, vicaire, 1600. Barnabe Boisseau, vicaire, 1037. Jacques Dendu, vicaire, 1649. Coueseau, curé, 1652-1698. Métivier, curé, 1698-1707. J. B. Bolacre, curé, 1 707-1750. Chevrier, curé, 1750-1768. Jean Lambert, vicaire, 1659. Gilles Gitton, vicaire, 1673-1729 à S5ans. J. Allain-Dupré, curé, 1768- 1792. Théodore Rouillé, prêtre, 1729 à 37 ans. Louis Coullon, vicaire, 1731. Aubry, vicaire, 1734. Saiget, vicaire, 1739. Chaussé, vicaire, 1743. Prince, vicaire, 1752. Le Bert, vicaire, 1752. L. Narbonne, vicaire, 1761, Roussel, 1767. Bastard, vicaire, 1707 et disparait après 1781. Le Beu, vicaire, 1782. C. Huret, vicaire, 1782. Hubert, vicaire, 1790.

De temps à autre, l’archidiacre, au nom de l'archevêque, faisait la visite paroissiale et mettait son visa sur les registres paroissiaux. Ainsi nous relevons : « \isa die décima septima maii 1689, Joüan, archidiaconus major.» Le dernier acte religieux est une sépulture datée du 8 octobre 1792 et signé : Allain, curé, et C. Huret, vicaire. Au-dessous on lit : « Arrêté le deux novembre l’an premier delà république : Prouin, maire. » Le premier acte qui suit, un décès, du 12 novembre, est signé : « Doudon, officier public. »

DOCUMENTS ANNEXES

Les registres paroissiaux nous ont transmis les noms de quelques-uns des capitaines du château. En 1664, « noble Jacques Toullet, sieur de Ghantoiseau, » « est capitaine du château de Véretz ; » sa femme se nommait Anne Chicault. Ils eurent en 1664, un fils, Jean-Jacques, tenu surles fonts par Gabriel Gitlon, conseiller du roi et grenetier au grenier à sel de Tours, et par Catherine Joubert, veuve d’André Coudreau, lieutenant de l’artillerie, trésorier de France à Tours. En 1672, le capitaine eut une fille, Marthe, qui eut pour parrain « noble René de Monsac, maistre d’hôtel de Monseigneur d'Effiat, ') avec Marthe Foudrier, femme de Pierre Hamonnet, président au grenier à sel de Tours En 1675, un nouvel enfant François est tenu sur les fonts par « Christophe Saillant, sieur des Mazures-Bougères, d’Angers, paroisse Saint-Maurice. » En 1677, leur fille Marguerite a pour parrain Louis Candart, sieur de la Renoire, et pour marraine Marguerite Bigot, femme de Honorât Augustin « sculLeur maistre d’hostel de Monseigneur l’archevêque de Tours, » dont il a été question au cours de cet ouvrage.

En 1693, lecapitaine était Dominique deGarsin.

Au commencement du xvine siècle, le capitaine était François La Chaussée, écuier, sieur du Pin de Rouvre. Sa femme lui donna un fils, Augustin, qui fut présenté au baptême, le 28 août 1701, par le duc de Mazarin et par « demoiselle Louise Boulet » de Tours.

Au nombre des autres « officiers » du château nous remarquons : les gardes des chasses. Le Marchand, 1689 ; Gilles Durand, 1689 ; Charles Petit, 1700: Nicolas Angibaull, 1717 ; puis François Baker, écuyer, capitaine des gardes, 1709, et Louis Pauvert, garde, 1774. Nous voyons ensuite: les maîtres d’hôtel, Marin Reyer, 1689; Philippe Pechon, 1690 ; Gilbert Ségault, 1693 ; le chef de cuisine Nicolas Bouzon, 1678 ; le chef d'office Gilles Lainbrisc, 1696: Charles Petit, 1695; Jean de Blanchans, bourgeois de Paris, maître d’hôtel, 1696, et Etienne Archambault, maître d’hôtel, 1706, et Jean de la Motte, 1769. Puis viennent Claude de Beauregard valet de pied, 1689 ; Guillaume Lisseran, valel de pied, 1697; Jean de la Fargues, valet de chambre du duc, 1990; Charles Hebreard, id., 1691 ; Jean Baptiste Hirigorty, sieur de Hauteville, id., 1092. Au service du seigneur et avec le titre « d’officiers » nous observons, en 1696, toute une série de domestiques du nom de Sestier. Ce sont François, Claude, Pierre et Charles, ce dernier est dit « écuier de cuisine. » Claude parait comme « chef de cuisine » en 1693 et 1705. Nous avions à relever, en outre, Robert flostelloque, ou Hitelloque, « officier de Mer de Rancé, » 1040; François Olivier, s1' de Beauregard, secrétaire du duc, 1706 ; ainsi que de Bachaumont, receveur de la seigneurie, 1708; Jacques Rouillé le jeune, id., 1708.

Les actes d’état civil nous indiquent les noms des concierges : Charles, 1598 ; Charles Camus, sieur de Bonneval, 1652; Pierre Roussard, 1672; Sébastien Bourassé, 1678 ; Noël Girard, 1687; Habert, 1702; Etienne Brisson, 1704; Gilles Dupré, 1704; Jean Courtin, 1706; Louis Pesche, 1731- 1766: Christophe Labat, 1706: les cochers: Jean Maïeu.x, 1672-84; René le Guy et Pierre Monier, 1693 ; Georges « palfrenierde Msr d’Effiat » décédé en 1676; les palfreniers Moineau et Rabault, et le valet de pied René Roussard, 1676.

Dans un rang supérieur nous signalerons : « JNoël Pasquier, écuyer, sieur de Chavongnière, recepveur de Monseigneur de Fresne » en 1600; ainsique les receveurs Louis Trahan, 1647, Claude Hébert, 1733: Jacques de Faye, et Claude Boudon, régisseur, 1769. Nous ne devons pas omettre Marin Boudai t « écuyer de Mgr d'Effiat, » 1676 ; Claude Paillet, écuier du duc de Mazarin, 16S9; Théodore de Verstac, 1692 ; et Garnier, 1703, qui occupent la même fonction. D’autres personnes reçoivent encore la qualité « d’officiers » du château ou de domestiques. Ce sont « noble homme Barthélemy Colas, sieur de Vellis, officier de Mgr de Rancé, » 1659-60 ; « honorable homme Louis Deneu officier de M. le baron de Verets, » 1657; Guillaume Paillot, 1678 ; François Collinet, valet, 1687 ; Jean Vincent, 1692; Charles Petit, 1692 ; Jean Juhais, 1695 ; Jacques Lenoir, 1696 ; René Sergent, 1097 ; La Treille, 1706 ; René Chartier, 1709; Pierre Lenoir, 1710; Jacques Pouliard, 1711 ; Jean Courtin, 1713. Grâce à ces actes, nous constatons que quelques-uns des serviteurs du château appartenaient à la petite noblesse comme possesseurs de certains fiefs. Défait assez ordinairement les « domestiques » prennent le titre « d’officier de M^r », et c’est par distraction, semblet-il, que le rédacteur des actes emploie les termes « officier domestique » ; tel 'concierge comme Charles Camus, en 1652, reçoit la qualité de « honorable homme ». Du même coup nous mentionnerons les fermiers-généraux de la terre de Véretz : Jean Gifton, 1624 ; Louis Trahan, 1649 ; Philippe Trahan, 1652-61 ; François Coueseau, 1663; Philippe Coueseau, 1671 1681 : Jacques Rouillé, 1690-1706.

L’exercice de la justice seigneuriale comprenait le groupe ordinaire des officiers de cet ordre. Parmi eux nous relevons les sergents royaux : Pierre Louys, 1620 ; Pierre Pouillard, 1643 ; Georges Trahan, 1656-62 ; Pierre Paulmy, 1676 ; Georges Terrien, 1692; Jean Gaucher, 1709 ; ainsi que les greffiers : Nicolas Deüe, 1604; Jean Legrand, 1620 ; Jean Guilleu. 1698; Antoine Sestier, 1 700-1 704, et Pierre Jahais, 1712. Surtout nous mentionnerons les « baillis de Véretz » Gabriel Gitlon, avocat au parlement, 1657; Pierre Hamonet, 1676, et Bernard Pion, avocat au parlement et siège présidial de Tours, 1698.

La seigneurie de Véi'etz possédait une étude notariale dont les titulaires furent : Nicolas Deüe, « notaire et greffier de la baronnie de Véretz » 1604 ; René Deüe, 1620-1630; Jean Roy, 1648 ; Paul Dupré, 1671 -1703; Pierre Peschot, 1671-1703 ; Claude Hardouin, 171 1-1725 ; François Belluot, 1737 ; Louis Belluot, 1756.

Pour ce qui est des artisans, les registres paroissiaux nous fournissent un certain nombre de maîtres ouvriers, dont plusieurs nous sont connus. Ce sont les m«s maçons : François Lenoir, 1074-1720; Laurent Maumarché, 1676 ; François Chartier, 1678-96, décédé en 1727 à 80 ans ; Claude Maleper, 1680; François Butlet dit < feu »en 1681 : Philippe Boutin, 1696 ; Jacques Chartier. 1709-23, Martin Bourdier, 1719; Philippe Bourdier, 1 779. Les mes charpentiers: Jean Belin, 1659; Pierre Pouillard, le jeune, 1674; Charles Rouillé, 1680 ; Gabriel llurtault, 1696 : André Rouillé, 1715; Nicolas Pineau, 1714 ; Jacques Serrault l’aine « charpentier en batteaulx » 1718 ; André Bader, 1769 ; les mes couvreurs : Pierre Chevreau dit « feu » en

DOCUMENTS ANNEXES

1674; André Moreau et Jacques Maignant, 1769; les m« menuisiers: Gourtin, 1680, décédé en 1706; Etienne Le Creux, dit « feu » en 1683; Etienne Durand, 1687-1733 ; François Juhais, 1711; Gilles Jaffré, 1720; René Guittet, 1771 ; Jacques Durand, 1777 ; les mes serruriers: Julien Roy, 1676; René Roy, 1686-1730, Pierre Roy, « in° horlogeur », 1717; enfin les in0* serruriers: Jean de la Vertu, » de Ms1' d'Effiat, » 1676, auquel sa femme Madeleine Pelissot donne, en 1678, un fils Nicolas qui a pour parrain Nicolas Bouzon, chef de cuisine ; ainsi que les jardiniers : Olivier Marquand, 1684 ; Pierre Toureau, décédé en 1687 ; Pierre Brudon, 1714, et Nicolas Begast, 1738.

Si nous devions mentionner quelques autres noms qui touchent à l’histoire de Véretz, les registres nous indiqueraient encore certains personnages. Signalons par exemple : Sembresq, «chirurgien de M§T de Véretz » en 1678, ainsi que le chirurgien Louis Truquetel, 1721 ; Julien Roy, « mc tissier », 1732. Au nombre des propriétaires de fiefs nous citerons: Claude Freslon, dame de Fléau à partir de 1597 ; René Davoyne, écuier, sieur de la Joylle, 1604; Charles Falezeau, secrétaire du roi et sieur de Beauregard, 1631, et François Olivier sr de Beauregard, 1706-17 12 ; Jean Guinais, sieur de Fouteau, 1676. Au mois de 1644, François Canon, sieur de la Chavonnière, est parrain avec la femme du capitaine du château. Dans la suite ce domaine fut possédé par Jean Lemaire, 1676, paroisse Sl-Venant à Tours, et par Louis Macicault, 1721. On relève enfin Marin Baudarl, sieur des Coutures et écuier de l’abbé d’Effiat, 1677 et Pierre Peschot, sieur de la Guérinière, 1681. C’est sur les noms de ces bourgeois gentilshommes, qui comme de modestes satellites gravitaient autour des seigneurs de Véretz, que nous fermerons cette sérié de documents inédits.

Le château de Yéretz, le bourg et le Cher.

Page 1