LE CONSEILLER, LOUISE
LB co;<SBlLi.vft, ù Lucie.
Ma ebére Lucie, comment le trouves-tu? La vive émotion que tu as éprouvée lorsque monsieur le duc t'a été présenté, la pâleur subite m’avaient fortement alarmé.
LUCIB.
Rassurez-vous, mon père, je me sens beaucoup mieux. {A part.) Mus je le regarde, et plus je me ^is que je ne me suis pat trompée.
LKüR, û Lucie.
Mademoiselle, suis-je assez malheureux? Mon plus cher désir était d'assurer a jamais votre bonheur, de vous consacrer tout mon amour, et lorsqu’il m’est permis de contempler tant de charmes, m<i présence vous cause une agitation qui alarme mon cœur et vient détruire mes espérances de félicité.
LUCIB, à part.
Le même son de voii... Mais c’est lui, c’eit Adrien! {Elant et avec embarras.) Monsieur le duc...
LE CONSBILLER, vivemCHt.
Mais vous-même, monsieur Léon, en voyant ma Lucie, v ous n'avez pas été maître d'un trouble et d'une surprise qui ne m’ont pas échappé... ( A JRosebnis.) Marquis. c'e>t bien naturel chez deux jeunes gens qui vont signer leur contrat de mariage et qui se voient pour la première fois.
LUCIE, û voix basse.
Monsieur le duc, c’est la première fois que noiu nous voyons ?
LÉON, halhuiiaul.
Mademoiselle, je n’avais pas encore eu le bonheur...
LE MARQUIS, à d'Orbessoti.
Votre charmante fille a besoin de prendre un peu de repos; nous allons la Laisser aux soins de U bonne Louise. Le notaire, quenoiis avons amené de Paris, nuus attend dans mon cabinet; si vous y cunsentei, nous tron» prendre lecture du contrai...
LE CORSRILt.ER.
Volontiers. Luui.se. je te coniie la sœur de lait: lâche de ramei)pr!>on aimable gaieté. {Embrasumt sa fille sur le front.) Ma tille, songe que ton père veut que tu sois heureuse.
LE MARQUIS, Ô L^on.
Monsieur le duc veut-il nous accompagner?