‹ Le chateau de Verneuil drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 57 sur 86 · LÉON, LUCIE · texte numérisé non relu

LÉON, LUCIE

LÉON

Vous désirez me parler, mademoiselle?

LUCIE

Oui. monsieur le duc. Dans la position étrange où je me trouve, un euiretien entre nous était indispensable. Avant de faire part à mon pere des motifs qui ont causé mon étonnement et mon trouble à votre aspect, j'ai voulu vous ouvrir franchement mon cœur, et j'attends de vous la même franchise.

LÉON, à part.

Que va-l-ellc exiger de moi ?

LUCIE

Est-ce bien aujourd'hui que nous nous sommet vus pour la première fuis ?

LBO!(.

Mademoiselle, j'ai déja eu l'honneur de vous répondre...

LUCIE

Oui, vous avez balbutié quelques paroles que j'ai à peine entendues. Mais ici, nous sommet seuil ; sur votre foi de gentilhomme, vous ne m’avez jamais vue, vous ne m’avez jamais parlé qu’au château de Veroeuil.

LÉU.V.

Mademoiselle, j'ignore quel intérêt vous pouvez avoir à exiger de moi un pareil serment.

LUCIE

Vous allez le savoir. Je n'ai consenti à épouser le duc de Verneuil que pour obéir à mon père.

LE chateal: de vekm:ul io

qui désirait vivement cette union. Mon cœur ne m'appartient plus.

LÉois, à pan.

Ciel ! que va*t-eUe dire!

LUCII.

J’aime...

Klie rrgjrdti fîxcmeal L<fon.

LÉOK, à part,

O mon Dieu!

LÜCIB.

J’aime un jeune homme qui m’a préservée d’une mort horrible. Pauvre et sans nom, U porte une àme noble et généreuse. Il a repoussé les bien> faits de mon père et n’a voulu accepter de moi qu'une simple bague. (Léon retire vivement ta main.) Adrien, vous portez encore ma bague f LÉOFT, tombant à set piedx.

Eh bien, oui, je suis Adrien! Adrien nu comble de la joie et du bonheur, puisqu’il est aimé, aimé pour lui>mème de l’adorable Lucie!

Lrcii.

Mon cœur partage vos senlimens... Mais par quel enchaînement de circonstance relrouvé-je Adrien duc de Verneuit?

Léoiv, avec feù.

Oui, je suis le duc de Verneuill ce nom illustre, cette fortune immense qui m'est chère, parce que je vais la partager avec vous, tout cela m'appartient. Trop long-temps j'en ai été dépouillé. C'est à mon tuteur, à M. le marquis de Bosebois que je dois la tin de mes maui. Un profond mystère. dont j'ai juré de garder le secret, a présidé à ma naissance. Mais une fois votre époui, vous saurez tout, et vous verres que le pauvre Adrien, aujourd'hui duc de Verneuil, est digne de vous.

LUCIB.

Adrien ou Léon, mon cœur vous appartient.

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