‹ Le chateau de Verneuil drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 62 sur 86 · SCENE n. I · texte numérisé non relu

SCENE n. I

LE CONSEILLER. DELHAR. 1

LE COnSBILLBE. I

Eh bien, docteur? |

DELMAR

J'apporte de nouveaux renscigoeroeos . mon* | sieur le conseiller. !

LE CONSEILLER

Qu’avez'vous appris?

DCLIlAn.

Vous savez que M"* Verdier n’avait pas encore vu le jeune homme que tout le monde ici appelle duc de Verneuil : en entrant dans le salon, ses yeux n’ont d’abord aperçu que Montalais; elle s’est évanouie, et. vous vous rappelai qu’à ma prière toute la société , sans en excepter ie jeune Léon, a bien voulu s’éloigner jusqu’à ce quo cette pauvre femme eût repris l’usage de ses sens.

LE CONSEILLER

El tous deux nou.s sommes restés près d'elle; c'est là que vous m’avez raconté ce qu'elle vous avait appris. A cet ëvanoui.<>sement profond .«uccéda bientôt une agitation trop grande pour que I nous pussions obtenir d'elle aucun nouveau renseignement.

DEI.MAR

C’est alors que vous m'avez laissé; mais de* puis, tout à l’heure, j’étais parvenu a la calmer un peu. .. J 'avais fait ouvrir une des fenêtres donnant sur le parc; j’invite .>l«* Verdier à s’en approcher pour respirer plus à l’aise... elle s’avance; ses yeux se portent sur une des allées... un cri lui échappe : « AhI c’est lui! — Qui lui ? — Lui! Adrien! l'enfarii que j'ai élevé... le voilà... la .. la î » Je regarde... c’était le duc!

LE CONSEILLER

Le duc! Elle a cru rocoimalire dans le duc le jeune homme qu elle a élevé?... mais c’est impossible, docteur!

DELMAR

C’est en effet le premier mot que je lui ai dît: a C’est impossible, madame!... vos yeux vous ont trompée!)! Mais, au milieu de son désordre, elle répétait avec tant d'énergie : « C’est lui!... je l'ai reconnu ! » qu’elle a fait passer dans mon esprit. non pas la conviction, mais une incertitude qui vient encore compliquer l'embarras de notre situation.

LE CONSEILLES

Songez qu’à Paris déjà elle a cru reconnaître... Et puis elle s’est rétractée...

DELMAS

Vous dites vrai, monsieur le conseiller... Mats à Paris elle n'avait p.vs cette assurance: «Luimême, dit-elle en parlant du jeune Léon, luimême me reconnaîtra bien!... *

lE CHATEAU DE YERNEUIL.

Ll CORSIILLim.

Mai« comment eipliqueriei-Tons celiT... C« jeune homme ne peut avoir été élevé en même temps ici touf le nom de Léon^, et è Vendôme fous celui d’Adrien... Cette feibme est folie...

DKLMau t vivèmeni.

Non! Cette femme a toute la raifon... Hais cette ineipHcable affaire est un abîme de léné> bres où la justice humaine ne doit peut-êlre pas espérer de faire luire le flambeau de la vérité.

LK GOSSIILLBR.

Nous ne négligerons rien, mon cher docteur, pour f parvenir. Déjà, j*ai entièrement approuvé le mojen hasardé sans doute, mais peut-être décisif. que vous m’avez proposé ; les ordres 1rs plus précis ont été donnés à cet égard. Je suis prêt maintenant, si vous le jugez necessaire, à mettre Verdier en face du jeune Léon.

DBLMAR.

Je D*ose croire que l'état de cette dame lui permette encore...

JOSBPH, entrant.

Verdier vieut de rouvrir les yeui... elle a demandé monsieur le docteur.

DBLIlAlt.

J'y vais. [Au Conseiller.) La crise est passée... dans un quart d'heure, j’espére être ici avec elle.

LB CORSBILLBH.

D'ici là, je vais voir si tout est prêt pour notre dernière épreuve.

DBLMAR.

Je voas al indiqué le souterrain qui communique de celte pièce dans le parc.

tB CORSBILLIR.

Oui, 1a porte est à droite dans cette alcôve ; c’est par là que je ferai tout disposer.

DBLUAR.

Nous nous retrouverons ici.

Il aorl |î»r la pane afcrèle dr« «ppârtemeo».

LB C0RSB1I.LBR.

Ah! Joseph, allez trouver M. le marquis de Roiebois et priez-Ie de descendre dans cet appar> tement.

n sort par ralcOve.

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