‹ Le chateau de Verneuil drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 74 sur 86 · MONSIEUR DAUBE · texte numérisé non relu

MONSIEUR DAUBE

de Iransmeltre votre emploi h une personne ayant des droits acquis, des titres reconnus...

M. DAl’BB, avec emphase»

Et cette personne ayant des droits acquis, des titres reconnus?

CnATBAUnOSK.

Eh [ mais il me semble que les liens de parenté qui m unissent à vous, Tespérancc que vous m'a*> YC 2 fait concevoir d’un lien plus étroit encore...

Bf. bAl^BK.

Je comprends!

CHATEACnOSE.

Cela donnerait d'ailleurs la plus haute idée de la générosité de votre caractère, et ajouterait à 1a considération dont vous jouissez.

M. DACBB.

Oui, je conçois qu'il paraîtrait assez naturel que je me démisse de mon emploi en faveur de mon futur gendre.

CHATEAÜROSE, avcc joie.

On ne peut pas plus naturel!.

as. DAUBB.

Mais il y a une petite dirilcuUé, c’est qu'il me faudrait aller au-devant de ma révocation, et j'aime roieui la voir venir.

CnATEAUROSB.

Songez qu'elle est inévitable.

AI. DAUBE

Eh bien, on me révoquera, mais on n'aura pas le plaisir de mettre au Moniteur que j'ai été remplacé sur ma demande.

CilATBACROSE,

Ainsi TOUS préférez une belle et bonne disgrâce...

M. DAUBE

Oui, ce sera plus franc.

CUATEAUROSB.

Au risque d’y envelopper tous les vùires

M. DAUBE

Ah! voilà surtout cequivous inquiète, n'est'Ce pas? vous sentez fort bien que c’est avec mon appui que vous vous êtes élevé, que c’est lui seul qui vous soutient; et vous craignez, si je tombe, de tomber avec moi; et en cela vous pourriez avoir raison. Au reste, je n’empèchepas que vous preniez vos précautions, que vous cherchiez ailleurs qui vous protège, et même je vous y engage, dans votre intérêt. Passez dans le camp de M. de Bellemare, un transfuge de votre importance y sera reçu à bras ouverts.

CUATEAUROSB.

Pouvez-vous penser, mon cher oncle, que je sois capable...?

M. DAUBE

Tout comme un autre.

CUATEAUROSB, à part.

Et pourquoi pas? s'il veut absolument se perdre, je ne suis pas obligé de me perdre avec lui. {JJaui.) Je vous laisse à vos réflexions, mon oncle, vous me jugerez plus favorablement quand vous me counatirez mieux.

Il sort.

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