CONSTANT. M. DAUBE, HENRI
CONSTANT
Bfonsieur, il est une heure.
M. DAUBE
Qu'est-cc que ça me fait?
CONSTANT
Vous lui avez fait dire d'arriver à une heure, et il est là.
H. DAUBE
Ahf oui, Henri, je me rappelle. Eh bien!
pourquoi n'entrc-il pas?
CONSTANT
11 parait, monsieur, qu’il craint...
M. DAUBE
De se présenter devant son oncle, peut-être. Il est bien timide pour un marin! (Apercevant Henri.) Avancez donc, monsieur; est-ce que je vous fais peur?
UBNRl
Peur! oh! non, mon oncle, c'est que...
M. DAUBE
Achevez et dites votre pensée toute entière... C’est que vous avez cru que mon amitié vous était retirée, que je ne verrais plus en vous que le fils de ma partie adverse. Vous mériteriez que cela fût. monsieur... Eh bien! cela ne sera pas; et malgré les procédés dont on use envers moi. je n'oublierai jamais que lu es le fils de la sœur chérieque j’ai perdue... Euiens, embrassons-nous, si ça le fait plaisir; car, vois-tu, Henri, il n’y a rien de changé entre nous.
AMÉLIE, à Constant’, élit entre au moment ou ils s'embrassent.
Que me disais-tu donc tout à-l'hcurc?
CONSTANT
Ma foi, j'en tombe des nuages!
Il M>r(.