‹ Le chateau de Verneuil drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 8 sur 86 · LE MARQUIS, DELMAR · texte numérisé non relu

LE MARQUIS, DELMAR

LR MARQUIS.

Monsieur Delmar. au nom du ciel, ne m'abandonnez pas, ayez pitié de mon désespoir. Tout ce que vous demanderez vous l'obtiendrez.

DELMAR

Jeyiardoone à votre douleur. Ma faible science appartient au pauvre comme au riche.

LB MARQUIS

Ainsi le malheureux Léon...

DELMAR

A moiol d'un miracle, le duc oe peut être rappelé à la vie, et pour opérer ce miracle, il faudrait se servir d’uo moyen qui ne serait pas sans danger.

LE MARQUIS

Ab! parlez, partez; l’état du duc o'ést-il pas désespéré?

DELMAR

C'est la seule raison qui pourrait me décider a permettre l'usage d'une portion des plus violentes ; la secousse serait terrible, et, je dois le dire, probablement mortelle. Pourtant j’ai vu, dans quel’ ques circonstances bien rares, il est vrai, et dont je ne me flatterais pas de rencontrer ici un nouvel exemple, j'ai vu des malades sauvés par l’action surnaturelle d'un remède qui devait les emporter.

LE HAEQUtS.

AhI monsieur, ordonnez vite, ordonnez puisque c'est seulement dans ce moyen extrême qu'il reste une lueur d'espérance. (Delmar écrit l'ordonnance, le Alarquis appelle.) Louise, Louise.

DELMAR, écrivant.

Je TOUS répète, monsieur le marquis, que je oe conserve aucun espoir... c’est au contraire parce qu'une catastrophe me parait aujourd'hui inévitable, que je crois pouvoir autoriser une tentative désespérée.

II donne l'ordonnnnce.

LB MAEQUISB, à Louisé qui porafl.

Louise, cette potion, il la faut sur-le-champ... Ici près, à la pharmacie du château, oe perds pas un Instant. Songe qu'il y va de la vie de Léon.

LOUISE

Ah! donnez, donnez.

LE MARQUIS

C'est de la main qu'il prendra cette potion

LOUISE

Il l’aura bientôt.

Elle suri vivement.

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