SCENE II
LE MARQUIS, DELMAR. deux Médbcihs.
LE marquis. allant au-devant d'eux.
J’attendais, messieurs, votre arrivée avec unr
MAGASIN THEATRAL
impaiienceque vous concevrez sans peine, lorsque vous saurez que voire art et votre science peuvent i seuls sauver les jours du jeune duc de Verneuil, j mon pupille.
DBLMAR.
Monsieur te marquis, aussitôt que j'ai eu reçu la lettre si pressante que vous m'avez fait l’honneur de m écrire, je me suis hâté d’aller trouver | mes deux confrères, et je les ai déterminés a m’accompagner.
LE MARQUIS
Puissiez-vous, messieurs, n’élre pas arrivés I trop tard! La maladie a fait des progrès rapides, et le malneureux Léon est dans un tel état d’a- j battement que, sans la conliance si justement méritée que j'ai dans vos rares lumières, il ne me serait plus permis de concevoir aucune espérance.
DBLMAR.
Veuillez nous faire conduire près du jeune duc.
LK MARQCIS
Je vais moi-méme.
DBLMAR.
Pardon, monsieur le marquis, ayez la bonté de ne pas assister a notre consultation La vive tendresse que vous portez à votre pupille nous ferait un devoir de ne pas nous expliquer, peutêtre, avec toute la franchise que réclame l'étal du malade.
LE MARQUIS
Faites, messieurs. [Montrant la porte à droite .) Voici l’appartement de Léon. Moi, je vais attendre ici le résultat de votre conférence. C’est la vie ou la mort que vous m’apporterez.
Les médecin* entrent cliei le Duc