SCENE VIII
LE MARQUIS, seul, dans une extrême agitation.
C’est lui!... oui, c’e»t bien Léon, mon pupille, chassé par moi du château de ses pères, que je viens de voir là, frappé de plusieurs coups de poignard’.. . Je n'ai pu le méconnaître, car j’ai frémi en l'envisageant; car il semblait m'accuser et demander vengeance... Orand Dieu! comment ai-je pu résister à cet affreu* spectacle? Comment l'horreur dont j'ai été saisi ne m’a-t-elle pas trahi aui yeui de tous? Mais quel est le monstre qui a eu le courage d’arracher la vie à ce jeune homme?... Qui !... si ce n’est l'infâme Montalais! ! Oh! mes presseutimens ne me trompaient pas !
lorsqu'il y a quinze jours la lecture de son dernier billet m’apprit qu’à la place de ce jeune étranger il emmenait Léon, mon pupille... J'ai deviné quelque horrible catastrophe .. je ne sais quelle voii secrète m'a crié que cet homme allait
me perdre 0 mon Dieu! que faire?... que
devenir?... où cacher mon trouble?.. • Dieuz! le conseiller !