‹ Le chateau de Verneuil drame en cinq actesChapitre 52 sur 76 · LE MARQUIS, DELMAR · texte numérisé non relu

LE MARQUIS, DELMAR

dklmar , entrant et saluant.

Ai-je l'honneur d’être reconnu de monsieur le marquis?

le marquis, allant à lui.

Monsieur le docteur Delmar?

DELMAR

Moi-même.

LE MARQUIS

Comment pourrais- je avoir oublié le médecin dont la science a sauvé mon pupille!

Ce* dentiers mol* ont été dit* avec peine.

DELMAR

Je vous avoue, monsieur le marquis, que j’étais loin de m’attendre à un si grand succès. Lorsque j’ai appris hier que le jeune duc de Verneuil allaitépouser la fille de M. le conseiller d'Orbesson, j'ai éprouvé une surprise, une joie difficile à décrire.

LE MARQUIS

C’est hier seulement que vous avez été instruit de son mariage?

DELMAR

Par M. d'Orbesson lui-même. Nous nous sommes rencontrés au Châtelet où mon devoir m’appelait.

le marquis, à part.

Au Châtelet ?

DELMAR

11 s'agissait de cet assassinat dont le mystère occupe tout Paris. M. d’Orbesson a été nommé conseiller-rapporteur de cette affaire. Il m’a fait part de son voyage pour Verneuil où 11 doit signer le contrat de mariage de sa fille ; je suis venu pour lui donner connaissance de renseignemens précieux qu’on vient de recueillir sur la victime de cet odieux attentat.

LE MARQUIS

Eh quoi! monsieur, aurait-on découvert...

DELMAR

Une femme l’a reconnu pour son fils.

MAGASIN THEATRAL

L* MARQUIS, vivement.

Pour ion fil»!... sa mère l'aurait reconnu!

DILUAS.

Elle n ose encore l'affirmer positivement, mais ! tout porte à croire qu’elle a dit la vérité.

lk marquis, à pan.

Je respire !

DILUAI.

Vous sentei, monsieur le marquis, de quel intérêt il est pour la justice d’approfondir ce fait si importani; et c'est pour y parvenir que j'ai désiré voir M. d'Orbesson, et que je me suis permis de me présenter au château de Verneuil.

LE MARQUIS, à pari.

La présence de cet homme ne peut que nous être utile. ( Haut .) Quel que soit le motif qui vous a appelé ici, vous deviez être sûr, monsieur le docteur, d'être bien reçu : le sauveur de mon cher Léon a des droits à ma reconnaissance. M. d'Orbesson peut arriver d'un instant à l'autre, et j'espère que vous voudrez bien l'attendre. Je vous prie de vous regarderdans le château de Verneuil comme chez vous, et vous nou^ferez le plaisir et l'amitié de signer au contrat de mariage, nsi.s A R.

J'accepte votre aimable hospitalité et je vous remercie de tant d'honneur. Permeitez-mui, monsieur le marquis, de réclamer une nouvelle preuve de votre obligeance t je désire vivement voir le jeune duc; vous devinerez facilement le motif qui m’anime : le médecin qui a désespéré d'un malade ne saurait trop UH s'assurer qu'il est plein de vie et de santé; et si maintenant monsieur le duc...

LK MARQUIS

Je cours trouver Léon. Soyez assuré qu’il ne se fera pas attendre pour venir vous témoigner sa reconnaissance. Je reviens à 1 instant.

Il sort.

WVVWWAVVVtVVVVVVVVVVVWV «' vavWVVWVAV V .«wtwvmwwvvv

Page 1