LE MARQUIS, DELMAR
dklmar , entrant et saluant.
Ai-je l'honneur d’être reconnu de monsieur le marquis?
le marquis, allant à lui.
Monsieur le docteur Delmar?
DELMAR
Moi-même.
LE MARQUIS
Comment pourrais- je avoir oublié le médecin dont la science a sauvé mon pupille!
Ce* dentiers mol* ont été dit* avec peine.
DELMAR
Je vous avoue, monsieur le marquis, que j’étais loin de m’attendre à un si grand succès. Lorsque j’ai appris hier que le jeune duc de Verneuil allaitépouser la fille de M. le conseiller d'Orbesson, j'ai éprouvé une surprise, une joie difficile à décrire.
LE MARQUIS
C’est hier seulement que vous avez été instruit de son mariage?
DELMAR
Par M. d'Orbesson lui-même. Nous nous sommes rencontrés au Châtelet où mon devoir m’appelait.
le marquis, à part.
Au Châtelet ?
DELMAR
11 s'agissait de cet assassinat dont le mystère occupe tout Paris. M. d’Orbesson a été nommé conseiller-rapporteur de cette affaire. Il m’a fait part de son voyage pour Verneuil où 11 doit signer le contrat de mariage de sa fille ; je suis venu pour lui donner connaissance de renseignemens précieux qu’on vient de recueillir sur la victime de cet odieux attentat.
LE MARQUIS
Eh quoi! monsieur, aurait-on découvert...
DELMAR
Une femme l’a reconnu pour son fils.
MAGASIN THEATRAL
L* MARQUIS, vivement.
Pour ion fil»!... sa mère l'aurait reconnu!
DILUAS.
Elle n ose encore l'affirmer positivement, mais ! tout porte à croire qu’elle a dit la vérité.
lk marquis, à pan.
Je respire !
DILUAI.
Vous sentei, monsieur le marquis, de quel intérêt il est pour la justice d’approfondir ce fait si importani; et c'est pour y parvenir que j'ai désiré voir M. d'Orbesson, et que je me suis permis de me présenter au château de Verneuil.
LE MARQUIS, à pari.
La présence de cet homme ne peut que nous être utile. ( Haut .) Quel que soit le motif qui vous a appelé ici, vous deviez être sûr, monsieur le docteur, d'être bien reçu : le sauveur de mon cher Léon a des droits à ma reconnaissance. M. d'Orbesson peut arriver d'un instant à l'autre, et j'espère que vous voudrez bien l'attendre. Je vous prie de vous regarderdans le château de Verneuil comme chez vous, et vous nou^ferez le plaisir et l'amitié de signer au contrat de mariage, nsi.s A R.
J'accepte votre aimable hospitalité et je vous remercie de tant d'honneur. Permeitez-mui, monsieur le marquis, de réclamer une nouvelle preuve de votre obligeance t je désire vivement voir le jeune duc; vous devinerez facilement le motif qui m’anime : le médecin qui a désespéré d'un malade ne saurait trop UH s'assurer qu'il est plein de vie et de santé; et si maintenant monsieur le duc...
LK MARQUIS
Je cours trouver Léon. Soyez assuré qu’il ne se fera pas attendre pour venir vous témoigner sa reconnaissance. Je reviens à 1 instant.
Il sort.
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