‹ Le chateau de Verneuil drame en cinq actesChapitre 58 sur 76 · I.B CO .NSE IL LE H, Il Lucie · texte numérisé non relu

I.B CO .NSE IL LE H, Il Lucie

Ma chère Lucie, comment te trouves-tu? La vive émotion que tu as éprouvée lorsque monsieur le due l'a été présenté, ta pâleur subite m’avaient fortement alarmé.

LUCIE

Ras surez-vous. mon père, je me sens beaucoup mieux [A pan.) Mus je le regarde, et plus je me dis que je ne me suis pas trompée.

Léon, <i Lucie.

Mademoiselle, suis-je assez m alheureux? Mon plus cher désir était d’assurer a jamais votre bonheur, de vous consacrer tout mon amour, et lorsqu'il m’est permis de contempler tant de charmes, ma présence vous cause une agitation qui alarme mon cœur et vient détruire mes espérances de félicité.

lucib, à part.

Lé même son de voix... Mais c’est lui, c’est Adrien! (Haut et avec embarras.) Monsieur le duc...

le conseiller, vivement.

Mais vous-même, monsieur Léon, en voyant ma Lucie, vous n’avez pas été maître d’un trouble et d’une surprise qui ne m’ont pas échappé... ( A Rotebois.) Marquis, c'e>t bien naturel chez deux jeunes gens qui vont signer leur contrat de mariage et qui se voient pour la première fois.

LUCIE, à voix basse.

Monsieur le duc, c’est la première fois que nous nous voyons ?

Léon, balbutiant.

Mademoiselle, je n’avais pas encore eu le bonheur...

le ma nqi;i$, à d’Qrbesson.

Votre charmante fille a besoin de prendre un peu de repos: noos allons la laisser aui soins de la bonne Louise. Le notaire, que nous avons amené de Paris, nous attend dans mon cabinet; si vous y consentez, nous irons prendre lecture du contrat...

L« conseiller.

Volontiers. Louise, je te confie ta sœur de lait: tâche de ramener.ton aimable gaieté. ( Embrassant sa fille sur te front.) Ma fille, songe que ton père veut que tu sois heureuse.

LE MA rouis, à Léon.

Monsieur ie duc veut-il nous accompagner?

LÉON

Vous avez été pour moi un second père. Assurer par tous les moyens qui sont en mon pouvoir, le bonheur a venir de M 1,e d’Orbesson est mon unique désir : je ne puis remettre eu des mains plus digues do ma confiance de si chers intérêts. Jo vous laisse, messieurs. (Allant a Lucie et lui baisant la main ) Lucie, c'est vous seule qui prononcerez sur ma destinée.

■Il i\ ligne l«*nt< in* , nt regardant toujours maclernoi-

•«•:!** d'Orbi-nsoo.

LCClR, û part.

Lucie, a-l il dit ! Quels regards il jetait sur moi ! Ses yeux sont baignés de larmes ! Il faut que j’éclaircisse cet étonnant mystère

Le Mirqiiis H le Conseiller *o«n sortis par lj porte a druius I* Duc par l i fauche.

Mo.vi Ai.Ais, resté dans un coin du théâtre

La première entrevue a eu lieu. La jeune personne Hotte dans uncindccision où. je crois, le cœur est pour beaucoup; le duc ne /en est pas mal tiré : dans quelques minutes le contrat sera signé. Allons surveiller monsieur le docteur.

Il sort.

MAGASIN THKATRAL.

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