‹ Le chateau de Verneuil drame en cinq actesChapitre 7 sur 76 · LE MARQUIS, DELMAR · texte numérisé non relu

LE MARQUIS, DELMAR

LK MARQUIS

Monsieur Delmar, au nom du ciel, ne m'abandonnez pas, ayez pitié de mon désespoir. Tout ce que vous demanderez vous l’obtiendrez.

DBLMAR.

Je pardonne à votre douleur. Ma faible science appartient au pauvre comme au riche.

* LB MARQUIS

Ainsi le malheureux Léon...

DBLMAR.

A moins d’un miracle, le duc ne peut être rappelé à la vie, et pour opérer ce miracle, il faudrait se servir d’un moyen qui ne serait pas sans danger.

LB MARQUIS

Ah! parlez, parlez; l’état du duc n'est-il pas désespéré ?

DBLMAR.

C’est la seule raison qui pourrait me décider a permettre l'usage d'une portion des plus violentes ; la secousse serait terrible, et, je dois le dire, probablement mortelle. Pourtant j’ai vu, dans quel* ques circonstances bien rares, il est vrai, et dont je ne me flatterais pas de rencontrer ici un nouvel exemple, j'ai vu des malades sauvés par l’action surnaturelle d’un remède qui devait les emporter.

LB MARQUIS

Ah! monsieur, ordonnez vite, ordonnez puisque c’est seulement dans ce moyen extrême qu’il reste une lueur d’espérance. ( Delmar écrit l'ordonnance, le Marqui » appelle.) Louise, Louise.

DELMAR, écrivant.

Je vous répète, monsieur le marquis, que je ne conserve aucun espoir... c'est au contraire parce qu’une catastrophe me parait aujourd hui inévitable, que je crois pouvoir autoriser une tentative désespérée.

U donne l’ordonnance.

LB MARQUISE, à Louise qui parait.

Louise, cette potion, il la faut sur-le-champ... Ici près, à la pharmacie du château, ne perds pas un instant. Songe qu'il y va de la vie de Léon.

LOUISB.

Ah ! donnez, donnez.

LB MARQUIS

C’est de ta main qu’il prendra cette potion.

LOUISB.

Il l’aura bientôt.

Elle «ort virement.

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