‹ Le chateau de Verneuil drame en cinq actesChapitre 8 sur 76 · DELMAR, LE MARQUIS · texte numérisé non relu

DELMAR, LE MARQUIS

DBLMAR.

Je ne voudrais pas, monsieur le marquis, vous faire concevoir une illusion qui, venant à se dissiper, ajouterait encore à votre douleur. Je ne saurais trop vous répéter que votre pupille ne laisse aucun espoir.

LB MARQUIS

Recevez cependant tous mes remerciemens .

monsieur... Et diles-moi, l'effet de cette potion se fera-t-il long-temps attendre?

MAGASIN THEATRAL

DK LM A R.

Il peut se manifester presque à la minute, comme il pourrait aussi n’agir que dans quelques heures. Mais cette dernière ordonnance une fois exécutée, laisser faire la nature; la science n’a plus rien à tenter. Je vais...

LE MARQUIS

Quoi .' vous me quittez !

DBLMAR.

Deux confrères que j'honore, et à l’expérience desquels je dois rendre hommage, se sont déclarés impuissans contre le mal auquel, selon toute apparence, va succomber votre pupille. Moi-mème, si je consens à vous laisser une prescription nouvelle, c’est sans en attendre aucun succès .. Je ne pourrais, sans manquer à toutes les convenances, prolonger mon séjour ici, et ma présence y serait d’ailleurs lout-à-fait inutile. Agréez, monsieur de Rosebois. mes salutations.

LK MARQUIS

J’aurais voulu vous accompagner.

DK LM AH.

Dispensez-vous decesoin ; je vous laisse auprès de votre pupille.

Deimar iilne el »orl ; I* Marquis, qui a fait quelques pas pour le reconduire, redescend la scène ; Louise traverse vivement, portant la potion.

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