‹ Le chateau de Versailles (volume 2)Chapitre 2 sur 76 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

plein de choses nouvelles. Je me suis surtout efforcé de détruire les erreurs impardonnables et les légendes absurdes accréditées par les cicérone 1 et pat l'ouvrage officiel de M. Vatout, le bibliothécaire de Louis-Philippe et l'un des Quarante. Gomment croire qu'il ait pu écrire que Bossuet, qui n'a jamais prêché à Versailles, avait dit à Versailles, devant Louis XIV, a-t-il le soin d'ajouter, « Dieu seul est grand, mes frères, » quand tout le monde, excepté lui, savait que Bossuet était mort en 1704, et que ces paroles sont l'exorde de l'oraison funèbre de Louis le Grand prononcée par Massillon à la Sainte-Chapelle de Paris en 1715.

L'histoire du Château , généralement faite avec cette légèreté, était pleine de fautes aussi grossières. Il fallait la soumettre aux règles de la critique, étudier les sources, chercher la vérité et la dire : j'espère avoir réussi , tout au moins aurai-je ouvert la voie.

Tout ce qui est relatif à la fondation du Château par Louis XIII est tiré de documents inédits conservés aux Archives nationales. Le journal de Jean Héroard, médecin de Louis XIII, publié par M. Soulié, contenait déjà les renseignements les plus précis sur la date de la construction du petit Versailles de Louis XIII. Avec ces renseignements , avec les documents que

1 On ne voudra pas me croire si je dis qu'on a entendu un cicérone débiter ce qui suit à deux Anglais, ses victimes. Les ayant conduits sur la terrasse, il leur indiqua une fenêtre sur le balcon de laquelle Louis XVI avait été guillotiné, ajoutant que Santerre, ses tambours et le peuple de Paris, venu en masse, couvraient la terrasse et les jardins.

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