GOUVERNANTE DES ENFANTS DE FRANCE
il a bien passé la nuit ; prenons ce temps-là pour le faire transporter. Il est de votre intérêt, comme du mien, d'éviter les reproches du public. Faisons porter votre fils dans l'appartement de M. de Marsan f, qui est de l'autre côté de la chapelle. » Et dans le moment on y a porté le prince. M. le duc de Chartres a bien passé la jvournée, et on compte que ce ne sera rien.
Le maréchal de Boufflers, capitaine des Gardes, perdit sou fils du pourpre le 22 mars 1711. Gomme il devait entrer en quartier, c'est-à-dire prendre son service le 1er avril, il ne put voir le malade, si ce n'est un instant au moment de sa mort 2.
Appartement de la gouvernante des Enfants de Franco
(Salles 146).
« Ces salles, dit M. Soulié, formaient un appartement habité sous Louis XIV par la maréchale de la Mothe, gouvernante des Enfants de France, qui y éleva les trois enfants du Grand-Dauphin (les ducs de Bourgogne, d'Anjou et de Berry). Le duc de Bourgogne l'occupa ensuite jusqu'à la mort de son père en 1712 3. Deux pièces de cet appartement furent alors réunies à celui de Mme de Maintenon, et le cardinal de Rohan occupa les autres. Le 26 mars 1713, on y mit le duc d'Alençon, fils de la duchesse de Berry, et Mme de Maintenon rendit les deux pièces, pour que Mme de Pompadour- Laurière, gouvernante du duc d'Alençon, y fût logée. Après la mort du duc d'Alençon, le 16 avril 1713, Mmo de Pompadour-Laurière continua à habiter cet appartement. Sous Louis XV, ces pièces furent occupées par le cardinal de Fleury, puis par le duc d'Aumont, et sous Louis XVI par le duc de Penthièvre. La première salle servait d'antichambre et donnait sur un escalier qui descendait à une petite salle de spectacle. »
Ces salles renferment aujourd'hui une collection d'aqua-
1 Cet appartement était vacant ; M. de Marsan avait la goutte à Paris.
2 Dangeau, XIII, 365.
3 C'est probablement pour cet appartement du duc de Bourgogne qu'Oppenord fit les ouvrages de « marqueterie et cuivre doré » dont parlent les Comptes des Bâtiments de 1688.
relies représentant les principaux faits de notre histoire militaire de 1792 à 1839. Les plus belles sont celles de Bagetti, et cette collection est Tune des principales richesses du musée de Versailles.