‹ Le chateau de Versailles (volume 2)Chapitre 36 sur 76 · SALLES 27 A · texte numérisé non relu

SALLES 27 A

l'appartement du comte de Soissons, grand maître de la Garderobe. C'est là que coucha le cardinal de Richelieu pendant la nuit du 11 au 12 novembre 1630, veille de la journée des Dupes. L'escalier de la journée des Dupes débouche dans cette salle. En 1747, la salle 33 fut ajoutée, ainsi que la salle 34, à l'appartement du Dauphin; et, sous Louis XVI, la partie de la salle 33, la plus rapprochée du vestibule de Louis XIII, fut transformée en salle de bains pour Marie- Antoinette *.

La salle 34 faisait partie, sous Louis XIII, de l'appartement du comte de Soissons. Les salles 35,36 et 37 étaient affectées au service de la garde-robe du Roi et au logement des garçons de la chambre. — Ces quatre salles renferment aujourd'hui une précieuse collection de vues des châteaux de Versailles, Trianon, Clagny, Marly, Saint-Hubert, Saint-Cloud, Meudon, Madrid, Fontainebleau, Saint-Germain et Vincennes, des bosquets et jardins de Versailles, de Trianon et de Marly, et de la machine de Marly. Ces tableaux, peints par Van der Meulen, J.-B. et P.-D. Martin, Cotelle, Etienne et Gabriel Allegrain, sont des documents historiques de premier ordre, que nous avons souvent consultés avec profit.

La salle n° 34 est actuellement consacrée au service religieux du culte protestant, qui y sera célébré jusqu'à l'achèvement du temple que l'on reconstruit en ce moment. Les salles 35 et 36 servent de dépendances à la salle 34. La célébration du culte réformé dans le château même du roi qui a révoqué l'édit de Nantes 2, est à coup sûr l'un des faits les plus extraordinaires de l'histoire du château. C'est le 2 novembre 1879 que le service religieux du culte réformé a été célébré pour la première fois dans cette salle par M. Vernes, président du Consistoire de Paris, et M. Passa, pasteur de Versailles.

Il ne reste plus à citer que l'escalier de la Reine et ses vestibules (n° 38), dont on a parlé précédemment.

1 Mme Campan, I, 105.

2 L'édit de révocation de l'édit de Nantes, préparé à Versailles, fut scellé à Fontainebleau, le 19 octobre 1685, par le cbancelier Micliel Letelîier, enregistré et mis à exécution dans toute la France le 22 octobre (Dangeau).

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