‹ Le château de Versailles et ses dépendancesChapitre 142 sur 166 · LES TRI AXONS DEPUIS · texte numérisé non relu

LES TRI AXONS DEPUIS

Heine était dans le deuil de sa défaite. Puis, le Roi venait de lui acheter Saint-Cloud1. De Saint-Cloud, elle allait facilement aux spectacles de Paris, et puis, comme tout lasse et que la nécessité d'apprendre des rôles demandait un réel travail, l'engouement de la comédie de société avait cessé2.

En 1787, Mme Vigée-Lebrun fit, au Petit-Trianon, le portrait de Marie-Antoinette avec ses enfants3. L'année suivante, la Reine y reçut les ambassadeurs hindous de Tippoo-Saïb, qui faisaient alors courir tout Paris.

En 1789, la Reine était à Trianon et le Roi à la chasse, à Meudon, quand on apprit la marche sur Versailles des femmes de Paris. Elle se promenait seule dans les jardins, qu'elle parcourait pour la dernière fois de sa vie, dit Mme Campan, et s'était assise dans la grotte pour s'y reposer quelques instants, quand arriva l'envoyé de M. de Saint-Priest. Elle partit précipitamment et rentra à Versailles, où elle pressa aussitôt le Roi de la rejoindre. « Par la suite, il ne pouvait être question de Trianon : les loups avaient envahi la bergerie. »

Les objets précieux que Marie-Antoinette avait réunis à Trianon, vases et gobelets en cristal de roche et en jaspe, laques du Japon, porcelaines chinoises bleu céleste, cuvettes en jaspe, etc., y furent enlevés le 10 octobre 1789 et déposés chez Daguerre, bijoutier à Paris, où ils restèrent jusqu'au 30 brumaire an II (20 novembre 1793), époque à laquelle ils passèrent au Musée du Louvre.

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