‹ Le château de Versailles; histoire et descriptionChapitre 34 sur 54 · LOUIS XV · texte numérisé non relu

LOUIS XV

LES APPABTEMENTS

On a TU, dans la doBCrlptloa générale des appartemcoU du c&Ataaa, eomblen le palais de Louis xrv fut modifia par Louis ZT. Le goAt avait changé ; un nouveau style d'Brcbi' 1 tMtore et de décoration remplaçait le style de Hansatt, de I Lepautre, deMarot et de Bérain. Boberl de Colle avait don»-' le signal dès les premières années du xtiii* siècle, et à si suite avaient paru Boffrand, OppeDord, Lerous, Lassurance, j , Courtonne, Le Carpentier, Contant et Cartaud, qui créÈreni une architecture nouvelle et un art décoratif complèiemeul original et bien français. Ils multiplièrent partout les sculptures élégantes, variées, capricieuses, mais toujours de bon goût. SI l'on trouve, à l'hôtel Soubise, à l'hôtel Matignon', Je très-beaux spécimens de cette nouvfUearcbi lecture du irai' siècle, le château de Versailles en possède aussi de Bupeites échantillons dans les petits appartements de Louis ZT ^ aux appartements de la Reine et du Dauphin.

L'art de la distribution des appartements et de les rendre commodes et agréables à habiter ât à celte époque de grands

* Aujourd'hui rhHal Gtliar».

LES APrAUTEMKNTS ;-:,-,

H"u:n, dit rarchitecU' PalU* *, ne ikuis a l'ait \)ln< (llionncur (jui.'

^-^'Ue iuvcutioii. AvaDt ce temps, ou pouvait dire a\oc raison do

^ architecture que ce n'étoit que le masque embelli d'un de nos

P^us importants besoins ; on donnoit tout à Textérieur et à la ma-

S^^cence. A Tcxemple des bfttimens anciens et de ceux de Tltalie

^Q Von prenoit pour modèles, les intérieurs étoient vastes et sans

aucune commodité. G*étoient des salons à double étage, de spa-

^^uses salles de compagnie, des salles de festin immenses, des

S^exies à i>erte de vue, des escaliers d*une grandeur extraordinaire ;

toutes ces pièces étoient placées sans dégagement au bout les unes

des autres : on étoit logé uniquement pour représenter, et Ton

i^oroit Fart de se loger conomodément et pour soi. Toutes ces

distributions agréables que Ton admire aujourd'hui dans nos

Ii(^l42l8 modernes, qui dégagent les appartemens avec tant d'art ;

ces escaliers dérobés, toutes ces conomodités recherchées qui ren-

dex^t le service des domestiques si aisé, et qui font de nos de-

mexires des séjours délicieux et enchantés, n'ont été inventés que

de T108 joan : ce fût au palais de Bourbon *, en 1722, qu'on en fit

le premier essai, qui a été imité depuis en tant de manières.

Ce changement dans nos intérieurs fit aussi substituer, à la gra.'vité des omemens dont on les surchargeoit, toutes sortes de décorations de menuiserie, légères, pleines de goût, variées de

m^e&çons diverses On supprima les solives apparentes des

planchers, et on les revêtit de ces plafonds qui donnent tant de

S'^ aux appartemens, et que Ton décore de frises et de toutes

sortes d*omemens agréables ; au lieu de ces tableaux ou de ces

énormes bas-reliefs que l'on plaçoit sur les cheminées, on les a

^'^coréea de glaces qui, par leur répétition avec celles qu'on leur

^PpQse^ forment des tableaux mouvants qui grandissent et ani-

'''^t les appartemens, et leur donnent un air de gaieté et de ma-*

^^cence qu'ils n'avoient pas. On a obligation à M. de Cotte de

®®tt« nouveauté.

^ résultai de ces transformations ne tarda pas à se faire

*®ûtir éi Versailles. Les grandes pièces d'apparat, toutes de

'"^rore et de bronze doré, devenaient inhabitables et in-

- ^^^^'tahies à ceux qui les comparaient aux salons des

« ^. . ^T^e Ton construisait à Paris. Aussi Louis XV habita-

^ 'ïàoins qu'il pût le château de Louis XIV, en môme

*^® ^ïxi'il s'efforçait de le rendre plus confortable. Les

'^ des Bâtiments du Roi nous montrent les efforts

fft dans ce but. On remplaça dans les appartements

* B^t^'*'**^'' /WyA en France à la gloire de Louis XV, 1765, in-folio. ^ ^ar LaMorance père.

que 1'

3yti LE CHATEAU BE \'EnSAILLES

habités les lambris de marbre par des panneaux de meDulsérie sculptés ; on mit de doubles croisées et des persieuoes aux fenêtres ; on posa des sonnettes.

Louis XV n'hésila pas à détruire une partie des appartimenls particuliers de Louis J/F, pour les remplacer parce qu'on appelle les petits appartements de Louis XV. Partout, le grand et le solennel firent place ou petit et au commode. Le Boi se m faire une nouvelle chambre à coucher ; il donna un développement considérable aux petits cabinets de la cour des Cerfs, pour y vivre plus à l'aise, nu double point de vue du confortable des appartements et de la suppression ou de la diminution de l'éticpielte. Après avoir détruit les appartements particuliers do Louis XIV, il détruisit la galerie de Mignard (1780), l'escalier des Ambassadeurs (1751), enfin, en 1T71, l'aile du château que Gabriel rebâtit en 1772-73.

On était prêt, à ce moment, ô démolir une grande partie du pelais pour le rehStir au goût du jour, pour donner à son architecture une tournure grecque et do style sévère, en y mettant colounfs et frontons, ainsi que le demandaient les Cuylus et les autres réformateurs. M. D'Angivillîers, directeur général des Bâtiments, était de cette école, et, si l'élst des linances eût permis à Louis XVI de continuer l'œuvre de destruction commencée sous Louis XV, le château de Louis XIV eût été à peu près détruit. Nous verrons le premier empire reprendre ce projet et ouvrir un concours pour désigner l'heureux architecte qui serait chargé de cette transformation. Le château de Mansart ne fut encore sauTi que par les désastres et les invasions qui amenèrent la chute de Napoléon I*"",

Salons de Ik Paix at da la Onarre. .

Dans tous ces projets de reconstruction, les grands appar- i tements de Louis XIV étaient toujours respectés. Louis XV I n'y ût aucun changement ; on les gardait pour les fUes et I certaines cérémonies. En 1719, on plaça sur la cheminée dn I salon de la Paix (H4) le tableau de Lemoine représealait Louis XV donnant la paix à l'Europe. En 1738-1741, Couslou fut chargé de faire pour le salon de la Guerre (IIS] le boi-

Louis XIY passant le Rhin, qui est placé aujour-

[ vestibule de la Chapelle. Ce bas-relief était des-

emplacer le bas-relief en stuc de Goyzevox, repré-

Louis XIY à cheval, que Ton voit sur la cheminée de

Salon d'Heronle (105).

on d*Hercule occupe, comme on le verra plus loin, haute de la troisième chapelle du château. Il est -dessus du vestibule qui conduit de la cour de la I aux jardins, et sert aujourd'hui d'entrée aux grands nents.

rie général dô la décoration, qui est d*une grande est celui de Robert de Cotte. Le marbre, comme au la Louis XIY et de Mansart, est encore le principal dé l'ornementation, mais c'est la dernière fois qu'il oyé à Versailles sur une aussi vaste échelle. Tous les i de sculpture décorative, en bronze et en marbre, ux, cadres des tableaux, etc., sont l'œuvre du sculpisé, qui les a exécutés de 1732 à 4734. Les bases des ; sont en bronze doré, mais les chapiteaux sont en t en étain*. Les sculptures en bois et en stuc sont ïTcki \ un des principaux sculpteurs d'ornements du I Louis XY, qui est l'auteur des deux portes placées et à gauche de la cheminée, et des sculptures de la . Les dorures ont été faites par Desauziers *. La che^ [ui est splendide avec les bronzes de Yassé, est en

i'Antin •.

Int des Bâtimenta da Roi, 1738, 1741.

tlUê Ârekivês de Vart français, 7P série, I, 149. Uct des BAUments du Roi, 1730. — Yerberckt était né à Anvert moarot à Paris le 9 décembre 1771. Il fut agréé à T Académie de i de sculpture eo 1733. Il a dû exécuter, ou faire exécuter sous cm, la plus grande partie des sculptures décoratives faites au iodant le règne de Louis XV. Les registres des BAtiments men- •t sommes eoosidérables qu*il a touchées : 22,000 lÎTres en 1735, 1730, 43,812 en 1747, etc. Il était très-lié avec Jules Dugoulon, ptsnr décorateur émérite (Voir le dictionnaire de Jal). ttres des BAtiments du Roi, 1738.

itrstf dst BâtimenU du Roi, 1734.

3(is LE CHATEAU DE VEBSAUXES

Le plafond, qui a 18", 50 sur 17, est l'œuvre de liemome', qui le peignit de 17Î9 à 1736. Le sujet est l'Apothéose d'Hercule. <L Ce vaste et magaiSque isbleau, dit Piganiol de la Force, fut dévoilé aux yeux du Roi et ù ceux du puhlic, le 26 de septembre 1736, car jusqu'à ce jour il avoit été caché par les échafauds. 5. M. le vit ea allant à la messe et ea revenant. Comme elle aime les arts et s'y coonolt, elle l'eiamina avec beaucoup d'atlentioa et en fut si satisfaite, qu'elle nomma sur-le-cbamp le sieur Le Moine son premier peinln- >

Lemoine se lua cependant de désespoir après avoir letminé son œuvre. Nous lisons dans les mémoires du duc de Luynes' : • On homme instruit me coutoit, il y a quelquîs jours, que, lorsque Lemoine entreprit le salon d'Hercule, il s'attacha à finir sa peinture avec autant d'exactitude et de perfection qu'il auroit pu en employer pour ud tableau 1 portée d'être examiné en détail. Lorsqu'il eut presque fini cet ouvrage, il voulut eu voir l'effet ; il descendit de réclisfaud ; il remarqua d'en bas que la grande corniche dorée coupoit son dessin cl ses figures ; il en fut si frappé qu'il effaça tout. Il refit ensuite le même ouvrage, mais à grands traits ; et quoiqu'il n'y ait pas mis la même perfection qn dans le premier ouvrage, il se trouva qu'il avoit fort I réussi. M. d'Anliu le fit premier peintre du Roi et lui doniii 10,000 écus pour le salon d'Hercule, Mais il se Irou a que ses déboursés seuls alloient à 29,000 livres ; il y avoit pi 24,000 livres d'outre-mer. Ce calcul tourna la tète à Lemoi» et fut la cause de sa fin tragique. »

On voit aujourd'hui eu salon d'Hercule deux tableauxl'un, placé dans un cadre sculpté par Vassé et doré par Desauziers', représente le passage du Rhin; c'est un ancia module de tapisserie des Gobelîns repeint en 1831. CeW peinture a remplacé le Paul Véronése représentant le Repas chez Simon le Pharisien, placé actuetlemeut au grand sslon

' L'esquisse originslo est au Louvre, dans les sslles de fÉcole fMtaise, au second étage. — Le plafood de Lemoine est en tr^s-maui et il Eersit déplorable que l'adminiEtration dea Beaui-Artd laïi cette niBf^fiquB peinture. Sa restauratioa est urgaole.

* XIV, 0. — 4 janvior 1755.

' Registres des ËaiimenlB du Roi, 1730.

LES APPARTEBfENTS 309

lu Louvre. Le second tableau est un Louis XIY par Mignard, [oi se trouvait en 4682 dans le salon de TAbondance. On le lansporta plus tard à Trianon, d'où il est revenu au salon raereule.

Ce salon a servi sous Louis XV aux grands bals de 4739 et le 4747. Bn mars 4749, on y présenta au Roi deux jeunes autmches amenées d'Egypte et destinées à la Ménagerie ^ C'était aussi dans le salon d'Hercule qu'on remettait au Roi les fixicons qpie Tordre de Malte lui envoyait chaque année.

Petits appartements de Louis ZV.

Louis X7, fatigué de vivre dans les appartements de jonis XIY , dit le Cicérone de Versailles ', remania lesdits appartements et s'organisa, au second étage du château, sur la »ur de Marbre et autour de la cour des Cerfs, une sorte de >elle maison bourgeoise où il put vivre à son aise, affranchi le l'étiquette, du cérémonial et de la curiosité des courtilans*. On construisit au second étage du château, sur la xmr de Marbre, ime suite de cabinets, et, sur la cour des lerfs, quatre étages de cabinets et de cuisines. La création Le Tappartement des maîtresses, au-dessus des appartenents particuliers de Louis XIY et de la galerie de Mignard, anena bientôt la transformation des appartements de joais Xrv, la destruction de la galerie de Mignard et celle leTescalier des Ambassadeurs.

Les nouvelles constructions comprennent : 1® les apparie^ mmU particuliers de Louis XF, refaits sur l'emplacement to ceux de Louis XIY ; ~ %^ Vappartement de Madame Adélaïde^ construit sur remplacement de la galerie de Mignard et de Tescalier des Ambassadeurs, appartement réuni au sien par Louis XYI en 4774 ^ ;~ 3<» les petits cabinets du second étage sur

* LuTifBS, IX, 364.

* Trèt-bon livre, qui a ea plusieura éditions et qui cependant est fort rare.

* • Où il pût viTie en particulier*, dit La Martinière {fiieU géogr., art.

^niÂXLLBS).

* Ce que Ton appelle aujenrd'hui U$ petits appartements de Louis XV se ^OBpose de ceux de Louis XV et de Tappartement de Madame Adélaïde, c^e*4-diie des salles 1»-138.

la eovr ds Marbre et ceux de la cour des Cerfs; — V Vapparttmenl des matlrtsses, au second élage, au-dessus de celui de Louis XV.

Malgré leur brièveté, les registres des Bâtiments du Roi nous pcrmellenl de dire que c'est vers 173Î que l'on commença la construction des cabinets du second étage du château sur la cour de Marbre et ceux de la cour des Cerfs; et Piganiol nous apprend que les travaux faits dans les anciens appartements particuliers de Louis xrv ne comoiencèreDi qu'en 1738. On trouve dans le registre de ITSS qu'on fil en 1734 'pour i2,îU livres de travaus de maçonnerie dans les nouteauss peiiis appariemenls, et que I^ Blanc, aculpleuifondeur, reçut 6180 livres pour les ouvrages de bronze doré d'or moulu qu'il y fît en 1734. En 1735, ie faïencier Branlard fournissait des carrcaus de faïence de Hollande ti des tauternes de cristal, et Laucret touchait 2400 livres pour un tableau destiné à la salle à manger (129)*. Les registres des Bâtiments ne donnant pas de renseignemenia précis, nous accepterons la date de 1738, que nous trouvons dans Pigauiol delà Force', pour celle delà reconstructioa des premières pièces de l'appartement de Louis XY : cabinet du Conseil (125), cbambre à coucher [l!61, salon des Pendules (127) et salle à manger (129), dont la décoration concorde bien avec la date de Piganiol.

Nous espérions aussi que les registres des Bâtiments da Roi nous permettraient do connaître les noms des artistes qui ont exécuté les élégantes sculptures des lambris, les cuivres ciselés et dorés ; malheureusement ces registres na renrerment que des indications sommaires : sommes payées pour travaux exieulés au château è tel ou tel artiste, et « n'est que par hasard qu'on peut mettre le nom de son auteur ô une œuvre. Nous donnerons cependant les noms des artistes, la plupart encore inconnus, à qui l'on doit la ravissanU ornementation des petits appartements.

' Les travaux faits en 1731 ne funiil pajëa qu'en 1T35. |

' Regialras des Bùliinenls, 1735. — L« regislre àe 1738 raanliimM * |

plufiiBUTK reprises des traïaui aiêculis dans les petili ojijiarlimeii'; t

■■□fl iodicatloti prëcÏEe.

* EdiUoQ de 1701, I, 271.

Panni les sculpteurs en bois et en stuc, auteurs des ornements des lambris, des portes^ des corniches et des voussares des plafonds, les registres mentionnent : VerèercJU, évidemment le plus important et le plus occupé de tous^; ^ Jules Dufoulanj « sculpteur qui excelle surtout en bois », dit Piganiol de la Force*, et dont le nom se trouve pour la dernière fois dans le registre de 4731 ' ; — Berj% Oervais^ Haize^ EtTjHa^ Maçnanais^ MauHsan père et fils, Monthéant^ Poulet^ Mouiteam père et fils. Les sculpteurs- fondeurs-ciseleurs, auteurs des bronzes dorés, sont : Caffieri ^, Qobert, Le Blanc et M08»l/. Ajoutons encore: les doreurs Desauziers^ Le Blanc* et thèerê*, qui ont fait ces dorures inaltérables et encore si vives aujourd'hui ; — HéroUy qui faisait les ouvrages de fer doré d'or moulu'; — Voisin^ ébéniste, l'un des successeurs de Boule*;— Martin f dont les vernis étaient déjà renommés*.

Mais il ftut sortir des généralités et arriver à la description des pièces de Tappartement de Louis XY **.

Cabinet du GonseU (135).

Le eoHnet du Conseil et le cabinet des Perruques de Louis XIV tarent réunis et devinrent le nouveau caHnet du Conseil^ dont

' Voir pag» 807, an »êUm d'HereuU.

* Edition de 1764, II, 329.

* Dagonlon était déjà célèbre dans les dernières années de Lonis XIV, I «raii travaillé à la décoration des lambris de TŒil-de-Bœaf et de la chambre à coucher de Lonis XIV (Pioamiol) ; il avait sculpté les belles Miseriez dn chœur de Notre-Dame de Paris, et il avait travaillé pour le roi d'Eapagne, Philippe V, aur les dessins de Robert de Cotte (Artist«i f^WÊÊfÊJt à Véttimftr).

^ Le registre dee Bfttiments de 1738 indique un CafHeri comme ayant Ul des bronzes dselés et dorés pour les petits appartements. C'est Jacques CStiBari, né en 1078 (Renseignement communiqué par M. Guiffrej).

* Le Blanc fait aussi des cuivres argentés (Kegistre de 1730).

* Le Blanc et Gobert sont les mdmes que nous venons de nommer parmi m senlpteurs-fondeurs-ciseleurfl.

^ Registres de 1735 et 1736.

* Re^strea de 1735, 1745, 1747, 1751.

* Regisire de 1734. — Cette année, Martin reçut 120 livres pour avoir femi deax pieda de table.

** Voir le plan àujMtitt appartintinii de Louit XV,

m LE CHATEAU DE VERSAILLES

ladAeontiOQ est merveilleuso de richesse et dégoût. C'esl lé plus bal échantillon du style Itobert de Cotte, c'est-à-dire à» la WiBallion entre le style Louis SIV et le style Louis XV "Ç/taprtoDeok. dit. Les consoles de la corniche notamment sont da por Louis XIV, tandis que les lambris de la salle appsrttatimit-i Un style nouveau. Les plus beaux de ceslambiis SMiticai^ sûr les deux situés à droite et à gauche delà ASBiinAe. Les élégantes sculptures dorées des boiseries TeptéSBDtebt les attributs de la royauté, le sceptre et 1b Oidn-de Justice, ou des Enfants persouniGant la paix,li gwm et le commerce. La cheminée, en marbre rouge, ornée de enlTVMdorés, est l'une des plus remarquables du palais. Rien n'a été négligé dans la décoration do cette salle; la iduitie de la cbeminée môme a pour oroemcat unbas-ielief repréftentaui le groupe principal des Bains d'ApoUon.

Les objets mobiliers ne sont pas ceux qui s'y trouTûient ■Tint 47H ; mais ils n'eu sont pas moins dignes d'altentiOQ. MouB citerons la pendule Louis XVI et les candélabres Lools XV placés sur la cheminée, les chenets Louis STl, le Inueau Louis XV avec ses cuivres ciselés, l'enctieT Louis XT, genre Ueissonnler, et une console Louis XT en bois doré.

Derrière le cabinet du Conseil se trouvent, sur le cAté occidental de la cour des Cerfs : un cabinet de bains [a), le palier fermé de l'escalier des petits appartements, appelé aujourd'hui l'escalier de la Forge (c), et un second cabinet {6), appelé aujourd'hui, sans qu'où sache exactement pourquoi, le salon des Ferruqiies. Ces trois cabinets établissent une commanicatioa entre la saUe du Conseil (t:5) et le salon d'Apollon (111).

Le cabinet a devint un cabinet de bains en 1764, et fut reRiit enlT70<; mais les sculptures de Rousseau et les dorures dt Oobert * ont disparu ; il ne reste plus ipie la place de la baignoire.

Le palier fermé de l'escalier des petits appartements esl

' Regùtrs àm Batimenls de 17T0. — Louis XV avait fait fiin tû iT^ de* baiaa au secoad itage, li où il établit an ITSI bb bibliolhiqua (Aitlination., carton 0' 1773).

* Registts das BStimenta de 1771.

revêtu de boiseries sculptées et dorées» de style Louis XV ; les Terreux des iK)rtes sont également du temps de Louis XY et en cuivre ciselé doré.

Le cabinet è renferme une cheminée en marbre et plusieurs armoires. Les boiseries des lambris, des portes, des armoires et de rébrasement de la fenêtre sont de style Robert de Cotte.

Ohamltre à oonolier de Louta XV (136).

La cbambre à coucher de Louis XY a été formée du cabinet du Billard ou eaàinet des chiens du Roi ' et de quelques petits cabinets éclairés sur la cour des Cerfs. Louis XY avait dabor(| couché dans la chambre de Louis XIY * ; il se servit de sa nouvelle chambre à partir de 4738 et y mourut le 40 mai 4774. Elle fût dés lors la chambre de Louis XYL

La décoration est de même style que la salle du Conseil; e*est le s^le Louis XY commençant et se dégageant avec grftce du goût plus sévère de Louis XIY. Les bronzes dorés, les serrures, les espagnolettes, les verroux, les boutons des portes, les ornements de la cheminée sont ici, comme partout, d^ine rare perfection de travail.

Dans le fond, qui est opposé aux croisées, dit La Martiniëre ', il y a une alcôve renfoncée, dans laquelle est le lit. Cette alcôve est ouverte entre deux pilastres, aux angles du flanc desquels on remarque des palmiers qui s*élèvent et se recourbent en cintre, en B*ètendant le long de la traverse d*en haut ; cette traverse est chantournée, et les armes du Roi sont sculptées dans son milieu ^. Cette alcôve est fermée par une balustrade richement ornée. Les tapisseries qa*on y tend sont de superbes étoffes, pareilles à celles du Ut.

Le reste de la chambre est décoré de lambris, qui montent Jusque sous la corniche. En entrant par le cabinet du Conseil, on a pratiqué au milieu du lambris la cheminée, qui est d'un beau marbre de brèche d*Alep ; sa forme est nouvelle et gracieuse, taillée d^omemens pris dans le marbre môme. Au-dessus on y a placé un

' Do roi Loais XIY.

* LumM, IX, S94.

' Article V$rsailUi, p. 100, l'^ cobone.

^ Cette décoration n'exista plus ; elle t été changée sous Louis XV.

trémeau de glace, renfermé dana un bfllis, d'ima sculpture singu- KËrc. De l'autre cOté opposé, U y a un Irëmeau semblable. La face des croisées est pareillement ornée de glaces. Los pilastres et tes panneaux varient plusieurs parties par des omemena de grsiid goQt. La corniche sous le plafond ae contourne en cintre et s'uniti xm cadre, qui forme des nûlieux et des angles, avec des chantonincraens, dans lesquels sont placés des manières de cartouclies, fii renferment des chiSccs et de petits bas-reliefs assortis aux aulrtf décorations. Sur les quatre portes, dont deux à chaque cûté de la clieminée, duux i cOté du trémeau opposé, sont des tableaux renfermés dans da riches cadres : dans l'un, c'est le poKrait de François I" par le Titien ; le second est Catherine do Médicispu Rubens ; un autre, Mario de Médicia par Van Djck ; le dernier eal le portrait de Don Juan d'Autriche par Antoine More.

Le Roi couche ordinairement dana cette chambre ; et lorsqu'il M lève le matin, il passe en robe par le cabinet du Conseil, dans la première' où se (ait son lever avec les cérémonies accouturoéœ.

I Les anciens dessus de porte ont été remplacés par les portraits de Mesdames Adélaïde, Tictnire, Blisabelh et Henriette Dans l'akâve on a placé le sacre de Louis XV par Si^ot. deux portraits de Louis XV par J.-B. Vanloo et Bigaud, el les portraits de Mesdames Sophie et Louise V Cette fois les organisateurs du Musée ont fait ce qu'ils auraient dû faite toujours ; conserver la chambre intacte el sa décoration, el y placer quelques peintures appropriées à la pièce et à son histoire.

Les balcons des fenêtres sont encore ceux du temps de Louis XIV ; ils sont en fer forgé, autrefois doré ; au milieu est le chiffre du Roi avec la couronne; à droite et à gauche, le sceptre de France croisé des carreaux de la foudre.

On remarque dans cette pièce, ainsi que dans beaucoup d'autres, un certain mélange de choses anciennes et nouvelles. Ici, les volets sont Louis XIV; le verrou de la porte qui va au salon des Pendules est Louis XVI; les panneam de cette porte sont Louis XV, mais on les a entourés de cadres Louiy XIV.

Terminons en disant qu'on voit aujourd'hui dans la cluis-

' Celle de Louis XIV.

* Le poitTsit de Madame Heorielte estde Naltier ; ceux des dnq ntm filles de Louis XV ont été peiats psr des artistes de son école. — D» indens dfluue de porte, le Titien est sa Louvle.

bre d6 Louis XV deux petites statues équestres. L*une représente Louis XIY; Tautre, placée au milieu de la chambre, est le modèle de la statue de Louis XV par Bouchardon. On remarcpie encore deux consoles en bois doré de style Louis XIV,

Au fond de ralcAve, une porte ouvre sur un petit cabinet (4 tout couvert de boiseries décorées de fines sculptures dorées, dont les motifs sont empruntés aux sciences et aux arts : sphères, boussoles, etc. G*est le plus joli spécimen du style Louis XVI qu'il y ait au château. La cheminée, en griotte rouge, est ornée de cuivres dorés, dont la ciselure est d'une finesse et d'une exécution remarquables. Les serrures et le bouton de porte ne sont pas moins élégants. Le verrou est Louis XV. Une porte-fenètre, fermée par une grille de fer, ouvre sur le balcon de la cour des Cerfs et permettait au Roi d'arriver librement à l'escalier des petits appartements et de monter aux étages supérieurs du palais. Cest par là que passait Louis XV pour se rendre à l'appartement des petites maîtresses dans les combles, à sa bibliothèque, ou pour aller faire ses promenades sur les toits. C'est par là que Louis XVI passera plus tard pour aller chez la Reine par le Passage du Roi.

Salon des Pendules (1S7).

Le vestibule du petit escalier de Louis XIV et divers cabinets furent aussi, à cette époque, transformés et devinrent un nouveau eaUnet de Conseil^ qui prit quelques années après le nom de cabinet de la Pendule.

Le duc de Lynes* nous apprend que Louis XV fit refaire, en 4748, le cabinet du Conseil, On baissa de trois pieds le plafond ; on gratta et on blanchit tout ce qu'il y avait de dorure, et on le refit à neuf pendant le voyage de Fontainebleau de cette année.

Le cabinet du Conseil prit le nom de cabinet de la Pendule, en 4749, après qu'on y eût placé la pendule de Passement et

LE CEATEAÏÏ DE VERSAILLES Dautliiau, cbef-d'œuvre d'horlogerie el de mécanique. Od l'appelle aujourd'hui le salon des Pendules, et eu effet il en renferme trois : celle de Passetnant, une autre pendule astronomique de Passemant et une horloge prise à Alger en 1830,

C'est l'une des plus belles pièces des petits appartemeuts. Bile est toute décorée de glaces et de boiseries sculptées. U style de cette ornementation (gorge du plafond, bordures des glaces, sculptures des lambris] est d'ua goût excelleat, d'une légèreté et d'une élégance parfaites. La cheminée est en brèche violette.

On remarque dans la salle un petit réduit (e), éclairé par une barbacane, entre les deux pilastres accouplés de la cour de Marbre. Cette cachette est fermée par une porte aui vilres de glaces. Etait-ce une des écoutes de Louis XV ? On voit aussi, incrusté dans le parquet, un méridien tracé paruoe bande de cuivre jaune. Ce méridien a été posé par le roi Louis XVI, en décembre 1778, et a été payé 192 livres*.

Le salon des Pendules est meublé aujourd'hui do eiaq tables, dont les dessus en stuc représentent les plans du parc de Versailles, des forêts de Marly et de Saint-Grermain, par Andrieux de Benson, et ceux des forêts de Compièfne et de Fontainebleau, par Ducy. La cheminée supporte une pendule Louis XIV et deux vases de porphyre ronge du t«mps de Mazarin.

Cabinet dea Ch&«Ma (139).

Une antichambre et les salles des garçons du chSl«au devinrent le caiinet des Chasses. La décoration de ce cabinet, généralement assez simple, est surtout remarquable i la gorge du plafond, où des bas-reliefs en stuc représentent des chasses au cerf et au sanglier. Le cadre chantourné de It glac« de la chemiuée est d'une grande richesse, et les portraits au-dessus des portes sont entourés de guirlandes, dont les extrémités sont tenues par des aigles. Ce cabinet, dit Bloodel, renfermait plusieurs loges et banquettes pour les chiens du Boi.

' J<mrtul i* Lovii Î7I, publié par Micolahdot, 18T3, in-lt, p. W.

LES APPARTEBŒNTS 317

Eacaller partfonller de IjOuIs XV ^

Il a été établi sur remplacement du caUnet des Livres de Louis XIV. Il conduit à Tappartement de Louis XY, au premier étage, et à Tappartement des maîtresses, au second. On y remarque ime rampe en fer forgé, au chiffre du Roi.

SaUe à manger (139).

Le petit escalier de Louis XIY, par lequel on arrivait aux cabinets du Roi par les derrières, la salle de bains et la chambre des bains de Louis XIY *, furent transformés et devinrent la salle à manger de Louis XY. Sa décoration est assez simple et les motifs principaux sont des instruments de musique. Cette salle à manger a deux portes-fenètres ouvrant sur le balcon de la cour des Cerfs, et communique par un long corridor avec les cuisines établies autour de la dite cour des Cerfs.

La salle à manger de Louis XY fut aussi celle de Louis XYI. On y avait placé, sous des vitrines, toute la vaisselle d'or du Roi. On y voyait aussi un baromètre de Torelli et un secrétaire dont chaque tiroir ne s'ouvrait qu'en faisant jouer l'air d'un orgue *. Le comte d'Hézecques nous apprend encore que c'est par cette pièce (et Tescalier à vis (i) aujourd'hui détruit) que Ton gagnait les petits cabinets qui régnaient à tous les étages de la cour des Cerfs.

Cabinet du Roi (130).

L'ancien cabinet des Agates devint le cabinet de Louis XY.

* Cet escalier est marqué f sur le plan.

* Lee bains de Louis XIY furent refaits en 1728 par Louis XY (Pioaniol, éd. de 1764, 1, 316). En 1755, nous trouvons un nouvel appartement des bains, au second étage du chftteau, sur remplacement où Louis XY établit, en 1704, sa bibliothèque, qui est aujourd'hui la bibliothèque du chûteau. En 1754, les bains furent reportés au premier étage, au cabinet a. — L^étude des documents originaux n'ofire qu'une suite ininterrompue de cabinets, d'antichambres, de bains, d'escaliers surtout, sans cesse faits, défaits et refaits.

* lyHézBCQUBS, Souvenirs d'un page de la Cour de Louis XVI, p. 158.

La décoralton de cette pièce est splendide ; les sculptures des lambris, dos portes et des deux glaces sont du meilleur style Louis XV. La frise est décorée des chiffres du Roi, de fleurs de lys cl de couronnes royales. Les cadres des glaces sont formées d'arabesques, de palmes et d'instruments do musique. Les médaillons sculptés au milieu des lambris représenteul des jeux d'enfants. La cheminée en campanrouge est élégamment sculptée. On y a placé deux candélabres Louis XVI d'une ciselure remarquable. Sur un pied cannelé circulaire, deux nymphes en bronze supportent trois branches de lys en cuivre doré mélangées à des branches de rosier ; trois lys forment bobôche et peuvent recevoir des bougies.

C'est dans le cabinet du Roi que se faisaient les présentations, parmi lesquelles celles de M"'" de Pompadour et Dubarry furent les plus remarquées,

■ Cabinet p«rtloaUer dn Bol (131).

Le salon Ovale fut détruit en 1750 et remplacé par un cabinet rectangulaire accompagné de deux petits cabinets (f' 4). L'ignorance injustifiablede:^ fondateurs du must^c avait transformé ce salon en celui de i/L'°' de Malntenon, et Us y avaienl placé son portrait. Le petit cabinet g\ désigné formellemeDt par Blondel comme le cabinet de chaise-percée de Louis XV, était devenu, on no sait ni comment ni pourquoi, le confessionnal de Louis SIV; et son appendice, le cabinet de toilette h, avait été transformé en un poste pour le capitaine des Gardes, qui surveillait à travers une glace sans tain le Boi pendant qu'il se confessait. Il y avait dans toute cette bizarre invention, un mélange déplorable d'ignorance et de supereberie, contre lequel H. Soulié protestait dés 1859; et il faut féliciter le nouveau régisseur du palais, M. Poisson, le cooservateur du musée, M. le comte Clément de Bis, et l'architecte du palais, M. Guillaume, d'avoir fait disparaître un état de choses aussi honteux [août 1880).

En réalité, ce cabinet était le cabinet particulier, ou arrièrecabinet de Louis XV. Il était situé à c&té de son grand c»bioet et ■ servait de retraite è S. H., dit Blondel. BUe y liant

LES AFPARTEBfENTS 319

ses iMipiers, elle y écrit, dessine, ordonne et reçoit ses dépêches. » L'exactitude de Blondel a été prouvée, quand, après avoir enlevé le portrait de M>»« de Maintenon, on a trouvé, derrière ce portrait, renfoncement j de notre plan parfaitement Intact, avec ses tablettes blanc et or, sur lesquelles Louis XV plaçait ses cartons et ses papiers.

Sous Louis XYI, ce cabinet prit le nom de caHnet des Bufèis.

jLppartemant de Madame Adélaïde.

Ici commence Tappartement de Madame Adélaïde, fille de Louis XV. n comprend les pièces 432, 432 Hs^ 433, 434, 436, 437, et une antichambre, 438, ouvrant sur Tescalier Gabriel (18). Une partie de cet appartement : le cabinet des bains (132 bis) y la partie septentrionale de la chambre à coucher (433) et de la salle à manger (434), Tantichambre (436), Tescalier de Mesdames (435 bis) et la cour (135), fut établie sur l'emplacement de Tescalier des Ambassadeurs. Les salles 432 (salon de musique), 433 (chambre à coucher) et 434 (salle à manger) remplacèrent Tancienne galerie de Mignard. L'ancien cabinet des Médailles et des Curiosités devint le cabinet de Madame Adélaïde (437).

Cette princesse avait une fort belle bibliothèques placée au second étage, au-dessus des pièces 132, 433,434, à la suite de Fappartement des maîtresses*. On enleva, en 4769, à Madame Adélaïde la partie de sa bibliothèque située audessus de la salle 432 pour la réunir à Tappartement de M"» Dubarry ', mais elle conserva sans doute la grande bibliothèque formant une galerie ef^située au-dessus des salles 433 et 4 34 \

Cest pour faire, ou plutôt pour compléter Tappartement de

* Une partie dee livret de Meedames Adélaïde et Victoire se trouve à la htMiothèyie de Yersaillee.

* AreÛvee nationalet, carton O* 1773 : Plan de Gbbriel de 1770 pour approprier l'appartement de M"^ Dnbarry.

' Cette aalle eet encore intacte.

^ On voit enr on plan dn carton 0' 1773 (Arch. nat.) la ditpoaition de cette galerie-bibliotlièqae.

s» LE CHATEAU DE VERSAILLES

madame Adélaïde, que Loiiis XV fit délruire en t T5i l'escalier des Àmtiassadeurs. Tous les coatemporains déplorent cel acte de vandalisme'; mais, comme toujours, c'est le duc de Luynes * qui nous donne les détails les plus précis.

On fait HctucUemânt un uutrc logâmeul à Madame Adélaïde diua le p-BBil escalier de marbre. On deirult enlièroment ce bel eacAlier, dont lea marbres dû pourront point servir, à ce que l'on a&sore, dans l'escalier que l'on projette dons l'aile de M. le comie de Nonillea auprès da la cbapullc, en laissant l'ouverture des Icoû arcades *. Les marclioa mSnies de celui que l'on démonlc M pourront pas servir au nouveau, imrce qu'elles n'ont que 10 pieds do long et que les autres ont 18 pouces de plus.

On entrera dans cet appartement par le palier de l'escalier tpU est du cOlé de la cbapeile. Ce palier formera la première pièce. Le reste de l'appartement sera pris sur la Petite-Galerie, dont on recuk' le mur pour lui donner plus de larfrenr. L'autre palier de rescaU«r fera dus gardes-robes, et on ftiit ime petite cour dans le milieu pour donner du jour.

Cette première disposition fiit un peu modifiée, mais 11 faut passer à la description do l'appartement.

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