ACTE PREMIER
napé.) Ça n'est pas mon idéal, mais... c'est un mari... quand on n'a pas de dot ça ne pleut pas les maris...
LA BARONNE, enlrant.
Bonjour, mon enfant, je te cherchais.
Eh bien maman ?
LA BARONNE
Eh bien ça n'a pas trop mal marché. Cent cinquante francs pour les couverts et deux cents pour le service ù poisson... Nous pourrons donner notre petite fête... A propos, as-tu vu ton père ?
ARMANDINE
Non, maman.
LA BARONNE
Ecoute, ma fille, je suis inquiète. Nos embarras se sont peut-être accrus. Ton père a, paraît-il, passé la nuit à écrire. Pauvre Ernest!
FIRMIN, enlrant et fumant un énorme citrare à bague.
Le pipelet a fait une de ces bouillotes !
LA BARONNE
Firmin ! ce langage!
FIRMIN
Tiens, je ne vous savais pas là... Je suis content de vous voir, Madame, parce que j'ai oublié de dire à Madame que M. Pancrace de la Ramée était arrivé.
LA BARONNE
Vous n'avez oublié que cela!
FIRMIN
Voilà-t-il pas une affaire ! Madame oublie bion depuis six mois de me payer mes gages.
Hein?
ARMANDINE, à part.
Qu'a-t-il, mais qu'a-t-il donc ?
FIRMIN
J'ai mis le Pancrace dans le cabinet de toilette.
LA lîARONNE, outrée.
Dans le cabinet de toilette ! Et puis, qu'est-ce que c'est que ces façons? vous vous permettez de fumer en ma présence, maintenant?
Ordonnance du médecin. Ce sont des cigares pour asthmatiques. Je suis asthmatique!
AR.MANIUXE.
Gomment osez-vous parler ainsi à ma mère?
LA BARONNE, à sa ane.
C'est bon. Je réglerai plus tard le compte de ce
laquais.
FIRMIN
C'est tout ce que je demande... Je vais vous envoj'er le Pancrace, (ii craïUe sur ic tapis, a part.) Sabotons. Sabotons...
Il sort ;i candie, deuxième plan.