ACTE PRK.MIEK
ARMANUINi:, paraissant agitée.
Ah! mon Dieu! qu'est-ce que cela?...
Tu as entendu... ça paraissait venir du cabinet de ton père... je suis inquiète, voilà quarante-huit heures qu'il est enfermé dans ce cabinet où il reçoit des gens de mauvaise mine. Seraient -ce des usuriers?... je ne vis plus... je vais voir.
Elle essaie d'ouvrir la porte qai résiste. ARMANDINE.
Ah ! mon Dieu!...
LA BARONNE
La porte résiste... s'il... s'était... barricadé...
ARMANDINE
Tu me fais peur!...
LA BARONNE, avec uu grand cri.
Ah!
ARMANDINE
Quoi?
LA BARONNE
Cet homme... toutà l'heure... la lettre au coco..
ARMANDINE
Au coco??
LA BARONNE
Coco... commissaire...
Violente détonation.
LES DEUX FEMMES, dos à dos à demi-pàmées.
Ah!...
SGÈNK XXII
Les Mêmes, LE BARON, puis FIRMIN.
LE BARON, paraissant à la porte du cabinet.
Dieu ! que c'est bête de faire peur comme ça au monde !
LA BARONNE
Toi, Ernest... C'est toi, vivant?
ARMANDINE
Mon père !
LE BARON
Eli bien! oui, c'est moi... Enfin, m'expliquerezvous d'oi'i viennent ces détonations qui m'ont réveillé en sursaut. Je dormais profondément dans mon fauteuil, quand tout à coup...
FIRMIN, entrant, le cou entouré d"une fourrure de renard.
Ce sont les pneus de la bicyclette de monsieur qui ont éclaté, (v part.) Je les avais gonflés à bloc... Le sabotage continue! (Haut.) N"ayez plus peur...
LA BARONNE
Ou'est-ce que vous avez là au cou ?
FIRMIN
C'est rien... c'est la fourrure de mademoiselle Armandine... J'ai pris froid ce matin en lavant la vaisselle... N'ayez plus peur...
Il sort.