SCÈNE XXIV LE BARON, LA BARONNE
LE BARON
Hélas! elle n'épousera pas non plus mon neveu naturel
LA BARONNE
Que dis-tu ?
LE BARON
Assieds-toi. Aussitôt réception de la lettre de J^L^e me mis à la -cherche de mon n veu . Je parvins à me procurer son adresse et e Im écrivis ceci : « Mon cher enfant, j'ai une envie Ole de te voir. 11 nous est très pénible de vivre foin de toi. Viens sans façon passer l'été dans notre domaine de la t'aisanderie. »
LA BARONNE
Très bien!
LE BARON
Le lendemain je recevais cette dépêche ; « Impossible d'accepter aimable invitation, ma femme a le mal de mère. »
LA BARONNE
Le mal de mer ?
LE BARON
Mais non... mal de mère. (Geste.) Position intéressante.., comprends-tu ?
LA BARONNE
Ah bien!...
LE BARON
Marié, il était marié ! et sur le point d'avoir un enfant 1
LA BARONNE
L'imbécile !... se marier sans même nousdemander notre assentiment, ù nous, sa famille... C'est la ruine de nos espérances !
Peut-être que non... Une idée géniale me traversa la cervelle : Il nous faut quand même le million, me dis-je. II nous le faut!
LA BARONNE. embaUée.
A tout prix!... et nous l'aurons •
LE BARON
Immédiatement, je fais passer dans les journaux une annonce ainsi conçue : Prière aux personnes qui portent le nom de Paclot et le prénom de Louis et qui sont nées en 1885, de se donner la peine de