‹ Le chateau des loufoques; comédie burlesque en trois actesChapitre 39 sur 155 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

passer chez M. le baron Durand, 315 rue de Passy. Bonne récompense.

LA BARONKE.

Alors tous ces individus qui, depuis deux jours, se succèdent dans ton cabinet.

LE 73AROX.

Ce sont des Paclot, rien que des Paclot... Commences-tu à comprendre ?

LA BARONNE

Pas encore !

LE BARON

Suis-moi bien. Parmi tous ces Paclot, j'ai trouvé un Louis Paclot né en 1880, fils de Rose Paclot et de père non dénommé. Etat civil identique à celui de mon neveu. C'est un maquignon... Oh! pas un vulgaire maquignon... non... disons plutôt négociant hippique. Nous marions Arraandine au maquignon. . . Aussitôt le mariage célébré, je me fais délivrer un certificat de l'acte de mariage et je l'expédie à. mon frère, qui en échangé, m'envoie la dot!

LA BARONNE

Es- tu sûr au moins que ton frère tiendra sa promesse ?

LE BARON

Madame, la parole d'un Durand vaut de l'or !

LA BARONNE

Quel dommage qu'on ne prête pas dessus !... Mais si ton frère apprenait... s'il allait revenir...

LE BARON

Qu'est-ce que cela fait, il n'a pas tu son fils depuis avant sa naissance... il ne le reconnaîtra pas.

LA BARONNE

Ça va ennuyer Armandine d'épouser un maquignon !

LE BARON

Minute ! La cérémonie terminée, nous rentrons, et, sous prétexte d'un petit voyage, j'expédie notre fille à Valençay chez sa nourrice. Quelques jours après, je remets à Luuis Paclot une somme de cinquante mille francs sur la dot, et, en échange, il disparaît. Alors Armandine revient de chez sa nourrice libre et heureuse!

LA BARONNE

Gomment libre!... Mais il faudrait...

Louis Paclot avait deux moyens de lui rendre sa liberté : Le divorce ou le suicide. Il a choisi le divorce...

LA BARONNE

J'aurais préféré le suicide... à cause de mes opinions religieuses... enfin!

LE BARON

Alors, nous voguons sur les Ilots du Pactole et, flanquée d'une dot rondelette, Armandine épouse le mari de son choix.

LA BARONNE

Une question, mon ami. Il a fallu que tu mettes le maquignon au courant...

LE BARON

Pas si bête ! Je lui ai dit que c'était un secret de famille et qu'il s'agissait de rendre l'honneur à une jeune fille...

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