ACTE PREMIER
FIRMIN
Ça fera six mois et huit jours que vous mo devrez.
Il sort. Diiponl, madame Dupont el Eudoxie entrent. MADAME DUPONT.
Quel drôle de domestique.
LE BARON
Mais ne pensons plus à cela.
DUPONT
Oui, ne pensons plus qu'au plaisir d'être ensemble.
Il va au comte et à la comtesse jjendant que madame Dupont présente Eudoxie ù Armandine.
MADAME DUPONT
Ma chère Armandine, j'espère que vous voudrez bien compter ma nièce au nombre de vos amies I
ARMANDINE
Mon amie, elle l'est déjà, Madame, puisqu'elle est votre nièce.
.Aladame Dupont laisse seules les deux jeunes filles. EUDOXIE, à Armandine.
Ça va être très gentil... mais ça manque de jeunes gens. Mon oncle va taper sur les liqueurs. Votre père va s'occuper des dames...
ARMANDINE
Mon fiancé va venir... et tenez, le voici!
Louis Paclot entre.
LE BARON, allant à lui.
Mon cher Louis, vous arrivez à merveille... Mes amis, permettez-moi de vous présenter M. Louis
Paclot, une gloire du monde hippique... Monsieur est le mari que nous destinons à Armandine.
LOUIS PACLOT.
C'est mon plus cher désir, monsieur le baron...
Salutations.
LA COMTESSE, pendant que Louis s'éloigne.
Il est charmant!...
MADAME DUPONT
Il est délicieux!...
LA BARONNE, confidentiellement.
Bonne famille!... grande fortune!...
LOUIS PACLOT, à Armandine en riant.
Plus de colle ?...
ARMANDINE
Non... quelle ridicule aventure...
LOUIS PACLOT.
Je m'en réjouis... Ah! Mademoiselle! cette colle nous unit ù jamais.
EUDOXIE
Quelle colle ?
ARMANDINE
Nous vous raconterons ça... Une mauvaise farce nous avait collés tous les deux.
LOUIS PACLOT.
Collés à froid...
EUDOXIE
Moi, j'aimerais mieux être collée ù chaud... ça tient davantage.
DUPONT
J'ai admiré, mon cher Baron, en traversant vo-