‹ Le chateau des Tilleuls drame en cinq actesChapitre 10 sur 48 · SCÈNE n · texte numérisé non relu

SCÈNE n

DELAROCHE. DIANE donne le bras on comte RAPHAËL; M“* D’ALBY au docteur ANDRE; JULIETTE à M« DK NEUVILLE; OSCAR donne la bras A deux pliants II a une jaquette d'été qui lui couvre à peine le bas des reins. Us personnes désignées ci-detsus entrent en riant.

pians, apercevant Delaroche. Monsieur Delà- ! roche 1

delaroche- J'arrive à l'instant, madame , et je suis ravi de vous voir de si belle humeur.

jcuettb, prenant Oscar par la main. Belle humeur dont je vous présente la cause, monsieur.

DKLAROctiB, avec une gaieté feinte." Eb ! bon Diett, comme vous voilà fait I monsieur de Beau- 1 permis l Mais ce n'est pas un paMot, ça, c'est, un gilet... à manches.

oscar. Que voulez- vous l je n'ai plus rien à mettre 1

delaroche. Comment I vous, un dandy I vous n’avez pas un habit, une redingote?

oscar. Si fait, mais ce mnlio. Polka... (ma jument s'appelle Polka ). Polka, dis-je, m'a déposé dans un buisson d’épines, moi et mon habit: et a l'heure qu’il est, re o'eit plus un vêtement, c'est un tami*. Alors . j'ai mis ma redingote pour aller en bateau; et comme ce diable de bateau penche au moindre mouvement... Enfin ma redingote est en train de sécher.

prLARoCHE. C'est différent. (Il remonte.) Mal*.

* Juliette, Delaroche.

" André, Juliette, Oscar, Delaroche. Lee antres dam le (ood.

je ne me trompe pas. c'est madame la comtesse

d'Alby que j'ai l'honneur de saluer?...

«“* d'a lut. Ma présence vous étonne, monsieur; je le comprends.

delaroche. J'ignorais que Diaoe voua connût aussi intimement...

st“ f p'alby. C'est une intimité qui a commencé avant-hier... J'allais, avec mon fils, visiter une terme à quelques lieues d’ici, lorsque nous avons rencontré madame d'Auhrée, qui se rendait au château. Votre nièce est survenue, et elle a tellement insisté pour noua garder, qu'il a bien fallu lui obéir.

delaroche. Port bien... et nous vous posséderons sans doute quelques jours encore?...

n“* p'alby, vile. Non! une affaire indispensable nous rappelle à Paris... et nous partons demain.

diavr, ÿiaiemotr. Palhl nous verrons bien...

p’alby, troublée. Madame, je vous jure qu'un plus long séjour...

Diane. Vous vous ennuyez donc avec nous?

M“" p’alby, tristement. Oht non, madame...

mais il est dans la vie des nécessités auiqueiles' il faut se soumettre...

ANoaé, A part. Pauvre mèret diane, A Raphaël. Parlez pour nous, monsieur le comte. ( Raphaël no pas l'air de comprendre. Mouvement d'André.)

n** p’alby vite. Il regrette comme moi de oe pouvoir céder a de si douces prières... (Raphaël

s'incline.)

dune. Ahl (Elle devient rêveuse.) delaroche, à part. Il faut en Unir I... (Haut.) Mesdames, vous vous dirigiez vers la terrasse, je crois? Que ce ne soit pas moi qui vous arrête... (Bas à Diane.) J’ai à vous parler.

dunb. A mol?

delaroche, de même. Des comptes à vous rendre.

dune. Eieusex-moi, mesdames, je vous rejoins. (Saluant Oscar, RaphaM et le Docteur.) Messieurs...

oscar, offraut ton bras à Juliette. Madame, permettez- moi...

julicttk. Que je donne le bras à une pareille jaquette? Mais regardez-vous donc, mon cher!... Votre bras, docteur.

oscar. Elle me lutine, elle est perdue. (Musique de sortie.)

SGÈNE IH.

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