‹ Le chateau des Tilleuls drame en cinq actesChapitre 33 sur 48 · LE DOCTEUR · texte numérisé non relu

LE DOCTEUR

Nota.— Pour ne pa9 couper le mouvement de l> «cène précédente, bous avons renoncé à décrire la physionomie des personnages.— Pendant le plaiJoycr de llelsrocbe, la figure de Diane a marqué tintât l'indignation, tantôt le mépris. Celle de madame U'Alhy, la crainte et la terreur.— Pendant la réplique de Raphaël, Diane et madame d'Alby «ont partagées entre la joie et la «tupeur, et elles out ru toutes les peines à ne pas trahir leur étonnement et leur émotion. André n'a pas quitté Rapbul du rrgard; et celui-ci a été toupie, adroit, brillant , pathétique, selon la situa- ÜOC, rtC.*

(OuAiui le Président, Delaroche et Oscar sont sortit, madame d'Alby cl Diane, s’élancent vers Raphaël.)

Dtl.NK. Mais c’est un rêve!

ai«*» d'albt. Non, non!... c'est bien lui qui partait!... Dieu a fait un miracle! U a sauvé mon entant !... (L'embrassant avec transport.) Mon lilS K -.a

nariiaiL. çt*i o repris sa place à la table et son allure habituelle. Ma mère T...

ii'alry. l'ohm «ml.** Ah! mon Dieu!.., cette voix!... ce regard !... Raphaël I...

diank. Qne signifie?...

André. Ilélas !... vous l'avez dit, madame !

c'était un rêve!..* dure. Comment?...

André. La science a tout CaiL

* M”* d’Alby, André, Raphaël, Diane, JulirUe.

•• Raphaël, M** d’Alby, Diane, Juliette.

n“* d'albt. Aht mon Dieut...

dune. Quoi !... cette science étrange, mystérieuse.. . cette puissance du regard et de la volonté?...

andré. La voix du comte a transmis ma pensée, voilà tout.

dune. Ainsi, il est toujours?,..

ANDRÉ. Regardez!... (Diane et madame d’Alby poussent un cri, en voyant Raphaël qui est retourné à scs dominos. Raphaël lève la tite et les regarde avec étonnement. Elles sont restées toutes deux immobtlesct atterrées. Madame d’Alby fait de vains effort/ pour comprimer ses sanylott. Raphaël fui prend la main.) «

RAPHAËL.. Mère, pourquoi donc pleures-tu?...

diane. Ah! c'est horrible l...

Juliette. Allons, Diane, du courage!... Au moins, maintenant, il peut réparer le mal dont il est la cause involontaire.

Diane, reailant. Que dis-tu?

jülutte. Ne devais-tu pas l’épouser?...

diane. Mol, sa femme !.. Oui, ce matin, c'était possible!... mais, maintenant, je ne le pourrai plus! car je ne pourrai jamais oublier l'homme que j’ai vu en lui pendant une heure! Ce radieux fantôme me suivra partout et me rendra impossible la vue de ce malheureux!... Obi non, jamais. Juliette, jamais!...

André.' prenant Diane d part, après un moment de réflexion. El s'il y avait pour cet infortuné une chance de guérison ?... chance vague, incertaine. sans doute, mais possible?...

diane. Que dites-vous? (Madame d'Afty écoute.) anoré. Et. de plus, si vous, vous seule, pouviez opérer ce prodige... refuseriez-vous de rendra un fils à sa more?

dia.ne. Vous dites que cela est possible, docteur?

andré. Je vous le jure, madame!...

H"* d'albv, avec anxiété. Eh bien? (Diane, sans répondre, va prendre Raphaël par la main , elle s’agenouille avec lui devant madame d'Alby.) u U6 d'aibv- Que faites- vous?

diane. Ce sont vos entants qui vous demandent votre bénédiction, ma mère.

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