‹ Le chateau des Tilleuls drame en cinq actesChapitre 35 sur 48 · SCENE n · texte numérisé non relu

SCENE n

DIANE. RAPHAËL, ANDRÉ, PAUL, enfant J, riz an* * [Raphaël a un -costume de fantaisie , moitié citadin . moitié pécheur. Son regard et ta roizoRf perdu leur caractère étrange. Il entre en tenant son fils parla main.)

rapuakl. Bonjour, chère amie. (Il embrasse Diane.)

Paul. Bonjour, petite mère.

diane. Bonjour, docteur... d'où venez-vmi sitôt?

RAPHtKi.. Nous venons de pêcher des dorsdn «tans notre beau golfe de Naples... le golfe le plus merveilleux que je connaisse... (rtanl) et le plus apéritif; car il m’a ouveol l'appétit a deux battants... Allons, à table!

andré. Nous n'attendons pas madame d’Aubrée* raphael. C’est juste.

diane. Non. elle dort, et j'ai donné ordre qu'on ne le réveillât pas. (CM sr met à table.)

diane. Cette bonne Juliette! faire quatre eeols lieues pour nous revoir! (Bas au docteur André, désignant Raphaël.) Dites donc, docteur, quand Juliette saura... (Raphaël relève la tête.)

André, rite. Quoi de nouveau à Paris?...

radium.. Pas grand'chose. . Il parait qu'il y a beaucoup de fous cette année. (Diane tressaille.) Quelle affreuse chose que la foUe! Est-ce qn oa en guérit, docteur?

andré. Parfaitement.

raphapl. C'est égal, c’est la maladie que je redouterais le plus.

André. Vous n 'en avez pas le» symptômes, Die» merci.

Raphaël, riant. Je crois bien!... (JJ reprend son journal. — André rassure du geste Diane qui est taule tremblante. — L'enfant quitte la table fl ru , à la fenêtre. Raphaël, à part .1 Que vois-je. (Lisant à voix basse.) « Le sieur Robert DelaroAe. condamné pour faux à dix ans de réclusion, est parvenu à s'évader de prison ; on est à sa poursuite. »

diani. Qu’ai-tu donc, mon ami?

rapuael. Rien, c'est la suite de ce fameux pro-

I * Raphaël, Diane, Paul, André.

eès criminel... {Apercevant Paul qui t'est approché de ta fenêtre de gauche.) Grand Dieu!...

andké. Qu’avez-vous?

Hti'HAKi . d'une rots oppressée. Mon fils?... U! au bord do ce précipice... {Il fait un pat.)

DUMB. Ciel!...

andré, l'arrêtant, l’ai de bruit 1 (Appelant doucement.) Paul! vieil», mon enfanl.

Ml'L. Me voilà!... (.1 Raphaël.) Oh! connue lu es pâle...

IUFRABI, le prenant dans set bras. Oui, j'ai eu bicu peur... mais c'est passé !... (Il l'embrasse.) Tu ne t'approcheras plus de ce balcon, tant qu'on n 'aura pas recuis la balustrade, n'est ce pas, mon enfant?

Paul. Non, papa.

RtriiAsi... Baptiste, vous irei de nouveau ebci l'architecte.

ba priant. Il doit venir celte après-midi, mon* sieur.

rapiiarl. C’est bien... en attendant, fermer cette fenêtre. ( Baptiste oMîf.)

andrÉ. Eh bien! êtes-vous remis?

r cru » ki., s'e»My<int U front. Oui, docteur; nuis, je le sens la, si je perdais cet enfant, j'en mourrais voyez-vous. Depuis ce jour maudit, où, dans la foule, à Naples, j'ai cru un instant qu'on me l'avait < nlevé, je vis dans des croiulea perpétuelles...

and a k. Allons, laiisonslâ tes vilaines pensées... c'est l'heure de votre leçon, maître Paul... Quand vous voudrez?

MOL Tout de suite, docteur.

ma.ni. Va étudier, mon enfant.

ANDRÉ. Etes-vous des mitres. Raphaël?

lu pii a rl. Toujours! [Il embrasse sa femme, prend son fils par la main et sort par la droite, suivi du Docte u»)

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