SCÈNE IV
Les Mêmes, OSCAR.”
oscar, entrant bruyamment. Ah! msdsme, si vous saviez !... (Apercevant Diane.) Madame la comlc»sc ! permettez -moi de vous embrasser.
Diane, riant. C'est inutile.
oscar, à part. Elle me craint, (/faut.) L’aventurc la plus singulière. (A Diane.) J'éprouve d'abord le besoin de vous déclarer que vous o'étes pas changée du tout!...
* Juliette, Diane,
** Juliette, Oscar, Diana.
Juliette. Ah (à, en Bnirez-vous?,..
oscar. M’y voici,.. Figurez-vous qu'à l’entrée du village... au coin de la rue... son nom m'échappe... enlin, c'est la première à gauche, en venanlde Naples ..au coin de cette rue, à gauche, savez-vous qui je viens de rencontrer? je "vous le donne en mille... Au fait, j’aime mieux vous le dire, vou» ne ne devineriez pas... monsieur Delàroche!...
DUNE et JULIETTE Monsieur Delarocbe !...
oscar. Ou plulAl son ombre, sa photographie, quelqu’un enOo qui lui ressemble h s'y méprendre. Diane. Mais ètcs-vuus bien sûr ?
oscar. Que ce n’rst pas lui ? Parbleu 1...
croyant que c'était mon homme, je l'ai aporlé... • Oscar de Beauprrtuin, » lui di»-je en italien. Osrarde Beaupertui*?. * répond cet étranger avec étonnement.— Gomment ! vous ne me rcConnuùseï pa» ? — Non. monsieur. — N 'êtes-vous pa« monsieur Delaroihe? — Monsieur, je m'appelle Jncopo Salviati... Là dessus, il m'a tourne Ica talons; ce qui m'a prouvé que re n'était pas lui. A propos t... savez-vous l'histoire qui m'est arrivée avec lai, il y a cinq ou six ans ?
Juliette. Quelle histoire ?
oscar. Ah ! elle est bien bonne, allez : vous nouiirappelez peut être, qu'aux Tilleuls, le jourdo l'interrogatoire, il avait donné a entendre que j'étais un imbécile.
Juliette. C'est vrai.
oücar, se récriant. Comment, c’est vrai!
Juliette. C'est vrai., qu’il l'a donné à entendre, ose ab. J'ai pris une fameuse revanche, ai Ici ! Figurez-vous qu’un jour, à Paris, je le rencontre a T< rtoni ?... élait-ce à Tortoni ?... oui, c'était à Tortoni. Par la sambleu ! lui dis-je, l'an dernier, vous vous égayâtes fort à me» dépens, au sujet du comte Raphaël ; eh bien, mon cher monsieur, grand tort vous eûtes... car, de même que j'ai pris un pauvre fou pour un homme semé, de même vous avez pris pour un Mirabeau un simple somnambule... Là dessus, je lui ai raconté le coup de Jarnae du docteur... et je l'ai laissé pétrifié!...
dune. Quoi I vous lui avez dit?...
oscar. Oh ! vous étiez déjà en Suisse et mariée, il n’y avait donc pins de danger... mais comment va-t-il, ce pauvre Raphaël?
diane. Je crois que vous le trouverez un peu changé.
Baptiste, rentrant. Les bagages de madame d'Aubrée viennent d'arriver.
Juliette. C'est bien, je vais les recevoir.
dianr. Je vaisavec toi... Vous permettez, monsieur?
oscar. Comment donc ! (Diane et Juliette sortent parle fond à gauche.)