‹ Le chateau des Tilleuls drame en cinq actesChapitre 5 sur 48 · DIANE, JULIETTE. M*« DE NEUVILLE, M. DF · texte numérisé non relu

DIANE, JULIETTE. M*« DE NEUVILLE, M. DF

LA BOCHE, put* OSCAR. (On te salue.)

u at de neuville, à Diane. Madame..:

DIANE, fui rendant ton salut très-lroidsment. Madame...

Juliette, à lf m ' de Neuville. C’est bien aimable à vous, madame, de m’avoir fait savoir voue pré; sence a Pari» et d'avoir bien voulu voua rendre a mou imitation.

u*" ua neuville. C>At moi, madame, quisuis heureuse et confuse de l’honneur que vous marc» fait .. car je vais me trouver fort empêchée dan» un Mlnn i-omme If une pt»n pnnimlc comme moi.

Juliette. La grâce et l'esprit ne sont dépaysés nulle part, madame.

m** de neuville, i'ofuanf. Madame... (A part.) Elle est mieux que je ne croyais. ( Elle remonte dans le deuxième salon. |

Juliette, à Delaroche. J'ai à vous remercier

* Diane, M“« da NourilLa, Juliette* Dalaroehe, puis Oscar.

•ussi, monsieur betaroctie; ear Diane m'a dit que vous aviez pris le munde eo grippe.

c fla hoche. Autre temps, autre mœurs, ma dame.

Juliette. On n’a jamais Je droit d'étre égoïste, monsieur, (Bar à Diane.) Ouf! [Dtlaroçht tincli ne. Oscdr entre par la droite ) Eh bien! moniteur de Beaupertut»? (Oscar exprime par tignet qu'il n’ose pat parler.)

Juliette, riant. Je vous rends la parole.

usc*s. f.« cartes sont battues, madame: Il en a neuf cent trenle-sii.

sut istt». C’est très-bien. Qu'avex-vous fait de mon mari ?

(ils t r. Il fait un whisl... A trois morts, pour mettre le jeu en train.

Juliette. Ob l s'il est déjà attablé j'en puis taire mon deuil pour toute la soirée.

•*** t*i atUviLis, fai eit remontée depuis quelquet instants et a fait quelques pas dam le deuxième sahn.* Recevez mrs mm pli menu, madame; on ne peut faire un pas chez vous sans se heurter a quelque illustration.

Juliette. Ob! ce sont lé des personnes quel 1 .... voit partout. Mais j’en attends une qui ne se prodigue pas, je vous le jure, et qui doit faire sensation.

oscar. L'oncle TotnT Juliette. Le comte Raphaël d'Aiby.

oscar. Dali?

Diana. Quel eat ce comte Raphaël?

Juliette. Comment! tu ne sais même pas son W»m ? Mais on ne parle que de lui. mn chère.

delahociie. Le fait est que, depuis mon retour, j entends citer à tout propos son élégance, sa grâce a manier un cheval ; sa force à l'épée, au pistolet...

oscaa. Je le erois bien!.,. Il n*a pas son rival à Franconi. Pour ce qui est de l'escrime, il m'a désarmé trois fois, moi, que Grisier ne renarde jsmais sans un sourire... d'orgueil, Quant ai pistolet, il y est d'une force indécente. Ce n'esi plus de l'adresse, c’est du Bosco, du Robert-Boudin. Il tue un moucheron à... cinq cents pas. delà rociib, riant. A cinq cents pat?

oscar. Oui, monsieur.

DBiAROciiB. Avec un pisloletT oscar. Un simple pistolet.

nu.ARor.iiK. Vous m'étoouez.

oscar. Ça ne m'étonne pas.

il' u ar te. Mais tout cela n’est rien... Il faut le voir! line distinction suprême... des yeui d'une douceur, d’une mélancolie!... Enfin, le fruntd'un poète et la tournure d'un marquis !...

H a ’DC SKI VILLE- JoigUCZ à ttU qu'otl 06 le TOil nulle part.

oscar. Comment nulle part? mois on le voit partout, au contraire! au bois, aux courses, aux concerts, à l'Opéra... enfin, partout.

»“• DE 71 kl ville. Excepté dans le monde.

Juliette. On le dit très-timide.

u“* de neuville. C'esl donc pour cela que sa toère ne le quitte pas plus que son ombre; il est pourtant d'àge A marcher tout seul.

Juliette. C'est un bon fils.

*•“' t>s neuville. El un grand voyageur.

Juliette. En effet ; il n'est de retour A Paris que depuis quelques mois.

de neuville. Un homme qui’ a tant vu, doit avoir beaucoup A raconter ; et l'on dit qu'il *e parle jamais.

dianb. C’est souvent une vertu.

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