‹ Le chateau: le parc; et les grandes laux de VersaillesChapitre 8 sur 13 · I.a Chapelle (t · texte numérisé non relu

I.a Chapelle (t

Il y a eu successivement trois chapelles dans le palais : la première élevée sous Louis XIII; la seconde bâtie sous Louis XIV, et qui était à la place oîi se trouve aujourd'hui le salon d'Hercule ; enfin la chapelle actuelle , qui , commencée en 1699, ne fut achevée qu'en 1710.

Louis XIV assistait tous les jours à la messe; il n'y manqua, dit Saint-Simon, qu'une fois dans sa vie, à l'armée, un jour de grande marche. Il voulait qu'autour de lui chacun imitât sa piété. Les courtisans n'y manquaient point , comme on peut le croire , et Saint-Simon nous a conservé l'histoire d'un bon tour que joua aux dévotes de cour Brissac, major des gardes du corps. « C'était un homme droit, qui ne pouvait souffrir le faux. Il voyait avec impatience toutes les tribunes bordées de dames l'hiver au salut, les jeudis et les dimanches, où le roi ne manquait guère d'assister, et presq\ie aucune ne s'y trouvait quand on savait de bonne heure q\^\ n'y viendrait pas; et, sous prétexte de lire dans leurs Heures, elles avaient toutes de petites bou-

gies devant elles pour les faire connaître et remarquer. Un soir que le roi devait aller au salut , tous les gardes postés

Intérieur de la chapelle.

et toutes les dames placées , arrive le major qui, paraissant à la tribune vide du roi , lève son bâton et crie tout haut : «» Gardes du roi, retirez-vous, rentrez dans vos salles, le « roi ne viendra pas. » Aussitôt les gardes obéissent; murmures tout bas entre les femmes : les petites bougies s*étei-

4â VERSAILLES.

gnent, et les voilà toutes parties, excepté la duchesse de Guiche , Mme de Dangeau , et une ou deux autres qui demeurèrent. Brissac avait posté des brigadiers aux débouchés de la chapelle pour arrêter les gardes, et qui les firent reprendre leurs postes sitôt que les dames furent assez loin pour ne pouvoir pas s'en douter. Là-dessus arrive le roi , qui , bien étonné de ne point voir de dames remplir les tribunes , demande par quelle aventure il n'y avait personne. Au sortir du salut, Brissac lui conta ce qu'il avait fait, non sans s'espacer sur la piété des dames de la cour. Le roi en rit beaucoup, et tout ce qui l'accompagnait. L'histoire s'en répandit incontinent après; toutes ces femmes auraient voulu l'étrangler. »

Cette chapelle , si richement parée, ornée de statues et de bas-reliefs, est dans l'état où l'a laissée Louis XVI en quittant Versailles; on peut remarquer, comme une singularité, que la Révolution l'a respectée. Lors de la restauration du château, sous Louis-Philippe , on n'a eu qu'à rétablir quelques dorures : on a mis en outre des deux côtés du maître autel les statues de Louis XIII et de Louis XIV, plaçant la France sous la protection de la Vierge.

Deuxième galerie des Statues (99).

On entre dans cette galerie, placée au premier étage, audessus de celle que nous avons déjà visitée au rez-de-chaussée. Elle contient la suite des bustes et statues des rois et des hommes illustres jusqu'à Louis XVI. C'est dans cette galerie que se trouve la statue de Jeanne d'Arc, sculpée par la princesse Marie d'Orléans, fille de Louis-Philippe, née en 1813, mariée au prince de Wurtemberg, morte à vingt-six ans. Au milieu de cette galerie se trouve l'entrée de la galerie de Constantine.

Les cinq salles dont cette galerie se compose sont surtout consacrées à la gloire de Tarmée d'Afrique. Ces tableaux, fort considérables au moins par leur grandeur matérielle , et curieux par les lieux qu'ils représentent, sont l'œuvre de M. H. Vernet. Des dessins , placés sous chaque cadre, indiquent les portraits des personnages importants qui jouent un rôle dans ces drames militaires. Outre les princes d'Orléans , celui qui figure le plus souvent dans ces glorieuses rencontres , c'est le brillant colonel des zouaves , aujourd'hui général , Lamoricière.

Ces salles, qui offrent encore beaucoup de places vides et qui attendent pour les remplir de nouveaux exploits , renferment quelques tableaux remarquables : la Fête de la fédération en 1790, par M. Couder; le 18 brumaire, par M. Bouchot; la Bataille d'Ivry, par M. Steuben; Louis XVIII donnant la Charte, par M. Vinchon; le Serment du jeu de Pau7ne, par M. Couder. Il faut avouer cependant que ces événements , si importants qu'ils soient, semblent avoir peu de rapport avec les faits d'armes des Lamoricière , des Bedeau , des Cavaignac et des Changarnier.

On voit aussi , dans cette galerie , la prise du bastion n° 8, par l'armée française, sous la conduite du général Oudinot.

Après avoir quitté la galerie de Constantine, on rentre dans la galerie des statues , au bout de laquelle se trouve un vaste escalier conduisant à l'attique du nord.

Attlqve du nord (141 à Iftl).

Le second étage de l'aile du nord comprend une partie de la vaste collection de portraits réunis dans les galeries de Versailles. Ces portraits sont ceux de personnages célèbres , depuis le xii' siècle jusqu'au xviii*. Plusieurs d'entre eux

sont étrangers à la France, tels que Dante, Pétrarque, I chancelier d'Angleterre, Thomas Morus; TËspagnol sain Ignace de Loyola, fondateur de Tordre des jésuites; le do minicain Savonarole, l'héroïque tribun de Florence ; Michel Ange et Raphaël, etc. Sans doute, en faisant cette exceptio en faveur des poètes et des artistes étrangers, on a pens que le génie des arts et des lettres était cosmopolite, et qu'i avait partout droit de nationalité.

Un assez grand nombre de ces portraits sont originaux et plusieurs joignent une véritable valeur artistique à Tinté rêt historique qui s'attache à Timage des grands homme des temps passés. Quelques-uns sont fort anciens , entre au très le portrait de saint Louis de Sicile, riche peinture re haussée d'or, et qui date du commencement du xiu* siècle les portraits de la famille de Juvénal des Ursins, une de œuvres les plus anciennes de la» peinture française , et qui ; dû être exécutée sous Charles VII; un tableau i^eprésentan le parlement de Bourgogne , sous Charles le Téméraire.

A Textrémité nord de la galerie se trouve la galerie did des Académiciens. Un assez grand nombre des personnage qui y figurent n'ont pourtant pas été de TAcadémie, et quel ques-uns, célèbres en leur temps, n'ont pas conservé un grande illustration. Cette collection n'en présente pas moini beaucoup d'intérétpour Thomme de lettres et pour Thistorien On remarquera, parmi ces portraits, celui de Voltaire i vingt-quatre ans, peint par Largillière. L'expression aima ble et vive de sa physionomie , à cette époque , n'est pas celii que prit plus tard la figure du terrible railleur, et que Josepl de Maistre a décrite avec une verve si haineuse dans sei Soirées de Saint-Pétersbourg.

On a joint à cette collection de portraits une collection pré cieuse des médailles françaises.

On redescend de Tattique du nord dans la galerie de ta^ bleaux du premier étage.

Deuxième galerie de mistolre de Vraiiee (VV à S«).

Ces salles renferment les principales scènes de notre hisire, depuis 1797 jusqu'à nos jours, c'est-à-dire les camignes du général Bonaparte, et ensuite de l'Empereur, isqu'en 1815; puis les événements les plus importants •rivés depuis 1815 jusqu'en 1836, et dont quelques-uns, il tut en convenir, n'auront pas pour l'histoire une très-grande gnifîcalion.

Un tableau de Gros , une Revue de la garde royale par harles X; le Sacre du même roi , par Gérard ; la Prise du rocadero , par M. Delaroche, se trouvent dans cette galerie, ui contient aussi plusieurs ouvrages de MM. Bellangé, l. Vernet, Eugène Lamy, etc.

* Baleii d'Hercttle (•!]•

La galerie précédente nous ramène au vestibule de la chaelle : c'est là que se trouve l'entrée des grands appartelents de Louis XIV.

La première pièce qui se présente est le salon d'Hercule.

C'est dans cette pièce que se trouvait la chapelle du hâteau , avant la construction de celle qui existe aujour- 'hui.

Cette salle, comme les suivantes, a reçu son nom de la livinité mythologique dont la figure tient le premier rang [ans les peintures des plafonds.

Le plafond de celle-ci représente l'apothéose d'Hercule , ►einte par Lemoine, sous Louis XV, pendant le ministère du ardinal Hercule de Fleury. Ce prince de l'Église, qui n'avait l'Hercule que le nom, était le protecteur de Lemoine, et t'est par une allusion plus ou moins heureuse que ce peintre it choix de ce sujet , en présentant cette allégorie comme fe Triomphe de V Honneur conduit par la Vertu à Vlmmorta-

lité. Il espérait que celte composition lui vaudrait la faveui de Louis XV, et peut-être la position superbe que Le Bru» avait eue à la cour de Louis XIV; mais les temps étaienl changés, et le roi, qui n'avait aucun des goûts élevés de soi^ prédécesseur, oublia le peintre, qui, désespéré, perdit U raison et se tua de neuf coups d*épée.

BalOB de l'Abondanee {99).

Le plafond, peint par Houasse, élève de Le Brun, repré^ sente V A bondanjce récompensant l* étude et V application aua arts. '

On a réuni dans cette pièce plusieurs tableaux de Vandermeulen.

On trouve , à gauche en entrant dans le salon de l'AbonJ dance, une série de salles : la salle de la Vaisselle d'or, qui renferme des gouaches de Van Barenberg, représentatit des costumes et des scènes militaires du temps de Louis XV ; la petite salle des états généraux ; la salle des états gêné" raux^ ainsi nommée des tableaux qu'y a fait placer Louis- Philippe, et qui représentent les principales assemblées de ce genre tenues en France jusqu'aux états généraux de 178D.

Après avoir visité ces salles, on rentre dans le salon de l'Abondance , et de là on passe dans une série de salons que nous allons énumérer.

Salon de Vénas (•S).

On a placé, dans cette salle, le groupe charmant des trois Grâces, de Pradier : du temps de Louis XIV, c'était une statue de Cincinnatus qui figurait à cette même place. Il faut avouer que le groupe de Pradier est plus en harmonie avec la dénomination de cette salle et l^s peintures qui la dédorent.

Salon de Diane (•A).

On a placé dans cette salle , lors de la restauration du château, un beau portrait de Louis XIV par Rigaud, et les bustes de quelques généraux du temps.

Salon de Haro (•&]•

Cette pièce, qui servait, sous Louis XIV, de salle de bal et de concerts, était décorée du tableau de Le Brun : la Famille de Darius, qui se voit aujourd'hui au musée du Louvre.

On y remarque aujourd'hui le Sacre de Louis XIV, à Reims, en 16S4, par Philippe de Champagne, d'après Le Brun, deux tableaux originaux deVandermeulen, et trois copies , dont deux d'après le même peintre , et une d'après Le Brun.

Salon de Mercure (Ml).

Le plafond de cette salle est de Philippe de Champagne , et les dessus de porte sont ornés de deux allégories de Le Sueur, relatives, l'une à la naissance, l'autre au sacre de Louis XIV. On y a placé également cinq tableaux historiques. Quatre sont des copies; le cinquième est de Vandermeulen , et représente le fameux passage du Rhin en 4672, plus fameux par le bruit qu'en firent les poêles et les courtisans qu'il ne fut difficile , si l'on en croit Louis XIV lui-même. Ce prince, dans une lettre écrite le jour même à la reine, déclare qu'on ne trouva guère pour disputer le passage que trois escadrons et quelque infanterie , qui se disposaient à mettre bas les armes^ à condition d'avoir bon quartier, si le jeune duc de Longueville, à moitié ivre , n'eût crié : « Point de quartier, » et n'eût tiré un coup de pistolet sur les ennemis ; ceux-ci , désespérés , firent feu , et valurent aux troupes du roi l'honneur d'avoir quelques hommes tués ou blessés

dans cette action. La cavalerie française avait passé le Qeuve à gué, et Finfanlerie dans des bateaux.

Le roi ne traversa point le fleuve ; on le voit sur le devant du tableau ; il donne ses ordres , et , selon l'expression de Boileau ,

Se plaint de sa grandeur qui Tattache au rivage.

Tréne (•9).

Ce salon, où le trône était placé, et qui était décoré de magnifiques tentures des Gobelins, servait., avant la Révolution, aux réceptions solennelles des ambassadeurs.

Ce fut là qu'il reçut la soumission de ce doge de Gênes, contraint de venir humilier la fierté de sa république, devant la puissance du roi. On sait ce qu'il répondit aux courtisans qui lui demandaient ce qu'il trouvait de plus extraordinaire à Versailles : « C'est de m'y voir. »

Ce fut là que le roi reçut et les ambassadeurs de Siam et ceux du dey d'Alger.

Mais ce fut là aussi, si l'on en croit Saint-Simon et quelques autres historiens, que se joua le dernier acte d'une véritable comédie , inventée par le mmistre Pontchartrain. En 1714, on annonça à Louis XIV que le roi de Perse lui envoyait un ambassadeur : l'orgueil du roi de France, si cruellement éprouvé par les calamités sans nombre qui, depuis plusieurs années, avaient frappé sa vieillesse, se réveilla à cette nouvelle , et pour la réception de l'ambassadeur il déploya un luxe, une magnificence depuis longtemps inconnus à sa cour*. Or, l'ambassadeur n'était qu'un aventurier mis en avant par Pontchartrain. « Celui-ci n'avait rien oublié , dit Saint-Simon , pour flatter le roi , lui faire accroire que cette ambassade ramenait l'apogée de son ancienne gloire, en un mot le jouer impudemment pour lui plaire.

4 . Cette première réception eut Keu dans la grande galerie des Glaces.

LE GHATEAtJ. 49

Personne, déjà, n*en était plus la dupe que ce monarque. » Cette scène se renouvela, à quelques mois d^ là, et peu de jours avant la mort du roi, dans la salle d'Apollon. Louis XIV, qui, depuis longtemps, ne marchait plus, fit un dernier effort pour donner V audience du congé , debout et sans ap^ puiy à ce prétendu ambassadeur de Perse. Ce fut la dernière action publique du roi^ oit Pontchar train trompait si gros^ sièrement sa vanité pour lui faire sa cour.

Le plafond représente Apollon entouré des quatre Saisons ; près du dieu , la figure allégorique de la France avec la devise du grand roi : Nec plnribus impar.

Salon de la «uerre (SS).

Les peintures qui ornent ce salon sont de Le Brun.

Le plafond représente la France , armée de la foudre, et tenant un bouclier sur lequel est l'image de Louis XIV, «pour faire entendre, dit une description du temps, que c'est lui qui la rend victorieuse de ses ennemis ^ » Autour d'elles sont personnifiées les victoires de la première moitié du règne de Louis XIV (avant 1687).

Sur le cintre opposé aux appartements du roi, on a représenté Bellone, sur un char emporté par des chevaux fougueux : elle est précédée de la nébellion , et suivie de la Discorde. Une femme s'enfuit, tenant un enfant dans ses bras. « C'est, dit la description citée plus haut, c'est la Charité, » vertu chrétienne qui semble un peu déplacée dans un sujet mythologique ; mais on aimait alors ces mélanges singuliers.

Dans les trois autres cintres sont représentés les puissances qui s'étaient liguées contre la France : l'Allemagne, la Hollande, l'Espagne, épouvantées des victoires de Louis et fuyant devant ses armes.

4. Degcription faite pour Lotiis XIY par Rainssan, conservateur des médailles, et reproduite par M. Yatout.

«ninde galerie de* «lace* (••)•

Les tableaux dont nous venons de parler, et ceux qui se trouvent dans la magnifique galerie des Glaces , rCont pas eu peu de part^ dit Saint-Simon , à irriter et à ligiter toute l'Europe contre le roi. En effet , dans toutes ces peintures , où le faste naturel à Le Brun s* accordait si bien avec le goût de Louis XIV, chaque nation vaincue pouvait trouver une insulte; chacune devait chercher Toccasion de s'en venger.

Voici les sujets des tableaux :

Premier tableau (au milieu de la voûte) : Le roi prend lui-même la conduite de ses États, 1661 .

Deuxième tableau ( au coté gauche du grand tableau , du côté des fenêtres) : Résolution prise de châtier les Hollandais, 1671.

Troisième tableau ( au côté droit du grand tableau , audessus des fenêtres) : Le roi arme sur terre et sur mer,

Quatrième tableau (au côté gauche du grand tableau, audessus des miroirs) : Le roi donne ses ordres pour attaquer en même temps quatre des^lus fortes places de la Hollande. — Ce tableau , moins allégorique que les autres , représente le roi tenant un conseil de guerre avec le duc d'Orléans , Condé et Turenne.

Cinquième tableau (occupant toute la voûte , comme celui qui est au milieu de la galerie) : Passage du Rhin, 1672. — Celte composition allégorique laisserait k peine deviner quel est le sujet, si l'on n'y découvrait le Rhin, qui, comme dans l'épître de Boileau, appuyé sur son urne penchante y se relève épouvanté de tant d'audace, et laisse d'effroi tomber un gouvernail.

Sixième tableau (au-dessus de l'arcade du salon de la

Guerre) : Ligue de TAUemagne el de l'Espagne avec la Hollande , 4.672. « Ces trois puissances sont représentées par trois femmes derrière lesquelles se tiennent trois Furies , avec des symboles qui les font reconnaître pour les passions qui ont présidé k leur union *. »

Septième tableau (à côté du grand tableau au-dessus des miroirs) : La Franche-Comté conquise pour la seconde fois. — Toujours des allégories, insaisissables pour qui n'en a pas l'explication : les villes de la Franche-Comté sont figurée» par des femmes en pleurs, que Mars présente au roi. On lit dans la description de Rainssan la phrase suivante , qui montre avec quelle facilité l'esprit se pliait alors à ces personnifications mythologiques : « On voit ici le fleuve du Doubs, qui coule à Besançon , et qui arrose une bonne partie de la province : ce fleuve a la surprise et la frayeur peintes sur le visage. »

Huitième tableau (il occupe toute la voûte) : Prise de Gand,1678.

Neuvième tableau (au fond de la galerie , sur la porte du salon de la Paix} : La Hollande accepte la paix imposée par la France J 678.

Outre ces grands tableaux, dix-huit médaillons représentent quelques événements du règne.

Les inscriptions de tous les tableaux qui décorent la grande galerie des Glaces sont attribuées à Racine et à Boileau : c'était à cette occupation et à quelques lectures qu'ils faisaient à Louis XIV que se bornèrent leurs fonctions d'historiographes du roi.

C'est dans cette galerie que Louis XIV donna ses plus belles fêtes et reçut quelques solennelles ambassades, entre autres la prétendue ambassade de Perse , dont nous avons parlé plus haut.

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