Ord. fin, p. 181-184. — Ord. îx, p
2. 12 mars 1619. Le prévôt de Paris, étant au parlement avec le roi, portait un bâton. (Reg. du parlement, 88.)
aux princes du sang, aux pairs de France et à ceux qui parlent au nom du roi.
Le prévôt ou ses lieutenants devaient être, en tout temps, au Châtelet à sept heures du matin, et siéger les mômes jours que le parlement, excepté les jours de Saint-Denis, de Sainte-Catherine, de Saint-Nicolas, de Saint-Germain l'Auxerrois et les vacations d'août et des vendanges. Chaque matin, il devait se faire représenter l'état des prisonniers arrêtés la veille, observer la tenue et propreté des prisons, n'exiger, directement ni indirectement, des sergents ou autres officiers, chapons, or ou argent; enfin il lui était interdit de prendre à son profit les ceintures, joyaux, habits, vêtements ou autres parements, défendus aux fillettes et femmes amoureuses 1 .
Selon l'auteur du grand Coutumier, qui écrivait sous Charles VI, le prévôt de Paris a trois juridictions : une ordinaire, qui est la connaissance du siège du Châtelet, et deux déléguées, qui sont la conservation des privilèges royaux de l'Université et la criée des maisons.
Le prévôt de Paris est chef du Châtelet et y représente le roi au fait de la justice, suivant l'expression du grand Coutumier, ce qui fait qu'il y a un dais toujours subsistant.
Le iour de la feste de Saint- Vincent, a li prevoz et li paagiers à Saint- Germain des Prés, un mui de vin, si redoivent asaier le vin du couvent tout avant et puis ont xij eschaudés et j pour asaier le vin et Une haste de porc, à quelque jour que la feste soit, neis se èle estoit au vendredi 2 .