‹ Le Chātelet de Paris, son organisation, ses priviléges: PrévotsChapitre 83 sur 131 · Anciennes lois françaises, i, XIX^ cage · texte numérisé non relu

Anciennes lois françaises, i, XIX^ cage

3. Il existe aujourd'hui, dans Paris, un corps de 3,600 sergents de Tille pour desservir les vingt arrrondissements ; ce service se fait de la manière suivante :

Quatre commissaires de police par arrondissement, un par quartier, à Texeeption des nouveaux arrondissements, où certains commissaires de police surveillent provisoirement deux quartiers.

Un officier de paix, par arrondissement, commande une brigade de sergents de ville. Les brigades sont, selon la localité, de 100 à 250 hommes.

Il existe, par quartier, un poste de police où viennent se réunir à certaines heures les sergents de ville faisant le service par Ilots. Ce poste est commandé par un sous -brigadier, qui a toujours avec lui des hommes de réserve, pour les besoins urgents. Cette réserve est plus forte dans les postes où il y a des violons, parce qu'il faut conduire chez les commissaires de police les individus arrêtés.

Le tiers des hommes est toujours sur la voie publique, la nuit comme le jour. La nuit, deux hommes se réunissent et parcourent deux Ilots; de sorte que, déduction faite des sous-brigadiers et hommes de réserve, il y a toujours 1,000 sergents de ville en patrouille.

L'officier de paix a ses bureaux daus l'un des quatre postes de l'arrondissement; on rappelle posle central.

Placé sous les ordres du chef de la police municipale, l'officier de paix a sous sa direction trois brigadiers qui l'aident à surveiller l'ensemble du service. Les ordres lui sont transmis par les inspecteurs spéciaux. Il y a quatre inspecteurs spéciaux à chevaj, qui commandent chacun cinq arrondissements.

soldats à cheYal, comprenanl, eu 1782, trente-trois prévôts généraux, cent onze procureurs du roi et greffiers, étaient surtout préposées pour garantir la sûreté des routes , pour observer les troupes en marche dans le pays, surveiller les foires, réunions, empêcher ou réprimer les tumultes, séditions, pour faciliter la circulation des grains.

Les délits étaient réprimés par les prévôts des maréchaux.

La maréchaussée comprenait six divisions, commandées chacune par un inspecteur général.— La première division embrassait les compagnies suivantes: Généralité de Paris, voyages et chasses du roi, Soissonnois, Picardie, Flandre, Hainault. — La seconde division : Champagne, Êvôchés, Alsace, Lorraine, Franche-Comté. — La troisième division : Orléanois, Bourbonnois , Berry, Lyonnois, Bourgogne. — La quatrième division : Touraine, Rouen, Gaen, Alençon, Bretagne. — La cinquième division : Poitou, Limousin, Aunis, Guyenne, Béarn. — La sixième division : Auvergne, Montauban,Daupbiné, Languedoc, Provence, Roussillon, Corse.

^a compagnie de Picardie, commandée par M. Renouard, prévôt général à Amiens, comptait trois lieutenances : Boulogne, Abbeville, Amiens. — A Amiens : le lieutenant était M. Gounion de Saint-Léger; assesseur, M. d'Ëmery ; le procureur du roi, M. Boistel; le greffier, M. Dollée; deux sous-lieutenants à Saint-Quentin, MM. Lefèvre et Asseline ; deux maréchaux des logis à Amiens, Fortin et Dorville; un maréchal des logis à Péronne, Lenoir; les brigadiers Frenet, à Amiens ; Humbert, à Saint-Quentin ; Lemoyne, à Montdidier ; Du-

petit, à Albert; Hangard, à Breteuil; Herbet, au Câtelel; Lefèvre, à Roye.

La compagDie du Soissonnois était commandée par M. le prévôt général de Noirfosse, à Soissons; lieutenant, M. Beffroy, à Soissons; assesseur, M. Carrier, à Soissons; procureur du roi, M. Qiiinquet, à Soissons; grefiBer, M. Blin, à Soissons; deux sous-lieutenants: MM. Beffroy et Léger, à Château-Thierry ; deux maréchaux des logis à Soissons et Villers-Cotterets ; brigadiers : Guyard, à Soissons; Leroux, à Château-Thierry; Muiron, à Montmirail ; Eslevée, à Crespy ; Pierrolin , à Oulchy le Château ; Carron, à Coucy ; Ducarme, à Braiue ; Gagny, à Attichy.

A Laon : M. Capitain, lieutenant; M. de Vismes, assesseur; procureur du roi, M. Lorrin ;greffier, M. Lebrun; sous - lieutenant à Marie, M. Beauvais; brigadiers: MM. Levaque, à Laon; Linguet de la Louvière, à La Fère; Legros, à Guise; Cuvelette, à Marie; Morot, à Hirson ; Laujol de la Page, à Corbeny ; Evrard, à Montcornet; Ozanne, à Liesse.

A Clermont en Beauvoisis : M. Duguey, lieutenant; M. Lhoier, assesseur; M. Bosquillon, procureur du roi; M. Huvey, greffier; sous-lieutenant, M. Petit, à Noyon ; M. Petit, maréchal des logis à Clermont en Beauvoisis, et Aubry du Martray, à Noyon ; brigadiers : Tarlay, à Gournav, et Brouet, à Ham.

Page 1