‹ Le chauffage des voitures de toutes classes sur les chemins de ferChapitre 131 sur 139 · APPAREIL A CIRCULATION D'EAU CHAUDE DANS DES · texte numérisé non relu

APPAREIL A CIRCULATION D'EAU CHAUDE DANS DES

Appareil de 1874, étudié et construit par la Compagnie de l'Est. [Voir Pl.25et26.)

Examen critique dn système à elreulatloB dPean èhande dans des bouillottes fixes (thermo-syphon de la Compagnie de l'Est).

— Ce mode de chauffage présente les avantages suivants :

1*" 11 maintient, sous les pieds des voyageurs, une température constante d'environ 60^

2"* Il élève la température intérieure de la voiture d'enviyon 10*" au-dessus; de la température extérieure. .

3*" Il évite toute ouverture de portières lors du renouvellement des chaufferettes.

Ces conditions résoudraient la question aussi compléta-» ment que possible si elles ne présentaient pas, comme contre-partie, certains inconvénients.

1^ Chaque voiture est munie d'un foyer, A la vérité, ce foyer, de dimensions fort restreintes, est en dehors de la Voiture; il est d'ailleurs alimenté au coke, et on sait que ce combustible, lorsqu'il est répandu à Tétat de morceaux isolés, s'éteint très-rapidement. Il n'en est pas moins incontestable que, si minime que soit le risque d'incendie, il existe, et qu'à ce point de vue spécial un système qui ne comporterait pas de foyer du tout serait supérieur.

2"* Quelque simple qu'il soit, Tappareil à eau chaude demandera des réparations et, pendant tout le temps que celles-ci dureront, la voiture sera paralysée et enlevée au service de l'exploitation.

3* Nous ne parlerons que pour mémoire de la congélation possible des tuyaux. Les essais divers que nous avons tentés pour y remédier, — en introduisant dans Teau des

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substances telles que la glycérine, destinées à relarder le point de congélation, — n'ont donné aucun résultat vraiment susceptible d'entrer dans la pratique journalière. Le seul moyen d'éviter complètement cet inconvénient, ainsi que ceux de l'allumage et de la mise en marche, est d'entretenir les appareils en feu depuis le premier jusqu'au dernier jour de chauffage. La consommation du combustible n'en est que fort peu augmentée comme nous l'avons démontré. C'est d'^Ueurs dans celte hypothèse que nos devis ont été établis, et Ton a vu cependant (page 412) que ce mode de chauffage occupe comme situation économique le second rang, le poêle à part, dans la liste générale que nous avons donnée.

Nous croyons donc que le système à circulation d'eau chaude répond, dans nos cHmats, de la manière la plus satisfaisante aux conditions d*un excellent chauffage, et qu'il importe de l'expérimenter sur une assez grande échelle pour se rendre un compte exact du degré d'importance que pourraient prendre, dans le service journalier de l'exploitation des chemins de fer, les inconvénients que nous venons de signaler.

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