XXX NOTE DU DIRECTEUR
5^ Enfin, chauffage par l'eau chaude circulant dans des appareils fixes^ ou apportée dans des bouillottes mobiles.
Secondement. Des quatre premiers systèmes» aucun ne répond d'une manière complète aux conditions du problème, ou n'est applicable à notre pays. Sans aucun doute et pour ne donner qu'un exemple, les poêles ordinaires chauffent très-bien une grande voiture de 3® classe. Dans toute l'Allemagne on les accepte parfaitement; mais lorsque nous les avons essayés en France, les voyageurs désertaient les voitures qui les contenaient.
Avec l'air chaud, le moindre stationnement donne lieu à . un refroidissement absolu de la voiture.
Quant à la vapeur et aux briquettes, le Rapport donne les renseignements les plus précis sur les obstacles qui s'opposent au choix de l'une ou de l'autre solution.
Reste uniquement l'eau chaude, que recommande d'ailleurs sa merveilleuse capacité calorifique. Mais là se présente une question qui n'est pas encore pour nous complètement et absolument résolue :
Faut-il placer sur chaque voiture un appareil à circulation fondé sur le principe du Ihermo-syphon, chauffer l'eau d'une matière continue, éviter aux gares le travail, aux voyageurs l'ennui du renouvellement des appareils?
Faut-il, au contraire, se contenter de la bouillotte ancienne, en multiplier le nombre et en opérer le renouvellement en cours de route par des installations mécaniques convenables?
DE LA COMPAGNIE DE l/EST. xxxi
Prenant la question à ce point précis, le Conseil d'administration de la compagnie de l'Est a décidé :
1^ Que c'était à l'eau qu'il fallait recourir pour le chauffage des trains ;
T Que les voitures de toutes classes composant les trains dont la durée de parcours excède deux heures seraient désormais chauffées;
3* Que, simultanément, on mettrait en œuvre les deux modes d'emploi de l'eau chaude, c'est-à-dire que l'on construirait un certain nombre d'appareils fixes à circulation (thermo-syphon), et que Ton expérimenterait les procédés assurant le renouvellement rapide de l'eau chaude dans les bouillottes ;
4** Enfin, que le Rapport présenté par M. Regray, — qui contient d'ailleurs un grand nombre de faits absolument nouveaux et de documents inédits recueillis à grand'peine à l'étranger, — serait publié aux frais de la Compagnie.
Votées par le Conseil d'administration dans sa séance du 14 juin 1876, ces conclusions reçoivent en ce moment même la solution que chacune d'elles comporte : Nos ateliers fabriquent les appareils nécessaires, les installations relatives au réchauffage mécanique s'exécutent, et la présente Publication montre l'intérêt que nous avons tous attaché à ce grand problème.
Le Directeur de la Compagnie des chemins de fer de l'Est,