‹ Le chauffage des voitures de toutes classes sur les chemins de ferChapitre 46 sur 139 · XI · texte numérisé non relu

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iOO CHAUFFAGES EN AUTRICHE.

Dépenses d'inslallatloB des appareils. — Le prix de revient de ce poêle est de 246', cette somme comprenant les frais d'installation dans une voiture.

Dépense du ehaufTaf^e. — On évalue à 0',037 la dépense de houille par voiture et par heure.

AdeptioB du poêle Diaiieek. — Dans les*expériences faites comparativement, le poêle Blazicek a donné de meilleurs résultats que celui de Maûch et Brock ; aussi la Société du Sud de l'Autriche paraît-elle décidée à l'adopter pour les nouvelles applications.

Poêles alimentés par des eombustlbles agglomérés. —

Les poêles installés dans les voitures spéciales et dans celles du train impérial sont à tirage renversé et se chargent de l'extérieur de la voiture.

On y brûle des briquettes en nombre plus ou moins considérable, suivant le degré de chaleur que l'on veut obtenir.

et Cet appareil semble le plus perfectionné, mais il est « aussi le plus coûteux et ne convient que dans des cas « spéciaux. »

Appareil à air ehand Thamm et Rothmaller. — Le chauffage à air chaud de Thamm et RothmùUer a été appliqué, comme essai, sur une voiture de V^ classe.

En principe, ce système consiste à envoyer dans la voiture de l'air chauffé au contact des parois d'un foyer placé sous le véhicule, et à prendre cet air en partie dans la voiture même et en partie dans l'atmosphère.

Le foyer (fig. 3 à 5 de la planche n' 12) est un cylindre horizontal en tôle fermé à Tune de ses extrémités par une

porte, et terminé à l'autre par un fond plein d'où part la cheminée qui débouche sous la voiture et est munie d'un aspirateur.

Ce cylindre est ouvert à sa partie inférieure et communique avec un cendrier rectangulaire dont les deux faces verticales, que le vent frappe pendant la marche, sont percées d'ouvertures pour i'inlroduction de l'air nécessaire à la combustion.

Devant ces ouvertures coulissent des registres qui permettent de régler le tirage.

Avant le départ, il faut ouvrir le legistre placé vers la machine et fermer celui qui se trouve du côté opposé.

Le foyer est disposé sous le châssis et transversalement à la voiture. On y introduit le combustible renfermé dans un tambour formé de barres de fer avec fonds fermés par des grilles dont l'une est mobile.

Deux écrans superposés, en tôle, entourent le dessus et les faces latérales du foyer.

De la partie supérieure de l'enveloppe extérieure partent des conduites inclinées en tôle, qui amènent l'air chaud dans les compartiments des bouts de la voiture. Ces conduites débouchent à quelques centimètres au-dessus du plancher.

Le châssis du véhicule est protégé contre le rayonnement du foyer par un écran formé d'une couche de terre réfractaire contenue entre deux tôles.

L'air, puisé dans l'atmosphère par de doubles manches à vent, est conduit au moyen d'un tuyau perforé entre les enveloppes du foyer et cet écran horizontal, et pénètre dans le compartiment du milieu de la voiture par les ouvertures ménagées à cet effet dans le plancher.

Tout cet ensemble est contenu dans une caisse en bois qui protège l'appareil contre le refroidissement et sert en

même temps de conduite pour amener au contact du ^oyer de Fair froid pris dans la voiture.

Cet air s'introduit dans la caisse par des ouvertures pratiquées dans le plancher, sous les sièges des compartiments des bouts, est aspiré vers le foyer et pénètre entre les enveloppes du foyer par l'intervalle ménagé entre celles^ ci et le fond de l'appareil.

Pour que l'appareil fonctionne bien, le coffrage doit être parfaitement étanche.

Wentiiaienrs. — Des ventilateurs (fig. 7 et 8 de la planche n** 12) adaptés sur le pavillon servent à renouveler l'air et à régler la température. — On fait varier l'effet de ces ventilateurs par les papillons circulaires dontils sont munis.

Combustible employé. — Dans le tambour de cet appareil on charge un mélange de parties égales de coke et de charbon de bois. Ces deux combustibles doivent être trèssecs ; il faut choisir un coke s'allumant facilement, en morceaux de la grosseur d'une noix, et un charbon de bois dur cassé à la grosseur d'un œuf. Si le temps est froid, si le coke est de médiocre qualité et que la durée de la charge de combustible doive être prolongée, on peut ajouter un dixième environ de briquettes de charbon de bois aggloméré cassées en petits morceaux.

an ehanffai^e. — L'allumage doit se faire d'ordinaire au moins une heure avant le départ du train, et de trois à quatre heures avant par des froids rigoureux. Pour y procéder, le tambour est rempU du mélange indiqué, au-dessus duquel on place des charbons de bois bien allumés; et, le couvercle fermé, on laisse le tambour debout, exposé à l'air pendant quelques minutes, jusqu'à ce que

toute la couche supérieure soit bien enflammée. Alors seulement le tambour est mis dans le foyer.

Pour chauffer rapidement les voitures, on ferme toutes les ouvertures, portières, fenêtres et ventilateurs,

En marche, les ventilateurs à coulisses placés au haut des portières doivent être tenus fermés, les expériences ayan t démontre que la rentrée de Tair froid à travers ces ouvertures arrête la sortie de Tair chaud parles bouches de chaleur.

Durée ée la eombutUn. ^ Pendant les essais, la durée de la combustion d'une charge de 11*^ de combustible que contient le tambour a été de huit heures en moyenne. Ce même chargement dure quelquefois de dix à douze heures.

Résiiiuto eaieriiqneB. — On a expérimenté un appareil RothmûUer et Thamm, monté sur une voiture de 1" classe comportant deux compartiments au milieu et deux coupés à ses extrémités (fig. 1 et 2 de la planche n" 12) (1).

Par une température extérieure moyenne de 0", on a obtenu en marche un effet utile de -f- 13^22.

Les thermomètres placés sur le plancher indiquaient 1**,3 de plus que ceux suspendus aux filets.

Pendant ces essais les températures n'étaient observées que dans le coupé placé en avant de la voiture et dans le compartiment qui le suivait, parce qu'il avait été préalablement reconnu que la chaleur se répartissait également vers les deux extrémités du véhicule.

On se servait de cinq thermomètres disposés dans la voiture conformément aux croquis ci-dessous :

(1) Les principales dimensions de cette voiture sont les suivantes : Longueur intérieure, 6",880 ; largeur intérieure, 2",300 ; hauteur intérieure, 1",940; surface du plancher, 15»2,50; surface du plafond, 15",70; surface des parois latérales, 2ô'",30; surface vitrée, 7"',60.

Les thermomètres a el b étaient placés dans le coupé, l'un (a) en dessous du filet et l'autre (A) sur le plancher. Dans le compartiment, les deux thermomètres c et e étaient disposés de même, et, de plus, le thermomètre d était suspendu contre une des fenêtres latérales. — Les quatre thermomètres a, b, c el e se trouvaient dans le plan médian de la voiture (1).

CoMMHÉOMticB dn «•■ibuiible. — On a Constaté une consommation moyenne de combustible de l'*,860 par appareil et par heure de marche.

Tablcan dea expérieMces. — Nous reproduisons cî-après le tableau des essais tel qu'il nous a été communiqué :

(1) [l nous semble que les thermomètres inférieurs se Irouvaienl, dans ces conditions, placés bien près des bouches de clialeur, el que les thermométrea suspendus aux fllets étaient dans le courant d'air chaud déterminé par le ventilateur.

il!

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