CHEMINS DE FER DU SUD DE L'AUTRICHE
Longiiaor des Ufn^es : 2»S20 kilom. — Nombre des voilures à voyageurs : 1,207.
Actuellement la Compagnie des chemins de fer du Sud de rAulriche chauffe ses voitures de 1" et de 2* classe au moyen de chaufferettes à eau chaude ordinaires, et ses voitures de 3* et de 4® classe par des poêles. Les voitures spéciales et celles du train impérial sont munies de poêles ahmentés par des combustibles agglomérés.
Elle a expérimenté Tappareil à air chaud du système Thamm et Rothmûller.
M. Gollschalk, Ingénieur en chef, à TobUgeance de qui nous devons tous les renseignements qui vont suivre, considère la question du chauffage des trains comme tout à fait résolue au moyen de poêles dans les voitures de 3* et 4* classe, — un seul appareil étant suffisant pour un véhicule entier contenant cinquante voyageurs, — et même
dans les voitures de 2® classe en faisant communiquer les compartiments.
Le chauffage par des poêles lui semble le plus pratique et en même temps le plus économique.
M. Gottschalk pense que pour les voitures de l"" classe on remplacera les bouillottes par un appareil à air chaud dans le genre de celui de Thamm et RothmûUer.
fo CliaiifrereUes à eau chaade. — Lcs chaufferetles à eau;
qui n'offrent d'ailleurs aucune disposition particulière, reviennent chacune à 22',50.
Le prix de revient, par chaufferette en service, est évalué à 8',75, de sorte que la dépense totale de premier établissement s'élève à 25(y par voiture à quatre compartiments, en supposant que son chauffage n'exige que huit chaufferettes.
La dépense de combustible seulement est de 0',15 par voiture à quatre compartiments et par heure.
9« P«éie9 des troisiëmes classes. — Jusqu'à ces derniers temps, on installait dans les voitures de 3® classe des poêles du système Maûch et Brock ; mais les résultats des expériences du dernier hiver feront adopter désormais le poêle breveté du constructeur Blazicek.
P«éle de Maikch et Brock* — Description. — Le poêlc de
Maùch et Brock consiste en une colonne en fonte de 1™,028 de hauteur totale (fig. 4 à 8 de la planche n* 11).
Cette colonne est percée de trois ouvertures latérales superposées : celle du bas sert à l'introduction d'un cendrier en tôle; par l'ouverture du haut du poêle on charge le combustible et on l'allume, et par la porte intermédiaire placée immédiatement au-dessus de la grille on nettoie l'appareil.
, Cette porte est munie d*un regiBtre par lequel Taccès de Tair est réglé : entre elle et le combustible chargé dans le poêle se trouve une grille en fonte à barreaux inclinés qui, tout en laissant passer Tair, empêche que le feu ne chauffe trop fortement la porte, et que des charbons incandescents ne tombent sur le plancher si celle-ci s'ouvre accidentellement en marche.
Deux équerres, serrées par des écrous à oreilles et placées Tune en haut et l'autre en bas de la porte, en assurent la fermeture hermétique avec un loquet ordinaire. L'équerre inférieure maintient en même temps en place le cendrier.
La cheminée s'élève directement au-dessus du poêle et, pour diminuer le tirage, on a disposé, entre l'ouverture et la porte de chargement, une plaque horizontale en fonte soutenue par les saillies de la colonne.
Le poêle est complètement entouré d'une enveloppe en
tôle, avec porte à charnière pour son chargement et son entretien, et il est fermé avec une clef spéciale. — Une seconde enveloppe, placée concentriquement à Tintérieur de la première, entoure toute la partie postérieure du poêle. — La cheminée est également enveloppée dans toute la partie qui se trouve dans la voiture.
L'air s'introduit par l'intervalle existant entre le plancher et le manteau de l'appareil, s'échauffe au contact du poêle et de ses enveloppes, puis, par les trous percés au haut de celles-ci, il s'échappe dans le véhicule.
La cheminée est isolée du pavillon par une couronne faite d'un mélange de terre glaise et de bourre, tassé entre des tôles ; elle est surmontée d'un chapeau mobile que l'on enlève lors des ramonages (fig. 9 de la planche n*" 11), et qui est surtout destiné à empêcher la pluie de s'introduire dans la voiture.
Ce poêle peut contenir 13''* de houille.
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Dans cliacun^ dçs. doisona de. séparation, et immédiatement aitruaasus du plancher, on a pratiqué une c^verture rectangulaire de Orfi&) de hauteur sur 2" de longueur qui permet à là oHaleur de se répandre dans tonte la voiture ; et il faut remarquer ici que tous les compartiments communiquent librement, les dossiers ne s'élevant qu'à l"" audessus du plancher.
Effet utile. — Des expériences faites pendant Thiver 1874^1875, dans des conditions atmosphériques variant de — :8* à -f- 5% ont permis de constater que le poêle Maiich et Brock permet d'obtenir, dans les voitures de 3* classe à cinq compartiments (1), des températures supérieures de 15',432 en moyenne aux températures extérieures.
Les observations ont été faites au moyen de six thermomètres placés dans la voiture comme Tindiquent les croquis ci-dessous :
. (1) Ces voitures ont les dimensions intérieures saivantes i longueur, 6",880 ; largeur, 2«,420 ; hauteur, 1"»,940.
L'étendue de leur surface de refroidissement se décompose comme suit :
Plancher, 15»2,5; Pavillon, i&^fi; Parois latérales, 27-2,6; Vitrage,
Le plancher et le pavillon sont simplesi
Les thermomètres a ei e étaient fixés au-dessous des filets, contre lee deux panneaux de fond de la voiture» et les thermomètres b el f suspendus aux banquettes, en dessous des premiers, de sorte que leurs réservoirs se trouvaient très-près du plancher. Ces quatre premiers thermomètres étaient placés dans t'axe de la voiture, et les deux derniers c et d près du poêle, dans i'ang^e de récran et de la cloison de séparation, l'un (c) en haut et Tautre (d) en bas de celle-ci.
Dans ces conditions, les trois thermomètres supérieurs indiquaient en moyenne i2',3 de plus que les trois autres.
C«HMMdi«il*a 4« eMNbaflilble. — Pendant les expériences, la consommation de houille a été de 0'*,992 eu moyenne par heure.
Vaiiead <iM cx|»^ricBeef. — On nous a communiqué le résumé d'expériences suivant ;
' bëpenses dMiiBlallaliQB des appareils. — Les frais d*achat
d'un poêle et de son installation dans une voiture s'élèvent à 228',65.
Dëpense du chanfrage. — La dépense du couibustible pour le chauffage d'une voiture est évaluée à (7,045 par heure.
Peéie Blailcek. — Le poéle Blazicek n'a été mis en service qu'au commencement de l'hiver 1874-1875.
Il offre cette disposition particulière (fig. 12 et 13 de la planche n" 2) que ses parois latérales consistent «n barreaux verticaux formant une grille cylindrique, ce qui permet à l'air d'affluer librement sur la houille et rend ainsi là combustion assurée et complète.
Pour employer cet appareil au chauffage des voitures, on l'a simplement substitué au poêle de Maûch et Brock dans le manteau en tôle qui enveloppe ce dernier, l'installation restant identiquement la même.
Le poêle Blazicek contient 9"^ de houille.
Expérimenté dans les mêmes conditions que l'appareil Maûch et Brock, il a donné un effet utile moyen de \T^h. — La température de F air avait été de 11'', 7 plus élevée à la hauteur des filets qu'au niveau du plancher.
Consommation de combasiible. — On a trouvé une consommation moyenne de 0*^,825 par heure de chauffage.
Tableau des expériences. — Le résumé d'expériences suivant nous a élé communiqué :
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