‹ Le chauffage des voitures de toutes classes sur les chemins de ferChapitre 48 sur 139 · CHEMINS DE FEK DE L'ETAT-AUTRICHIEN · texte numérisé non relu

CHEMINS DE FEK DE L'ETAT-AUTRICHIEN

Longueur des lignes : i,G5i kilom. — Nombre des voitures à voyageurs : 810.

Après de nombreux essais, la Société des chemins de fer de l'État-Autrichien a adopté provisoirement, pour le chauffage de ses trains, les chaufferettes à eau chaude ordinaires dans les voitures de l"* et de 2* classe, et les poêles dans celles de 3* classe.

M. Polonceau (1), à qui nous devons les renseignements relatifs aux chemins de rÉtat-Aulrichien, étudie, pour les voitures de 1" et 2' classe, un système de poêle placé en dessous du châssis; « mais les divers incendies « occasionnés par les appareils de ce genre ne lui perce mettent pas de se lancer de suite dans des essais sur <( une grande échelle. »

(1) Sous-Directeur de rExploilation, Chef du Service du Matériel et do la Traction.

Poêle àem ▼•itvres de 8« classe. — Comme Celle du Sud

de TAutriche, la Société des chemins de l'Etat a adopté le poêle de Maûch et Brock, et cet appareil « lui parait avoir <c résolu complètement, d'une manière pratique et économi- « que, la question du chauffage des voitures de 3* classe.

a Par suite de la solidité de la construction, de Timpostt sibilité d'ouvrir le poêle sans une clef spéciale, et même, « lorsqu'il est ouvert, de retirer les charbons autrement a que par la porte placée au haut de l'appareil, on n'a pas « à craindre des cas d'incendie déterminés soit par la mal- (( vaillance ou la négligence , soit par des accidents pouce vent entraîner la destruction de la voiture.

cf Ces poêles sont en service depuis trois ou quatre ans a et l'on n'a pas eu un seul incendie.

(c Jusqu'à présent, les deux cent trente et un appareils a montés dans des voitures n'ont donné lieu à aucune (c réclamation. »

DispMiiiQM pariieaiières. — Pour assurcp la ventilation quand toutes les fenêtres sont fermées, on a pratiqué dans le plancher et au-dessous du poêle un trou de 0",050 de diamètre qui assure suffisamment le renouvellement de l'air.

PqMs ée l'appareil. — Le poids total du poéle est de i5S^.

C^andiaite des appareils. — Les appareils doivent être allumés une demi-heure avant le départ du train.

On emploie de la houille choisie avec soin, en morceaux dont la grosseur varie de celle du poing à celle d'une noix, et ne contenant pas de poussier. De la dimension des morceaux dépend la marche du feu.

D'après la durée du trajet, on fait varier comme suit la quantité chargée dans le poêle :

Pourun trajet de 15 à 20^ de durée, on chargé IS^de houille, d^ 12 à 15 d* lO"» d*

d* 8 et au-dessous, 3^ d'

On allume le poêle en faisant au-dessus de la houille un feu de bois et de copeaux.

Avant le départ du train , on règle le clapet d'introduction d'air de la porte inférieure. Une ou deux heures après le charbon est en pleine ignition, et cet état dure jusqu'à ce que la combustion soit complète : un feu bien allumé s'éteint très-rarement.

Entretien. — (c Tous les dix jours il faut ramoner les

« cheminées.

<c A la fin de chaque hiver, tous les poêles sont démonte tés ; on les visite, on les répare et on les emmagasine. Ki Cette méthode a été adoptée malgré les frais de démonte tage et de montage qu'elle entraine, parce qu'elle assure '( le parfait état des appareils pour le commencement de < l'hiver. »

Prix de revient des appareils. — Chaque poêle revient à 117',50.

Frais die réparation. — Les frais de réparation s'élèvent annuellement de 2^50 à 5' par appareil, auxquels il faut ajouter ceux de montage et de démontage dans les voitures; chacune de ces opérations occasionne une dépense de main-d'œuvre d'environ 3',75.

Dépenses du diaufTai^e. — En rapprochant les charges

CHAUFFAGES EN AUTRICHE. i09

de houille de la durée des trajets, on peut évaluer à 0^,800 la consommation de houille par heure de chauiffage, ce qui, au prix de 30' la tonne, donne une dépense de (y024 par voiture et par heure.

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