ET ARRAS
a Allumage à 5 heures 30 du soir.
u Départ de Bruxelles-Nord à 6 heures 17' du soir.
a Arrivée à Paris à 5 heures 30' du matin.
HEURES de
L'OBSCftVA- TIOS
soir GMr 6^85'
Tfc.icy
W.20' 11^25' igh.SO'
5^30' matin
LOCALITES
Bruxelles, nord
— midi (A)
— midi (D) Braine-ie-Comte Mons. . . .
Quiévrain. .
Valenciennes Douai. . .
Arras. . .
Achiet. . .
Longeau .
Creii. . .
Paris. . .
se
ce S
eu »< as «
Cd
degrés
6i/gire
TEMPÉRATURE DES COMPARTLMENTS
APPAIIEIL A1.I1IC!ITK
avec des briquettes .
.No 1
No«
degrés
degrés
No 3
degrés
APPAHEIL
alimenté avec
du
charbon de bois
nitrate
No 4
degrés
No 5
degrés 8.5
a On voit que les résultats obtenus avec les briquettes
c( ont été tout à fait insignifiants^ et qu'avec la braise on u n'a obtenu qu'un effet utile moyen de 9\
a Au départ de Bruxelles on avait mis dans le foyer « 1^,700 de braise et on en dut ajouter 1^* à chacun des ar- (( rets de MonS; Valenciennes, Longeau et Creil. La con- « sommation totale pour le voyage fut donc de 5^,700.
(( Il a été constaté que l'appareil Kiénast ne fonctionne a pas au repos, ce qui empêche de chauffer les voitures « pour le départ des trains.
a Le prix d'installation des deux appareils nécessaires (c par voiture peut être évalué à l,000^
a La braise salpêtrée se vend 43S50 les 100^* en Alle- (( magne, i
ChaofTage |Mir le gai, système Chaamonl. — M. Chau-
mont a imaginé d'employer pour le chauffage des voitures, le gaz, dont on se sert déjà sur certaines lignes de l'État- Belge pour l'éclairage des trains à voyageurs (1). La disposition adoptée consiste [à placer dans le plan-
(i) L'Administration des chemins do fer do l'Étut-Belge fabrique ellemême le gaz en distillant des brais et des huiles. Le gaz, comprimé à 8 atmosphères, est emmagasiné dans deux réservoirs placés dans le fourgon de tète du train. Ces réservoirs ont chacun ln>3^2o0 de capacité, ils sont construits en tôle d*acier de 0>",00'7 d'épaisseur et sont essayés à 10 atmosphères. Un régulateur, placé à la sortie des réservoirs, réduit la pression du gaz à 0",020 d'eau avant son emploi.
La conduite principale de distribution, régnant tout le long du train, est formée, sur chaque véhicule, de tubes en fer de 0">,025 de diamètre^ placés sur le pavillon. Le tube de chaque voiture est muni, a ses extrémités, de robinets d'arrêt, et de tubulures en cuivre destinées à recevoir les raccords des tuyaux en caoutchouc qui relient les unes aux autres les conduites des véhicules successifs. — Une pince à ressort (flg. 12 à 14 de la planche n^ 16) sert à fixer les raccords sur les douilles des conduites, et permet du faire très-promptement les opérations d'attelage et de découplement.
Le fourgon placé ù la queue du train renferme un petit réservoir à
(CHAUFFAGES EN BEIXÎIQUE. lir»
cher, entre les sièges, une boîte métallique contenant deux tubes dans lesquels passent en sens inverse les produits de la combustion d« deux becs de gaz brûlant au dehors du compartiment.
De^erlpiioB de TapiMireii. — Le bec de gaz destiné au chauffage est disposé contre le brancard du châssis et dans Taxe du compartiment; il est placé dans une boîte métallique suspendue sous le brancard de caisse. Une porte à charnière, s'ouvranl sur le devant de celte caisse, sert à allumer le bec ; elle est munie d'un petit carreau placé à la hauteur de la flamme, ce qui permet de constater pendant les arrêts s'il n'y a pas eu d'extinction (fig. 6 à 9 de la planche n** 16).
La flamme du bec de gaz est engagée dans une sorte d'entonnoir se raccordant à un tuyau en cuivre rouge d'un demi-millimètre d'épaisseur, à section ovale (0",065 sur 0",040). Ce tuyau, lorsqu'il a atteint le niveau du plancher, se recourbe horizontalement et gagne l'autre extrémité du compartiment. Après avoir passé dans ce tuyau, les produits de la combustion se dégagent dans Tatmosphère par une cheminée d'appel (de (r,040 de diamètre) placée dans Tangle de la cloison de séparation et de la paroi latérale de la voiture.
L'air nécessaire à la combustion est pris à Tintérieur des compartiments par un tuyau de 0°,025 de diamètre, dont Tun des orifices se trouve sous une banquette et dont l'autre débouche à 0"*,050 en dessous de l'enveloppe du bec.
capacité variable, contenant une réserve de gaz, ce qui assure Téclairage do la seconde moitié du train, dans le cas où des manœuvres obligent à couper celui-ci.
\U\ CHAUFFAGES EN BEL<iIC)lJE.
Un second bec de gaz est disposé de l*autre coté du compartiment symétriquement au premier.
Le tuyau par lequel s'échappent les produits de la combustion est placé à côté du tuyau de chauffe du premier bec, et Tun et l'autre sont renfermés ensemble dans une caisse de OT^lAO de largeur sur 0",062 de hauteur, dont les côtés et le fond sont en tôle mince, tandis que le dessus, légèrement bombé, est en tôle de 0"*,002.
Cet ensemble constitue une chaufferette qui, pour être protégée contre le refroidissement, est enveloppée d'une caisse en bois garnie intérieurement de feutre*
A chaque extrémité de la voiture, un petit tuyau en cuivre part de la conduite générale de distribution, descend le long d'un montant d'angle et amène le gaz aux becs placés d'un même côté de la voiture. Un robinet, disposé sur ce petit tuyau, permet d'intercepter l'arrivée du gaz aux l)ecs.
Réraiiats des essain. — a Les essais faits par la commis- ^ sion^ sur ce système, ont donné des résultats satisfaire sanls.
ce Environ vingt minutes après l'allumage, les tôles des c( chaufferettes prenaient la température d'une chauffe- ( retle à l'eau chaude et conservaient, pendant tout le « temps du voyage, cette même température.
(( La consommation de gaz n'a jamais atteint le chiffre de (c 50 litres par bec et par heure dans les différents voyages (i d'essai. Avec une consommation de 40 litres environ et (( une pression de 0™,020 au bec, la flamme était très-belle Cl et le chauffage suffisant.
« Il s'ensuivrait donc que la dépense de gaz par heure cr pour un train de dix voitures (ce qui constitue sur les a lignes de l'État-Belge la composition moyenne) pourrait
CHAUFFAGES FA* nKÏ.GIQUF. 117
fc êire évaluée à 2',20 environ en comptant le gaz à 0^65 (c le mètre cube. »
Dépenses de ehanffage. — « Lcs dépenses de chauffage '< d'une voiture à quatre compartiments (huit becs) s'élève- <i PÉiienf donc par heure à :
Dépeases d'Inslallatlon des appareils. — « Le COÙt d*ins-
<i lallation des appareils s'élèverait à environ 4000 fr. par f( voiture,
ce Ce prix, très-élevé, provient en grande partie de la X nécessité de transformer les marche-pieds. — Pour les ce voitures neuves, construites en vue de l'application de ce t systèine do chauffage, la dépense serait donc susceptible (c d'une réduction assez notable. »
]!li«jÉvelie dlsp^sllloii pi>a|iosëie par M. Clia«Bi«nt. — Pour
ne pçisavoir àmodifierles voitureé existantes, M. Chaumont propose de placer le ehauffe-pieds en saillie suf le plancher. Une Jèuille de cuivre rouge repUée forme les deux con^ duits traversés par les produits de la combustion; elle est protégée par* uhe tôle de fer de 0™,0015 d'épaisseur. La hauteur totale de ce châuffe-pieds est réduite à O^jOSO et sa longueur à 0**,190; sa face supérieure est légèrement bombée. Dans cette nouvelle disposition, les cheminées d'appel sont supprimées et les produits delà combustion, arrivés à l'extrémité du chauffe-pieds, se dégagent dans r&tmosphère par de petits gyutages qui traversent le plancher. î
;; Le bec de gaz est renfermé dans une caisse en fonte,
. CMiilisire an pétrole.. -: M. Chaumont propose également
de remplacer le bec de gaz par une lampe à l'huile de pétrole. — lia consommation par heure et par lampe serait de0^045•
Dépenses de ehaufTage. — Le prix de Thuilo de pétrolo étant actuellement de 73' les lOO"*, la dépense de combustible pour le chauffage d'une voiture à quatre compartiments serait par heure de :