CHEMINS DE FER DE L'ETAT-BELGE
Indication générale des apiiarells expérimentés, — Actuel*
lement, les voilures de 1"* classe sont seules chauffées par des chaufferettes ordinaires à eau chaude, sur les lignes de TEtat-Belge ; « aucun système n'a été trouvé jusqu'à ce <i jour assez complet, assez pratique, pour s'imposer (c comme application générale (1). »
Les principaux systèmes mis à l'essai sont ceux de MM. Grandjean, Berghausen et Philipps, Grandvallet et Kiénast , enfin celui du chauffage au gaz de M. Chaumont.
La commission chargée d'examiner ces divers appareils,
i\) Opinion de la Direction gpénérale.
CHAUFFAGES EN BELGIQUE. iU
trouvant «t qu'aucun deux ne satisfait suffisamment aux a conditions à remplir, et admettant que chaque voiture ce doit avoir son appareil de chauffage complètement indéc( pendant, étudie de nouveau un appareil à eau chaude, « avec chaudière spéciale placée sur chaque voiture. »
Ne connaissant pas les résultats des essais de ce dernier appareil , nous ne pourrons que résumer les différents rapports de la commission sur les systèmes précédemment expérimentés (1).
Système à «Ir chaud Grandjean. — En 4871, OU essaya
sur une voiture de V^ classe un appareil à air chaud et à chaufferettes construit par M. Grandjean. On obtint sur la surface extérieure des chaufferettes une température de 50 à 70".
On estima qu'avec cet appareil la dépense de chauffage serait sensiblement la même qu*avec les chaufferettes ordinaires à eau chaude et que celle de Tinstallation serait de 300' environ par voiture ; mais l'allumage et Tentrelien offraient certaines difficultés.
M. Grandjean ayant représenté son appareil en 1875, la commission, a tout en reconnaissant que Tinventeur « avait perfectionné son système, conclut au rejet de la € demande d'un nouvel essai, d'autres moyens de chauf- « fage, trouvés préférables, ayant été présentés. »
Appareil à eombiistlbles aggloméréii , système Berghansea
et Philipps. — Le système de MM. Berghausen et Fhilipps a été appliqué à quatre voitures de 2® classe à quatre compartiments, et à quatre voitures de 3* à cinq compartiments.
(i) Nous devons à robligeance de M. Gobert, Directeur du Matériel et de la Traction de l'État-Belge, la communication de ces renseignements.
Les appareils placés entre les sièges pour former chauiïe-pieds étaient semblables à ceux qui sont appliqués par le chemin Rhénan (1), avec cette différence que la plaque métallique du dessus était percée de trous d'échappement d*air sur toute sa surface •
d L'allumage de ces appareils exige beaucoup de temps : (( trois hommes mettent environ une heure pour allumer et 1 placer les cent huit briquettes nécessaires aux trente-six « appareils de quatre voitures.
a Le chauffage des voitures est très-lent ; la chaleur '( dégagée par l'appareil ne devient sensible que trois K heures après l'allumage. A ce moment, la lampéralure (c dans les compartiments est de 3 à 4'' supérieure à la 'c température extérieure, et alors elle se maintient généra- (i lement constante. En oulrC; par suite de l'inégalité de ^ la combustion des briquettes, la chaleur ne se répartit < pas uniformément le long des chauffe-pieds.
a La marche du train est nécessaire pour activer la « combustion ; on a en effet constaté qu'en stationne- ;c ment des thermomètres placés dans les voitures n'in- « diquent aucune augmentation de température.
ce Dans les appareils expérimentés , le nombre des « trous percés dans la plaque supérieure fait que l'air .( s'échappe trop rapidement de la caisse du foyer. »
Appareil a air ehaad, systëme Grandvallet et Kl^nasl.
— On a essayé le système Grandvallet et Kiénast sur une voiture du chemin de fer de Beriin-Magdebourg à cinq compartiments, dont trois étaient chauffés par un appareil et les deux autres par un second appareil .
(1) Appareil dont nous avons reproduit le dessin (iig. 6 ù 8 de la planche n** S).
La construction des deux appareils était la même; mais le premier fut chauffé par des briquettes, tandis que, pour le second, on employa de la braise salpétrée.
Nous reproduirons les résultais obtenus dans une des expériences.